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    G5 Sahel:«des résultats satisfaisants» selon le président du Burkina Faso Kaboré

    Le président Roch Marc Christian Kaboré (c) lors de son discours à l'armée, ce 4 février 2016, au palais présidentiel à Ouagadougou. AHEMED OUOBA / AFP

    Trois jours après le sommet du G5 Sahel à Bamako, quel bilan en tire l'un des 5 chefs d’Etats concernés le président du Burkina Faso ? Roch Marc Christian Kabore, répond aux questions de nos envoyés spéciaux à Addis-Abeba, Victor Uhl et Christophe Boisbouvier. Et comme son homologue tchadien Idriss Deby, il croit que la force conjointe sera opérationnelle dès le mois d’août.

    Rfi : Monsieur le président, vous êtes satisfait ou déçu par les résultats du G5 Sahel de ce dimanche ?

    Roch Kaboré : Nous avons, au niveau du G5, décidé de mettre en place une force et je pense que nous avons abouti à des résultats qui sont quand même satisfaisants.

    La première des décisions c’est la mise en œuvre des états-majors pour pouvoir assurer le commandement de cette force conjointe. Et nous nous sommes donné d’ici le mois d’août pour que ces états-majors puissent être mis en place, notamment l’état-major central et les états-majors par fuseaux que nous avons définis, qui sont au niveau de la gestion de nos frontières.

    Le deuxième point c’est de prendre également l’engagement que nous puissions commencer dès maintenant par une montée progressive en puissance de la mise à disposition des troupes, puisque nous devons mobiliser environ 5 000 hommes sur les différentes zones.

    Nous avons également pris l’engagement que chaque pays décide de donner 10 millions d’euros comme contribution. Il faut d’abord s’organiser, montrer justement notre propre engagement, avant qu’éventuellement on puisse solliciter d’autres pays.

    Il est évident aussi que l’autre point était le point le plus important, la résolution des Nations unies n’est pas en conformité avec nos attentes parce que nous comptions justement sur un mandat de bon niveau pour assurer ce combat contre le terrorisme.

    Si votre objectif n’a pas été atteint à l’ONU c’est parce que les Américains veulent réduire leur participation aux opérations de maintien de la paix. Ce désengagement du président Donald Trump, est-ce que ça vous inquiète ?

    Ça nous inquiète dans la mesure où c’est une vision du monde ainsi que le président Trump développe. Et je crois que ce n’est pas simplement chez nous. Ça concerne toutes les parties du monde où les Etats-Unis étaient engagés. Ça veut dire que chacun doit s’organiser pour prendre ses responsabilités désormais.

    Vous auriez préféré Hillary Clinton ?

    (Rires) Non, le peuple américain a déjà choisi et donc nous restons conformes à leur choix. C’est tout.

    Votre voisin et ami, le président nigérien Mahamadou Issoufou, propose que cette force conjointe du G5 Sahel passe sous mandat de la Minusma afin de régler le problème financier, justement.

    Pour l’instant c’est une discussion qui ne peut pas être menée sans perdre beaucoup de temps encore. Parce qu’il faut perdre du temps à discuter avec l’ONU. Ils ont déjà donné une position. Nous nous sommes dit : démarrons, continuons la discussion et voyons par la suite ce que l’ONU peut faire pour le G5.

    Parce que si déjà au niveau de la résolution cette idée n’a pas été prise en compte, y revenir sous quelque forme que ce soit c’est une perte de temps qui va permettre encore à ce que nos adversaires d’en face et nos ennemis d’en face se réorganisent pendant que nous sommes encore dans des discussions.

    Le 17 juillet prochain Alassane Ouattara viendra à Ouagadougou dans le cadre du 6e TAC, le Traité d’amitié et de coopération entre vos deux pays. Qu’est-ce que vous en attendez ?

    Vous savez, le Traité d’amitié et de coopération a été fait pour faire chaque fois le point de l’évolution de la coopération de nos deux pays. Ce sera non seulement une occasion pour nous de discuter de ce que nous avons pris comme engagement – déjà – lors du précédent TAC, mais également d’envisager une occasion toujours de renforcement des consultations, des relations de bon voisinage et d’amitié entre nos deux pays.

    Une autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou ?

    L’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou c’est plus concret que ça. Nous sommes en bonne réflexion pour voir comment nous pouvons également renforcer les échanges commerciaux entre nos deux pays et ça passe par l’autoroute. Mais comme vous savez, ce sont des questions financières importantes que nous analyserons plus tard.


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