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    Ouverture de la première chambre de commerce chinoise en Côte d’Ivoire

    Des employés chinois sur le canal Vridi, à Abidjan, en Côte d'ivoire. ©ISSOUF SANOGO/AFP

    La Chine vient d'ouvrir sa première chambre de commerce en Côte d'Ivoire. Une nouvelle étape dans les relations économiques entre les deux pays. Des entreprises de l'Empire du Milieu investissent depuis les années 1990, notamment dans de gros projets d'infrastructures. Les échanges commerciaux Chine-Côte d'Ivoire ont explosé : + 260% entre 2014 et 2016. Alors, à quoi va servir cette chambre de commerce ? Que peut-elle apporter de plus aux entreprises chinoises ?

    « Faites des affaires en respectant les lois ivoiriennes... ». Ce sont les mots prononcés par l'ambassadeur de Chine lors de l'inauguration de la chambre de commerce chinoise à Abidjan. Plus qu'un conseil, c'est un avertissement à l'attention des sociétés de son pays implantées en Côte d'Ivoire.
     

    Alban Ahouré est professeur d'économie à l'université Félix Houphouet Boigny d'Abidjan...
    « Nous avons des situations de Chinois venus en Côte d'Ivoire et qui ne sont pas traités dans de bonnes conditions. Nous avons des entreprises chinoises qui sont quelquefois dans la contrefaçon. C'est un appel important au vu de l'actualité pour dire, respectez les lois ivoiriennes, en ce qui concerne le marché du travail, la fiscalité. »

    Pour respecter les lois, il faut d'abord les comprendre. La chambre de commerce est là pour traduire les réglementations. Elle est aussi un outil de lobbying.

    Charles Doukouré Fé est enseignant-chercheur à l'école nationale supérieure de statistique et d'économie appliquée d'Abidjan...
    « C'est un organe qui va servir d'intermédiaire entre les acteurs de l'économie chinoise et l'Etat ivoirien. L'un des rôles majeurs que l'on assigne à cette chambre de commerce, c'est de soutenir et protéger les intérêts des entreprises chinoises. Il y a d'abord des parts de marché à conserver, à augmenter. Il y a aussi l'accompagnement en matière de coaching pour avoir de meilleures opportunités d'affaires. »

    Aujourd'hui, les investissements chinois se concentrent dans des grands projets d'infrastructures. L'extension du port d'Abidjan, la construction d'un stade olympique ou du barrage hydroélectrique de Soubré. Alors, la nouvelle chambre de commerce doit aussi aider à la diversification des activités chinoises en Côte d'Ivoire.

    Alban Ahouré : « La Côte d'Ivoire ambitionne d'aller vers l'industrialisation. Ces entreprises chinoises, en plus d'être dans les infrastructures, il serait intéressant de les avoir dans le secteur industriel pour favoriser une transformation structurelle qui permette la diversification de l'économie ivoirienne afin de réduire les effets de choc tel que la baisse du cours du cacao. »

    Le choix de la Côte d'Ivoire est aussi stratégique pour Alban Ahouré. Installer la chambre de commerce dans la première puissance de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, c'est un moyen d'accéder aux marchés des autres pays de l'UEMOA, comme le Sénégal, le Mali ou le Burkina Faso.

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