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    Ukraine: un an après la mort du journaliste Pavel Cheremet, l'enquête piétine

    Le 20 juillet 2016, les enquêteurs fouillent la voiture que conduisait Pavel Cheremet plus tôt dans la journée. REUTERS/Valentyn Ogirenko

    A Kiev, on célèbre ce jeudi 20 juillet un triste anniversaire. Cela fait exactement un an qu’un des journalistes les plus connus du pays, Pavel Cheremet, a été assassiné, en plein centre-ville, à l'aide d'une bombe placée sous le siège de sa voiture. Un an plus tard, l’enquête est au point mort et, ce matin, plusieurs dizaines de journalistes se sont rassemblés près de l’opéra de la ville, là où la voiture de Pavel Cheremet a explosé un an plus tôt.

    Pavel Cheremet avait 44 ans et était un journaliste d’origine biélorusse. Il avait commencé sa carrière à la télévision d’Etat à Minsk, où il s’était déjà signalé par sa liberté de ton, qui lui valut même quelques mois de prison.

    Il avait ensuite poursuivi sa carrière à Moscou et était très proche de l’opposition russe. Plus particulièrement de Boris Nemtsov, assassiné en 2015. Après l’annexion de la Crimée par la Russie, qu’il avait critiquée publiquement, il s’était installé en Ukraine.

    Cheremet était devenu un éditorialiste vedette au sein du média en ligne Ukrainska Pravda, une référence dans le pays. Il animait tous les jours une tranche d’info matinale sur une radio russophone où il discutait avec les auditeurs des problèmes du pays.

    Il était considéré comme une référence pour la jeune génération de journalistes et ce sont ceux-là mêmes qui sont présents à l'Opéra de Kiev, ce jeudi 20 juillet, pour demander que justice soit rendue.

    Une enquête au point mort

    En un an, la police nationale n’a absolument rien trouvé sur les personnes qui ont posé une bombe sous la voiture de Pavel Cheremet. Comme c'est souvent le cas en Ukraine, c’est la société civile qui a pris le relais.

    Au printemps, un groupe de jeunes journalistes d’investigation, parmi les meilleurs du pays, ont mené leur propre enquête. Ils ont recueilli toutes les vidéos de surveillance que la police n’a pas daigné regarder et ils ont identifié un couple : une femme qui va poser un objet sous la voiture et un homme qui l’accompagne. Cet homme n’est autre qu’un agent des services secrets ukrainiens qui n’a jamais été interrogé par la police.

    A ce stade, il est impossible de savoir qui a tué Cheremet mais ce qui est certain, c’est que le franc-parler de l’homme dérangeait. Cet esprit libre et démocrate avait notamment dénoncé la collusion des milieux paramilitaires et du pouvoir politique, et ça, c’est une question qui gêne beaucoup certains politiciens.

    Les médias délaissés par le pouvoir ukrainien

    Officiellement, le président Porochenko a condamné l’assassinat et il a une nouvelle fois promis de faire appel au FBI pour régler l’affaire. Mais la semaine dernière, il a dû recevoir une délégation du Comité international pour la protection des journalistes, venue lui sonner les cloches, en raison des lenteurs de l’enquête.

    L’Ukraine occupe la 102e place sur 180 au classement de Reporters sans Frontières (RSF) sur la liberté de la presse - et elle a gagné quelques places depuis la révolution de Maïdan. La profession a donc connu de profonds changements depuis trois ans. Cependant, le pays est en guerre, et dans ce contexte, il devient de plus en plus difficile d’émettre des positions critiques. De plus, les politiciens au pouvoir commencent déjà à travailler à leur réélection en 2019 et, pour cela, quoi de mieux que de faire pression sur les médias.


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