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    Hery Rajaonarimampianina: «Madagascar a besoin de plus de moyens»

    Emmanuel Macron a reçu Hery Rajaonarimampianina, le président malgache, le 28 juin 2017. Reuters/Charles Platiau

    Le président malgache est à Paris. Hery Rajaonarimampianina a été reçu ce mercredi à l’Elysée par Emmanuel Macron. Première rencontre entre le chef d’état français et son homologue. Au menu notamment la coopération entre les deux pays alors que Paris subit de plus en plus la concurrence des pays asiatiques. Mais également les questions sécuritaires et géopolitiques sur les îles Eparses et les attaques contre les Indo-Pakistanais d’origine française, les Karanes. Hery Rajaonarimampianina répond aux questions de Sébastien Nemeth.

    RFI : Quelles sont vos impressions après cette première rencontre et que lui avez-vous dit ?

    Hery Rajaonarimampianina : Il m’a donné une très bonne impression. C’est un président très déterminé qui comprend les réalités, même si c’était la première fois qu’on parlait de Madagascar. Je pense que c’est un président qui connaît bien les dossiers.

    Lundi, lors de la fête nationale, vous avez mis en avant des relations de très longue date avec d’autres pays - la Chine, l’Inde, le Vietnam -, mais vous n’avez pas cité la France. Est-ce que c’était volontaire ?

    Mais non, la France était déjà là. Qui ne le sait pas ? Aujourd’hui pour la reconstruction du pays, Madagascar a besoin de beaucoup plus de moyens, qui pourraient venir de partout. Nous travaillons avec les bailleurs de fonds internationaux depuis très longtemps par exemple, mais j’ai toujours préconisé qu’on puisse approfondir leurs relations avec les investisseurs privés.

    Il y a quand même un changement dans les formes d’intervention au niveau du développement économique. Donc si je n’ai pas cité les autres pays, ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas dans ce paradigme, ils y sont déjà. Donc que l’intérêt de Madagascar pousse son président à trouver les moyens qu’il faut, il n’y a pas d’exclusion, ni d’exclusivité.

    On sait par exemple que la Chine est devenue votre premier partenaire, au détriment de la France. Est-ce qu’il y a une volonté de vous rapprocher davantage de l’Asie et, peut-être, de vous éloigner de la France ?

    Pas du tout, ce n’est pas notre intention, non. Demandez à un des grands pays comme les Etats-Unis par exemple, qui sont les grands investisseurs chez eux ? Ce sont les Asiatiques. Pourquoi des pays comme Madagascar ne pourraient pas avoir cette opportunité. Les capitaux sont partout. Pourquoi pas ne pas ouvrir la porte à tout le monde.

    Il y a un sujet sensible dans la relation franco-malgache, c’est le cas des îles Eparses. Avez-vous évoqué ce sujet avec Emmanuel Macron ?

    Bien sûr. C’est un sujet qui a été mis sur la table pendant la mandature du président Hollande. Donc nous avons décidé de reprendre et d’y accorder vraiment l’importance qu’il faudrait.

    Je rappelle que ce sont des îles gérées par la France. Pourtant les Nations unies ont rappelé à plusieurs reprises qu’elles appartenaient à Madagascar. Il n’y a pas mal d’enjeux, notamment de pêche, au niveau des hydrocarbures. Quel est votre souhait pour la gestion de ces îles ? Est-ce que vous êtes toujours favorables notamment à un système de cogestion peut-être ?

    Il y avait des résolutions prises par les Nations unies en 1979 et en 1980, ce n’est que plus de trente ans après qu’on remet le dossier sur la table alors qu’il n’y a pas grand-chose qui a été fait entre temps. Le plus important, c’est de discuter de ce sujet-là de manière bilatérale. C’est toujours possible, la cogestion. Mais je pense que la question fondamentale qui est derrière, c’est de dire : à qui appartiennent d’abord ces îles ?

    La convention des Nations unies et des droits de la mer a déjà dit que ces îles appartenaient à Madagascar. Pourquoi la France refuse de les rétrocéder. Est-ce qu’il y a, selon vous, un relent de colonialisme là-dedans dans ces décisions ?

    Je pense que ce sont des considérations beaucoup plus juridiques. Ce sont des débats d’experts et de juristes. C’est vrai, Madagascar estime que si on se référait aux résolutions des Nations unies, ces îles appartiennent à Madagascar. La position de la France peut ne pas être nécessairement la même. Donc c’est là où il y a lieu de discuter pour pourvoir des positions idoines.

    Une actualité brûlante en ce moment, c’est le phénomène de la communauté Karane [Indo-Pakistanais d’origine française] dont beaucoup de membres ont été agressés, kidnappés récemment. Est-ce que c’est un sujet de préoccupations chez vous ? Et est-ce que vous en avez parlé avec le chef de l’Etat français ?

    Bien sûr, on en a parlé parce que tout ce qui préoccupe les populations qui vivent à Madagascar, d’où qu’elles viennent, préoccupe le président de la République. Il y a aussi des situations qui font croire que le mobile de ces kidnappings a toujours été le mobile financier. Donc il y a des paiements de rançon. Laissez-moi vous dire que depuis deux semaines, les dispositions que nous avons prises ont donné leurs résultats. On a commencé à démanteler les réseaux de ces kidnappings.

    Est-ce que dans ce dossier une coopération judiciaire, policière avec la France est envisagée et possible ?

    C’est très possible. C’est très envisagé et justement nous étions en train de voir comment on irait beaucoup plus loin dans ce qui se fait déjà, et dans ce qu’on pourrait faire par rapport à ces coopérations d’ordre judiciaire, policière et tout cela.

    Depuis son indépendance, Madagascar subit des crises cycliques politiques. Est-ce que la France a un rôle à jouer dans le règlement de ces crises et quel rôle souhaitez-vous que Paris joue ?

    La résolution d’une crise au niveau d’un pays appartient toujours à ce pays. Mais néanmoins, nous sommes ouverts à toutes les mains tendues. Ces crises sont d’ordre politique, mais il y a aussi des aspects économiques : la pauvreté en soi est déjà une crise, donc la contribution de la France au niveau économique sera, à mon avis, une contribution pour résoudre cette crise.


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