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    Au Mali, une opération de réintroduction des autruches

    Les autruches de la ferme Klédu à Baguineda, au Mali. RFI/David Baché

    Au Mali, il y a encore quelques dizaines d'années, il n'était pas rare de croiser des autruches en liberté. Décimée par le braconnage, l'espèce a disparu. Un des plus riches hommes d'affaire du Mali s'est mis en tête de les réintroduire. Plongée au cœur de l'unique ferme d'élevage d'autruches du pays.

    Dans l'éclosoir, des dizaines d'œufs sont alignés sur des traverses en bois. Tout est sous contrôle, température, humidité, rien n'échappe à Khadi Camara, chargée du suivi des petits autruchons :

    « On vient d’avoir des autruchons qui sont nés ce matin, que nous allons garder ici pendant 24 heures, le temps de s’acclimater avant de les faire sortir. »

    Les bébés autruches sont encore patauds ; ils trébuchent au moindre obstacle. Dans trois mois, ils iront rejoindre leurs 3 000 et quelques congénères à la ferme Kledu, en périphérie de Bamako :

    « L’objectif premier du promoteur c’est de les réintroduire au niveau des différentes forets et faunes du Mali. Et aussi nous faisons la commercialisation de la viande, du cuir, de la peau, les plumes, les œufs et tous les dérivés de l’Autruche. »

    Et pour élever ces grands oiseaux, le patron a fait appel il y a plus de 20 ans à une société nord-coréenne qui forme les éleveurs Maliens. Des nord-coréens qui ont importés leurs techniques et leurs musiques qu'ils diffusent aux autruches toute la journée. Ecoutez Madou Coulibaly, c'est un des responsables :

    « N’importe quelle musique malienne ou coréenne leur plait, ça dépend. Ça c’est coréen. Les autres bruits leur font peur, les effraient. Une fois effrayé, c’est un animal, il court à tue-tête et peut se casser le pied. Donc s’il y a beaucoup de cassures de pieds, on peut fermer boutique. Mais s’il y a la musique et que ça les attrapes, elles sont prises par la musique, donc elles n’ont pas besoin d’entendre d’autres bruits de l’extérieur. Ca les calmes et ça provoque la diminution des accidents. »

    Des spécialistes nord-coréens nous n'en sauront pas plus, ils évitent soigneusement les micros. Quant au grand patron, Mamadou Sinsi Coulibaly, un des plus riches hommes d'affaire du Mali, il vient chaque dimanche visiter sa ferme et espère pouvoir lâcher les premières autruches dans la nature d'ici quatre ans.


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