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    A la Une: jeunesse, émancipation et paix

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Ce sont les trois grands thèmes du 29e sommet de l’UA qui s’est ouvert hier à Addis-Abeba. « La jeunesse constitue aujourd’hui 70% de la population africaine. Investir dans cette jeunesse, c’est tout d’abord la rassurer de notre détermination à lui ménager un avenir acceptable, c’est la convaincre que l’Afrique est, et demeurera, son socle et 'sa mamelle nourricière'. C’est par ces termes, rapporte Jeune Afrique, que le président de l’Union africaine, Alpha Condé, a ouvert le sommet. Un sommet qui est aussi celui de la conquête d’une 'nouvelle crédibilité' pour l’organisation. Dans un discours ferme et tourné vers l’avenir, le président de la Commission africaine, Moussa Faki, espère que l’année 2018 sera 'l’année d’un relèvement de l’Union, de son autonomie financière et d’une nouvelle renaissance pour elle'. Moussa Faki qui demande aussi aux chefs d’État africains de rester fixés sur l’objectif de faire taire les armes d’ici 2020 et de parler d’une seule voix. »

    Pour Fraternité Matin en Côte d’Ivoire, le chemin de la paix sur le continent passe par l’instauration d’une vraie démocratie…

    « Très souvent, on oublie que le diable est dans les détails et l’on se lance dans de longues théories pour faire taire les armes en Afrique. C’est vrai, pointe Fraternité Matin, la réforme du secteur de sécurité est un outil indéniable, la création de structures pour lutter contre la prolifération des armes légères est aussi une très bonne chose. Mais, s’interroge donc le quotidien abidjanais, ne faut-il pas commencer par le respect des différences pour qu’on ait un continent pacifié ? Il faut donc renforcer la démocratie dans nos Etats. A cela, il faut ajouter la création de nombreux emplois pour les jeunes et la volonté des gouvernements de lutter contre la pauvreté. »

    Paroles, paroles…

    C’est bien beau tout cela, rétorque Wakat Séra au Burkina, mais si « les mots (m-o-t-s) tuaient les maux (m-a-u-x) », ça se saurait… « A l’instar du 29e sommet qui tire ses rideaux ce mardi 4 juillet à Addis-Abeba, les grandes réunions de l’Union Africaine, encadrées par des thématiques qui rivalisent par leur solennité, ont presque toujours accouché d’énormes serpents de mer, lance le site burkinabé. Conçus sans mode d’emploi, ces projets sont pour la plupart demeurés à l’état de bonnes intentions quand ils ne sont pas victimes des querelles grégaires de souveraineté. (…) Il est temps, s’exclame Wakat Séra, que les Africains redeviennent solidaires et comptent sur leurs propres forces. C’est la seule voie pour aller vers une Afrique libre et aussi revêtir à nouveau l’Union Africaine du noble manteau de l’unité qu’ont essayé de confectionner les panafricanistes de la trempe du regretté et illustre Kwamé Nkrumah. »

    En effet, « les sommets de l’UA se suivent et se ressemblent avec les mêmes beaux discours, les mêmes promesses mirobolantes, les mêmes sermons enflammés et puis… plus rien », renchérit L’Observateur Paalga. « Pendant que les différentes délégations ont installé leurs pénates dans les palaces d’Addis-Abeba, la majorité des habitants du berceau de l’humanité se débattent toujours au quotidien pour survivre alors que ces mêmes dirigeants s’adjugent tout et même le superflu, ainsi qu’on le voit actuellement avec le procès, en France, des biens mal acquis, vitrine hideuse des prédateurs qui ruinent leurs propres pays. On a beau vouloir ne pas succomber à l’afro-pessimisme, soupire L’Observateur, il est quand même des moments où on se laisse gagner par le spleen. »

    Gouvernances calamiteuses…

    Pour Le Pays, toujours au Burkina, c’est « le bal des hypocrites. (…) Ce que semble oublier l’UA, et cela n’est pas innocent, c’est de se poser les bonnes questions sur les causes des conflits qui font vaciller une foultitude de pays africains aujourd’hui. Si l’UA avait eu la lucidité de se poser ces questions, elle aurait pu se rendre compte qu’à l’origine de bien des conflits, se trouve la gouvernance calamiteuse des Etats. Mais comme c’est un sujet qui fâche, l’on peut comprendre qu’il ne soit pratiquement jamais inscrit à l’ordre du jour d’un sommet de l’UA. C’est pourquoi il est légitime de se poser la question suivante et ce, en empruntant le mot du Général de Gaulle : pourra-t-on enfin transformer ce 'machin' en un instrument pour les peuples ? »

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