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    Grèce: les poubelles s’empilent dans les rues d’Athènes et d’autres villes

    Les gens passent devant une pile de déchets dans Piraeus, près d'Athènes en Grèce, le 26 juin 2017. REUTERS/Alkis Konstantinidis

    Depuis une semaine, les éboueurs grecs ont cessé de collecter les déchets. Les poubelles s’empilent dans les rues d’Athènes et d’autres villes de Grèce. Pourquoi les éboueurs grecs ont-ils décidé de débrayer ?

    de notre correspondante à Athènes,

    Jeudi dernier, le 22 juin, une manifestation dans le centre d’Athènes a rassemblé environ 5 000 personnes. A l’appel de leur syndicat, les employés municipaux ont décidé de descendre dans la rue pour soutenir leurs collègues éboueurs.

    Un peu plus de 6 000 d’entre eux travailleraient avec des contrats précaires selon les chiffres du ministère de l’Intérieur d'où leur inquiétude alors que ces contrats arrivent à échéance. Lors d’une rencontre avec le syndicat des employés municipaux, le ministre, Panos Skourletis a proposé d’embaucher effectivement 2 500 personnes, mais aussi de renouveler les contrats des autres pour deux mois seulement.

    Le syndicat a refusé, car pour lui cette solution ne respecterait pas le droit. En mai dernier, la Cour des compte a déclaré que le renouvellement des contrats et l’emploi permanent d’employés en contrats courts est inconstitutionnel. Les éboueurs précaires demandent donc à être embauchés définitivement.

    Jeudi, la manifestation a dégénéré alors que des personnes ont essayé d’entrer dans le ministère, puis dans le Parlement où ils ont été repoussés à l’aide de gaz lacrymogènes. Les syndicats ont déclaré vendredi dernier que le mouvement allait se poursuivre jusqu’à jeudi prochain.

    Les poubelles sous les yeux des touristes

    La situation est particulièrement difficile pour la capitale grecque. Ce week-end, à Athènes, les températures ont atteint 35 degrés et le pic de chaleur devrait se poursuivre toute la semaine.

    Dans certains quartiers du centre d’Athènes, les poubelles sont sous les yeux des touristes, ce qui inquiète le maire. Giorgos Kaminis a déclaré que dans ce type de situation, « la capitale paye le prix double, voire triple ». Il s’est désolé des « images désagréables » diffusées dans les médias alors qu’il anticipe « la meilleure saison touristique jamais vécue » par Athènes. Il a demandé aux Athéniens de ne plus sortir leurs poubelles le temps de la grève.

    Mais le maire de la capitale ne s’en prend pas aux éboueurs. Giorgos Kaminis met surtout en cause le gouvernement. Selon son maire adjoint en charge de la gestion des déchets, un agent de propreté sur dix à Athènes est en contrat court.

    La municipalité avait donc cherché des solutions. Dès février, elle avait proposé l’embauche de 400 personnes, mais elle attendait, depuis, le feu vert du ministère de l’Intérieur. Mardi, l’Union centrale des municipalités de Grèce devrait présenter une proposition de loi au ministre en ce sens.

    Décharges illégales

    Ce n’est pas une situation nouvelle. La gestion des déchets reste un problème en Grèce. Le pays a été condamné à plusieurs reprises par la Cour européenne de justice pour sa gestion des déchets. En septembre dernier, elle l’a astreinte à verser une amende de 10 millions d’euros et à payer 30 000 euros par jour de retard pour se mettre aux normes.

    Le pays continue d’enterrer une bonne partie de ses déchets et les décharges illégales restent très nombreuses. Une des revendications des éboueurs illustre bien ce phénomène :  en plus des embauches, ils réclament la création d’une nouvelle décharge à Athènes, car la seule qui existe dans cette capitale de 5 millions d’habitants est surchargée et jugée dangereuse pour la santé publique.

    Mais en Grèce, la crise n’aide pas. Selon une étude du cabinet d’audit Pwc publiée en mars, il manquerait 0,8 milliards d’euros d’investissements jusqu’en 2022 dans le domaine du traitement des déchets.


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