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    Les mutilations génitales féminines dans le monde

    Armelle Andro, enseignante chercheuse à l’Université de Paris 1, chercheuse associée à l’Ined. © RFI/Sayouba Traoré

    Cette semaine, nous allons aborder une question grave: les mutilations génitales féminines dans le monde. C’est une pratique sociale qui entraîne un problème de santé publique, avec des conséquences sociales redoutables. Pour lutter contre l’excision en France, il importe de mieux connaître la population de femmes concernées et les pratiques dans les pays d’origine, africains principalement. Pour cela, deux chercheurs de l’Institut national des études démographiques, Armelle Andro et Marie Lesclingand, se sont attelées à cette tâche. Le résultat de ce travail est une publication dans la revue Population & Sociétés n° 543 – avril 2017.
    (Rediffusion du 23 avril 2017).

    Pour le Coq chante, c’est l’occasion de revenir sur le travail nécessaire de sensibilisation. Car, quand on observe la vie en milieu rural, la femme est au centre de toutes les activités d’une famille. Elle participe aux travaux du champ familial pour les céréales et les tubercules. Elle laboure son propre champ pour se procurer les légumes et condiments. Elle est chargée de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles. C’est elle qui doit faire des kilomètres à pied ou à bicyclette pour ravitailler la maison en eau. Elle doit aller chercher du bois, faire la cuisine, soigner les enfants, etc. Vu ainsi, on voit les dégâts sociaux et économiques d’une pratique sociale qui pénalise lourdement 52% de la population. Autrement dit, la société des hommes impose à ces jeunes filles et à ces femmes une contrainte physique qu’elles vont porter tout au long de la vie. Et quand elles en souffrent publiquement, elles sont victimes de discriminations.

    Rappelons les chiffres ! En 2016, l’Unicef estimait qu’au moins 200 millions de femmes et de filles ont été mutilées dans 30 pays. 27 pays africains, plus le Yémen, l’Irak et l’Indonésie. Et il y a un phénomène nouveau plus inquiétant. Sous prétexte de meilleures conditions sanitaires, des médecins se mettent à leur tour à pratiquer ces mutilations génitales féminines. Ajoutons qu’au niveau des familles, il y a une sorte de double peine imposée par la société. Les familles qui continuent ces pratiques pénalisent les femmes. Et en retour, celles qui décident d’abandonner subissent une sorte de stigmatisation.

    Invitées :
    - Armelle Andro, enseignante chercheuse à l’Université de Paris 1, chercheuse associée à l’Ined
    - Marie Lesclingand, maîtresse de conférences à l’Université de Côte d’Azur à Nice, au Laboratoire Urmis, unité de recherche migrations et société.

    Production : Sayouba Traoré
    Réalisation : Ewa Moszynski

     


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