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    Les conclusions du 1er sommet européen d'Emmanuel Macron

    La chancellière allemande Angela Merkel (G) et le président Français Emmanuel Macron(D) donnent une conférence de presse conjointe à l'issue du sommet européen de Bruxelles en Belgique, le 23 juin 2017. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Le rideau est tombé sur le tout premier sommet européen du président français qui s’est achevé hier vendredi 23 juin à Bruxelles. Lors des Sommets, qui réunissent les chefs d'Etat et de gouvernement des vingt-huit pays actuels de l'Union européenne, tout le monde ne rentre pas chez soi totalement satisfait - c'est la vie ; et, à chaque fois, comme hier, certains s'en sortent mieux que d'autres. Qui, cette fois-ci, sont les gagnants et les perdants ?

    de notre correspondant à Bruxelles,

    Incontestablement, qu’on l’adule ou qu’on le redoute, c’est Emmanuel Macron qui est sorti grand gagnant de son premier Sommet européen. Il aura tour-à-tour cimenté l’axe franco-allemand, propulsé la notion d’Europe qui protège, et fait la leçon aux partenaires rétifs à la solidarité en Europe centrale.

    Les Premiers ministres belge, Charles Michel, et luxembourgeois, Xavier Bettel, sont aussi parmi les bien classés, tout comme le chef du gouvernement estonien Jüri Rata, qui assume dès la semaine prochaine la présidence tournante semestrielle du Conseil de l’UE.

    Outre le Hongrois Orbán et la Polonaise Szydlo, c’est évidemment Theresa May la grande perdante.

    L'Europe de la défense refait surface

    Parmi les (très) nombreuses questions à l’ordre du jour des Vingt-huit, il y avait la relance de ce qui était un peu le serpent de mer, c’est-à-dire l’Europe de la Défense. Sous l’impulsion conjointe de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, et de l’Espagne, les vingt-huit chefs d’État et de gouvernement ont adopté en à peine plus de cinq minutes l’embryon d’Union européenne de Sécurité et de Défense, grâce à une disposition incluse dans le Traité de Lisbonne, vieille donc déjà de huit ans, mais restée jusque-là lettre morte.

    Cela fait maintenant plus de deux mois qu’en matière militaire, le tempo s’est soudain accéléré chez les Européens. L’indifférence d’un Trump vis-à-vis de ses alliés, l’agressivité d’un Poutine vis-à-vis de ses voisins, le départ des Britanniques, hostiles à toute intégration militaire de l’UE : en voilà très clairement les raisons immédiates, qui rapprochent d’ailleurs l’UE et l’OTAN. Dans les trois mois, les Européens adopteront une liste de critères, d’engagements, et d’objectifs de capacités à atteindre.

    Les forces armées de pays de l’UE participent déjà à des missions sous mandat international au Sahel, dans l’Océan indien, au Mali, en Somalie, et au Kossovo – mais cela se fait au coup-par-coup et de façon le plus souvent contrainte financièrement. Pour y pourvoir, Jean-Claude Juncker vient de lancer un Fonds européen de Défense, abondé à hauteur d’un milliard et demi d’euros par an dès 2020.

    L’Europe s’est toujours rêvée ouverte, commerçante, pacifique ; cette noble position est désormais intenable, dans une ère marquée par le terrorisme, les cyberattaques, les conflits hybrides, et les campagnes de désinformation.

    Ce n’est pas une course effrénée à l’armement, dit-on ici, mais bien un modeste rééquilibrage. En moyenne, l’UE dépense en équipement 27.000 euros par soldat, alors que les États-Unis mettent 108.000 Euros ; la Russie consacre 5 % de son PIB à la défense, les Européens à peine 1,3 %.

    Les pays d'Europe centrale rappelés à leurs devoirs européens

    Ce qui s’est moins bien passé, en revanche, c’est le rappel à l’ordre des quatre pays d’Europe centrale et orientale : Pologne, Hongrie, République tchèque, et Slovaquie, avec principalement le Président français à la manœuvre…

    Ces quatre pays du groupe dit de Višegrad, n’ont pas spécialement goûté le diagnostic du docteur Macron, qui avait détecté chez eux deux maux préoccupants : d’abord leur manque de solidarité politique et pratique dans la répartition des candidats-réfugiés entre pays-membres de l’UE ; ensuite, leur volonté de faire obstacle à tout resserrement de la Directive sur les travailleurs détachés, directive dont leurs entreprises et leurs ressortissants alimentent les abus et détournements à grande échelle. En filigrane, les quatre capitales d'Europe centrale s’entendent aussi reprocher la propension autoritaire que prennent leurs gouvernements, en particulier en Hongrie et en Pologne.


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