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    A la Une: le pari diplomatique d’Emmanuel Macron

    AFP

    « Emmanuel Macron ne s’interdit rien, relève La Croix. On l’aura bien compris, lui qui, en quelques semaines, aura reçu, faisant fi des critiques, Vladimir Poutine, Donald Trump et Benyamin Netanyahou. (…) Sans le dire explicitement mais en le signifiant clairement, le président de la République estime qu’on ne fait pas de la diplomatie en se pinçant le nez. Sinon quoi ?, s’exclame le quotidien catholique. Il faudrait alors tourner le dos à Donald Trump qui, entre autres, se lave les mains des accords sur le climat, à Vladimir Poutine, avec lequel la France ne partage pas toujours la même vision du monde. Il faudrait aussi refuser de serrer la main à cet 'arracheur de têtes' qu’est devenu Recep Tayyip Erdogan, et cesser de parler aux dirigeants chinois, qui ont cherché ce week-end à faire disparaître le prix Nobel de la paix, une seconde fois, en le faisant incinérer au plus vite. Parler avec tous, donc, conclut La Croix, en prenant soin, à chaque occasion, d’ancrer la relation dans une histoire longue. (…) C’est le pari diplomatique d’Emmanuel Macron. »

    Un pari plutôt réussi pour L’Est Républicain : « lorsqu’il faut replacer la France sur l’échiquier international, il accueille : Poutine, Trump et Netanyahu. Emmanuel Macron joue la carte des rapports directs. Et cela marche. Au point qu’on en vient à se demander si, après avoir réussi une brillante et incroyable OPA sur la politique française, il n’est pas en train de récidiver sur la scène européenne. »

    La méthode du président

    En effet, complète Sud-Ouest, « pour Emmanuel Macron, peu importe l’occasion. Il se saisit du moment pour arriver à tisser sa toile. Il lui aura finalement fallu peu de temps pour lui découvrir ces deux faces : aussi ondoyant et virevoltant sur la scène mondiale que martial et intraitable à l’intérieur de nos frontières. »

    Et pourtant, pointe Le Figaro, avec Trump et Netanyahu, « les sujets de désaccord ne manquent pas. Sur le climat ou la politique d’immigration avec le président américain ; sur la reconnaissance de l’État palestinien et la politique de colonisation avec le chef du gouvernement israélien. Emmanuel Macron prenait donc un risque : leur dérouler le tapis rouge, n’était-ce pas cautionner leur action ? Le chef de l’État a voulu faire la démonstration inverse, estime le quotidien de droite. Faire apparaître sa capacité à faire bouger ses interlocuteurs. Avec un premier résultat spectaculaire si l'on en croit ses confidences au JDD : la possibilité de voir Trump reconsidérer sa position sur l’accord de Paris. 'Sur le climat, quelque chose peut se passer', assure Macron. Si tel est le cas, ce sera un succès de la méthode Macron en matière diplomatique, note encore Le Figaro. Une méthode qui repose sur deux piliers. D’abord, ne poser aucun préalable à une rencontre. Au contraire : partir des divergences pour justifier et imposer le dialogue. Ensuite, miser sur la force des relations personnelles pour faire sauter blocages et appréhensions. »

    Qui arrêtera Erdogan ?

    Emmanuel Macron va-t-il rencontrer Recep Tayyip Erdogan ? Car là aussi, les enjeux sont considérables…

    « Turquie : mais qui arrêtera Erdogan ? », s’alarme Libération.

    « Les commémorations du coup d’Etat manqué du 15 juillet 2016 ont été l’occasion pour le président autocrate de démontrer sa toute-puissance dans un pays où la société civile est muselée depuis un an. La démesure des célébrations ce week-end dans la capitale et à Istanbul n’a d’égale, soupire Libé, que l’ampleur de la répression (et les nouvelles purges au sein de l’administration et de l’armée). (…) La démocratie et l’unité nationale si grandement célébrées en ce 15 juillet semblent particulièrement menacées dans une Turquie au pouvoir de plus en plus autocratique et à la société divisée. » Et Libération de s’interroger : « dans un an, les Turcs seront-ils aussi nombreux à participer à la fête ? »

    Réformer la taxe d’habitation ?

    A la Une aussi, les réformes en France, avec ce lundi la conférence nationale des territoires au Sénat, où il sera question de la suppression de la taxe d’habitation…

    « Taxe d’habitation : la grande inquiétude des maires », s’exclame Le Figaro en première page. « Sur le papier, tout est simple : comme promis pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron va redistribuer une dizaine de milliards d’euros de pouvoir d’achat aux ménages modestes en supprimant cet impôt pour 80 % d’entre eux. Dans les faits, cette mesure apparaît comme l’archétype de la fausse bonne idée, estime le quotidien de droite. » En effet, précise-t-il, « la taxe d’habitation en partie supprimée, les ressources des collectivités locales dépendraient de l’État, un piètre gestionnaire aux humeurs changeantes. Or, il ne dispose pas aujourd’hui du premier euro pour compenser les 10 milliards annuels de recettes qu’il leur retirerait. (…) Deuxième problème et non des moindres, pointe encore Le Figaro : l’hyper-concentration fiscale sur les classes moyennes. Avec cette réforme, ces contribuables, qui paient déjà l’impôt sur le revenu pour l’ensemble du pays, vont aussi devoir régler seuls les taxes locales s’ils gagnent plus de 20.000 euros par an. »

    « Là, je dis que trop, c’est trop ! », lance François Baroin dans Le Parisien. Le président de l’Association des maires de France s’élève contre la suppression de la taxe d’habitation et les demandes d’économies supplémentaires. « Puisque tout le monde reconnaît que cet impôt est inéquitable entre les citoyens et entre les territoires, travaillons plutôt, estime François Baroin, à le moderniser pour concilier le nécessaire maintien de ressources locales autonomes et la justice du dispositif. »

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