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    A la Une: un sommet de l’UA en demi-teinte

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    Le 29e sommet de l’UA s’est achevé hier, mardi 4 juillet, à Addis-Abeba et encore une fois la presse du continent reste sur sa faim… Beaucoup de questions, beaucoup de critiques, mais tout d’abord un coup de chapeau, celui du site d’information congolais Cas-Info, coup de chapeau adressé à Ellen Johnson Sirleaf. « Arrivée à la fin de son mandat, la présidente du Liberia a fait ses adieux hier à l’Union africaine, note Cas-Info. C’était le moment le plus émouvant de ce sommet. Ellen Johnson Sirleaf, 78 ans, participait en effet à sa dernière réunion en tant que chef d’État. (…) « Dans 3 mois, le Liberia connaitra une transition au pouvoir. Une première transition pacifique après des décennies de guerre, a annoncé la prix Nobel de la paix. Faisant valoir son bilan à la tête de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest déchiré par des années de conflits. Dans une salle de l’Union africaine remplie de présidents 'à vie', relève encore Cas-Info, madame Sirleaf qui va passer le flambeau à son successeur en octobre a tenu, à, d’ores et déjà, tourner la page. « Il est vrai que les honneurs, les palais, la signature des livres vont me manquer  ». Réponse du président en exercice de l’Union africaine Alpha Condé, « on continuera à vous dérouler le tapis rouge. »

    Un chef d’Etat africain qui achève un mandat sur un bilan positif et sans vouloir s’incruster au pouvoir, ça n’est pas monnaie courante…

    La colère de Condé

    Et ce problème des mandats à répétition est plutôt sensible… S’il faut en juger la grosse colère piquée par Alpha Condé, le président en exercice de l’UA hier. En effet, rapporte le quotidien 24 heures au Sénégal, « Mankeur Ndiaye, le ministre sénégalais des Affaires étrangères, aurait affirmé que le Sénégal condamnait vigoureusement les présidents qui cherchent un troisième mandat. Devant une assemblée constituée de chefs d’État peu à l’aise avec ce sujet, une telle évocation peut faire désordre », note le journal. Et ce fut apparemment le cas, « ce n’est pas à vous de nous dire cela. Ce n’est ni le moment ni le thème du jour  », aurait répliqué Alpha Condé qui aurait même rajouté : « les questions de troisième mandat sont une injonction des blancs à laquelle les Africains ne doivent pas se plier. »

    L’Observateur Paalga au Burkina rappelle que « l’on prête à Alpha Condé des intentions de tripatouillage de la loi fondamentale de son pays pour jouer les prolongations en 2020. En réalité, poursuit le quotidien burkinabé, le respect des principes démocratiques et donc d’alternance au sommet des Etats n’a jamais figuré parmi les priorités de l’organisation continentale. Et si malgré cela elle devait décerner un certificat de bonne gouvernance politique, une bonne partie de ses membres auraient peu de chance de participer au moindre sommet, à commencer par le futur président en exercice, le Rwandais Paul Kagame. »

    Crime de lèse-majesté…

    « C’est clair, renchérit Wakat Séra, les troisièmes mandats et les révisions constitutionnelles, sports favoris des dirigeants africains, qu’ils soient Congolais de Brazzaville ou de Kinshasa, Rwandais, Malien, Mauritanien, Burundais, Guinéen, Tchadien, etc., ne sont pas des discussions agréables dans un cercle où la moitié des convives sont des disciples de cette religion ou en sont des aspirants en puissance. Un proverbe africain évoque d’ailleurs à raison que 'le moustique n’aime pas les rassemblements où on applaudit'. C’est donc un crime de lèse-majesté que de parler de ces projets qui balisent les voies du pouvoir ad vitam aeternam. »

    D’ailleurs, note encore Wakat Séra, « comme il fallait s’y attendre, le 'syndicat des chefs d’Etat africains' n’a pas manqué de soutenir l’un des siens, en l’occurrence le président de la RDC, Joseph Kabila, dont des proches sont sous la menace de sanctions de l’Union Européenne et des Etats-Unis, parce qu’accusés d’être des acteurs de violence dans leur pays. »

    Finalement, pointe Ledjely.com en Guinée, encore une fois, on en est resté au stade « des bonnes intentions et des nobles idéaux. Comme d’habitude, la phase de concrétisation des projets est sans cesse repoussée. Il en est ainsi du chantier de l’autofinancement de l’institution via le prélèvement de 0,2 % sur les importations de produits hors Afrique. Ce projet doit surmonter la réticence de certains pays du continent (Afrique du Sud, Egypte ou encore Angola). Et il ne pourrait se concrétiser qu’en 2018, dans le meilleur des cas. Finalement, conclut Ledjely, ce 29e sommet de l’UA aura produit très peu d’acquis probants à se mettre sous la dent. »

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