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    Le Rwanda mise sur les services

    Les partisans du président Paul Kagame, lors du meeting de clôture de campagne pour l'élection présidentielle, à Kigali, le 2 août 2017. MARCO LONGARI / AFP

    Le Rwanda élit ce vendredi son président de la République. Le chef de l'Etat sortant Paul Kagame brigue un troisième mandat. En économie, son équipe a récemment parié sur le développement des services. Aéroport, centre de conférences... le gouvernement de Kigali a massivement investi dans les infrastructures. Objectif : passer du statut d’Etat à faible revenu et majoritairement rural, à celui de pays à revenu élevé avec une économie centrée sur les services. Un pari ambitieux que certains qualifient de risqué, dans un pays où la classe moyenne est embryonnaire et où 39% de la population vit toujours avec moins de deux dollars par jour.

    Pour les autorités, miser sur les services et transformer l’économie du Rwanda est crucial. D’ici 2030, la population de ce petit pays enclavé des Grands Lacs et doté de peu de ressources naturelles devrait en effet passer de 12 millions d’habitants à environ 16 millions. Clare Akamanzi est la directrice générale de l’Office rwandais du développement (RDB) :

    « La superficie du Rwanda est de 26 000 km2. Nous sommes parmi les pays les plus densément peuplés, nous ne voyons donc pas l’agriculture comme un élément clé pour notre avenir. De fait, nous voulons développer d’autres ressources, qui sont nos compétences, notre population. »

    Inauguré en 2016, le Kigali Convention Center (KCC), un centre de conférence de 2 600 places a été notamment financé par un emprunt obligataire. Dans la même ligne, Kigali a massivement investi dans sa compagnie aérienne Rwandair et, d’ici fin 2018, un second aéroport international, financé via un partenariat public privé, devrait voir le jour. Exsangue au lendemain du génocide, le Rwanda s’est depuis taillé une réputation de pays sûr, peu corrompu et où il est facile de faire des affaires, des atouts selon Alun Thomas, le représentant du FMI au Rwanda :

    « Je pense que c’est la bonne stratégie, elle présente des risques, mais c’est la bonne. Le Rwanda mise sur son avantage comparatif. Le gouvernement met en place ses actifs, mais le secteur privé doit prendre le relais ».

    En effet, la dette s’est creusée et après avoir avoisiné les 7% de croissance en moyenne ces 20 dernières années, l’économie rwandaise a ralenti début 2017. En cause : une stabilisation du boom de la construction, des mauvaises récoltes et une diminution des réserves de devises dues à la hausse des dépenses publiques. Si le FMI s’attend à une reprise, certains sont plus inquiets. Un diplomate occidental assure que, pour l’heure, le volume de conférences est toujours largement insuffisant pour rentabiliser le Convention center, dont la construction aurait avoisiné les 800 millions de dollars, selon cette source.

    Quant au développement de Rwandair, ce diplomate le qualifie de « jouet coûteux » dans un secteur rarement rentable. En parallèle, le marché du Rwanda reste relativement petit. Mais Clare Akamanzi se défend de toute prises de risque :

    « Le gouvernement investit dans les infrastructures publiques pour leur permettre de voir le jour et stimuler la croissance économique. Si nous devions attendre le secteur privé, cela prendrait plus de temps. A l’heure actuelle, la dette du Rwanda est à un niveau tout à fait tenable, nous sommes toujours notés B avec perspectives stables [par les agences de notation] ».

    Cette dernière rappelle que le secteur des services représente déjà environ 45% du PIB du pays.


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