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    A la Une: CPI, la résistance africaine

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    La CPI tance l’Afrique du Sud dans l’affaire Omar el Béchir et la presse africaine se déchire. La Cour pénale internationale a estimé hier que Pretoria a manqué à son devoir en refusant d'arrêter le président soudanais en 2015. Et dans les journaux africains ce matin, les avis, sans surprise, sont tout à la fois partagés et tranchés, avec, d’un côté, « les pros-CPI », de l’autre « les antis »…

    « Les pros » avec, par exemple, le journal burkibabè Le Pays. Ce verdict de la Cour pénale internationale contre l’Afrique du Sud est un « avertissement sans frais » pour tous les Etats membres de la CPI, veut croire ce quotidien ouagalais. « Le moins que l’on puisse dire, c’est que le pays de Nelson Mandela a été confondu, lance-t-il. (…) Un tel message était d’autant plus nécessaire que bien des Etats membres de l’UA par ailleurs signataires du traité de Rome, avaient clairement affiché leur refus de mettre à exécution le mandat d’arrêt de la CPI, au motif que celle-ci s’acharne uniquement contre les dirigeants africains ».
    Et ce confrère ouagalais de balayer cet « argument » qu’il estime « aussi léger que spécieux, dans la mesure où dans les geôles de la CPI, croupissent par dizaines d’autres nationalités », énonce-t-il encore, sans préciser quelles sont ces « dizaines d’autres nationalités » par lui vaguement évoquées, et qui présuppose une capacité carcérale de la CPI qui ne manque pas de nous surprendre…

    Les pro-CPI, donc, mais à l’inverse, les antis… De loin les plus nombreux ce matin en Afrique. Et pas qu’un peu…

    Témoin 24 Heures. Si ce journal sénégalais admet que cette décision de la CPI n’est « pas une surprise », s’il estime que cette « condamnation » de l’Afrique du Sud dans l’affaire el-Béchir est «  ne claque » pour les autorités sud-africaines et un « important message » envoyé aux Etats membres de la CPI – message selon lequel, résume 24 Heures, ces Etats « ne peuvent pas négocier leurs obligations »,… ce quotidien dakarois admet aussi que, pour l’Afrique du Sud, cela ne devrait pas « changer grand-chose ».

    En effet, rappelle 24 Heures, Pretoria a l’intention de se retirer de la CPI. « Son retrait annoncé l’année dernière a été retardé en raison d’un problème de procédure, mais le président Jacob Zuma l’a encore réitéré la semaine dernière : l’Afrique du Sud va se retirer du statut de Rome », prédit, affirmatif, 24 Heures...

    Or, au-delà du seul cas sud-africain, Le Journal de Brazza n’écrit pas autre chose. « L'attention portée par la Cour pénale internationale uniquement sur l’Afrique par rapport aux autres continents pose problème », estime ce journal congolais en ligne. Une conclusion qui résulte d’un débat organisé le mois dernier au Palais des congrès de Brazzaville en présence d’éminentes personnalités autour du thème « l’Afrique et la CPI : aux sources du malaise ».

    CPI : le cas Gbagbo

    Et ce « malaise » relatif à l’action de la CPI en Afrique est loin de se dissiper. Les lecteurs de WakatSéra ne manqueront pas de s’en rendre compte ce matin en remarquant le ton indigné de ce confrère burkinabè envers la CPI. « Un peu de respect pour les Africains ! », lance ce journal en ligne. Qui s’interroge. « Que veut la Cour pénale internationale? La CPI voudrait infantiliser les pays africains qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Selon la bonne volonté ou l’humeur de certains puissants de ce monde, elle se donne le droit d’embastiller des dirigeants pour permettre à d’autres de gouverner en toute tranquillité ».

    Et pour se bien faire comprendre, WakatSéra évoque le « cas le plus illustratif », selon lui, celui de la Côte d’Ivoire où l’ex-président, Laurent Gbagbo « croupit dans les geôles de Scheveningen sur la base de preuves peu crédibles et parfois inexistantes, juste pour faciliter la vie à Alassane Ouattara, le chouchou manipulable à merci des Français ».
    Maîtrisant visiblement son latin, WakatSéra ajoute un attendu bien connu des juristes, le fameux « Nemo auditur propriam… » du droit romain : « Nul ne pouvant se prévaloir de ses propres turpitudes, la Cour pénale internationale ne devrait pas être surprise de la volonté, cachée ou ouvertement exprimée, de plus en plus de pays de se défaire de ses liens », bucheronne ce journal ouagalais en ligne. Vous avez dit « malaise » ?...

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