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    La fertilité biologique des sols

    Elisabeth d’Oiron Verame, agricultrice à Saint-Remy-de-Provence, secrétaire générale de l’Observatoire français des sols vivants. © RFI/Sayouba traoré

    Aujourd’hui, dans le Coq chante, nous allons parler de la fertilité biologique des sols. L’occasion, c’est la signature d’une convention de partenariat entre l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture et l’Observatoire français des sols vivants, le 18 mai 2017 à Paris.

    La fertilité biologique des sols, l’affaire est très technique. Alors, nous allons vous en parler avec nos mots à nous. Depuis toujours, on a regardé le sol comme un support de la plante. Donc pour produire, l’agriculteur devait réaliser un gros travail du sol. Chacun selon ses moyens. Pour de nombreux agriculteurs à travers le monde, c’est souvent la charrue. Les plus nantis mettent en jeu de grosses machines. Après ce travail du sol, on regardait les qualités minérales du sol. Un technicien d’agriculture venait voir si le sol avait ou manquait de ces fameux NPK. En effet, un engrais est composé des trois principaux éléments suivants : azote (symbole chimique: N), phosphore (symbole chimique: P), potassium (symbole chimique: K, car le nom latin du potassium est kalium). Parce qu’une plante ne peut consommer que des minéraux. Mais, cette manière de faire a contribué à déstructurer, puis à tuer les sols.

    Puis, l’homme a regardé ailleurs et il a constaté qu’une prairie ou un bois n’avait pas besoin de ce type d’intervention humaine pour bien se porter. Parfois mieux que les surfaces cultivées. Alors, les scientifiques ont cherché à savoir ce qui se passait dans le sol d’une prairie. Et c’est là qu’ils ont découvert que dans le sol, il y avait une très grande biodiversité. On comprend que c’est troublant pour l’homme de se dire que 80 % de la biomasse vivante du globe se trouve dans le sol. Plusieurs milliers d’espèces animales et plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers d’espèces bactériennes et de champignons.

     

    Ce qu’on appelle des micro-organismes constituent environ 50 % de la biomasse de l’ensemble de la biosphère, et représentent des enjeux agronomiques majeurs. Ces micro-organismes dégradent la matière dans le sol, et produisent les minéraux nécessaires à la plante. Certains champignons s’étendent et provoquent des connexions entre les plantes par le système racinaire. On est surpris de l’appendre, mais c’est ainsi que les plantes dialoguent entre elles. Un peu comme un réseau téléphonique souterrain. Avec toutes ces connaissances, on a trouvé plus intelligent d’aider la nature ou de laisser la nature faire. Voilà le principe de base de cette fertilité biologique. Comment faire pour promouvoir ces nouvelles pratiques agricoles, c’est l’objet de la convention de partenariat entre l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture et l’Observatoire français des sols vivants.

     

    Invités :

    - Sébastien Windsor, agriculteur en Seine-Maritime, président de Chambre d’agriculture de Seine-Maritime,

    - Elisabeth d’Oiron Verame, agricultrice à Saint-Remy-de-Provence, secrétaire générale de l’Observatoire français des sols vivants,

    - Lionel Ranjard, directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique à Dijon, à l’Unité mixte de recherche agro écologie,

    - Virginie Rioux, conseiller agricole à la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire.

     

    Production : Sayouba Traoré

    Réalisation : Ewa Moszynski


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