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    À la Une : la cohabitation à la Gabonaise

    © AFP/Pius Utomi Ekpei

    « Les grands équilibres » : c’est le titre ce matin de L’Union. Le journal de Libreville détaille comme ses confrères la composition du nouveau gouvernement annoncée hier après-midi. Trente-huit ministres dont le premier d’entre eux, 13 sortants pour 12 entrants, mais surtout l’association de figures de la majorité et de membres de l’opposition.

    Opposition qualifiée de « modérée » par le quotidien L’Union, qui y voit le résultat du dialogue inclusif initié en avril dernier. « Les différents acteurs y trouveront sans doute leur compte », écrit le journal, qui réclame maintenant du concret. « La récréation est terminée. Au travail, le temps presse. On ne vous accordera pas d’état de grâce. »

    Même attente dans les colonnes de Gabon Libre qui rappelle l’échéance des législatives d’avril prochain. « Pas de grand chamboulement », selon le journal, mais un paysage politique « clarifié », avec l’ouverture à l’opposition dite « du ventre », contrairement à l’opposition « radicale » incarnée par Jean Ping. « Pas un seul de ses fidèles », écrit Gabon Libre, « n’a mordu aux sirènes du pouvoir ».

    « Affolement rageur »

    La méthode de Jean Ping interroge par ailleurs la presse de son pays. Et en particulier Gabonreview, qui parle d’une « stratégie solitaire ». Le principal opposant d’Ali Bongo, leader de la Coalition pour la nouvelle République, sèmerait « les germes de la méfiance réciproque » parmi ses partisans et sympathisants. « Affolement rageur », « escalade verbale ». En agissant ainsi, « sans en référer aux autres […] il prend le risque d’une paralysie de la résistance ».

    Bienvenue chez vous, président !

    Autre sujet largement commenté dans les journaux du continent : le retour au Nigeria de Muhammadu Buhari. « Bienvenue chez vous, président ! », titre ainsi le Daily Trust, qui rappelle « l’impatience » des Nigérians après plus de 100 jours d’absence du chef de l’État soigné au Royaume-Uni. Le journal lui souhaite bien sûr un « rétablissement complet et rapide », mais espère aussi que les deux dernières années de son mandat permettront de rétablir le pays par le combat contre la corruption ou la lutte contre l’insurrection Boko Haram.

    Mêmes enjeux pour This Day, autre quotidien national. « Beaucoup de Nigérians espèrent que le président est venu avec une baguette magique pour transformer l’économie. Le chômage reste très élevé, il y a la crise monétaire. Tâche ardue pour le chef de l’État. » Avec les prochaines élections présidentielles en 2019, une course contre la montre. Le journal se demande d’ailleurs si Buhari envisage de se faire réélire.

    Les Nigérians sur leur faim

    Muhammadu Buhari s’est exprimé hier à la télévision et n’a pas convaincu tout le monde. Surtout pas le Vanguard, qui évoque quelques minutes de « propos infructueux », et parle de Nigérians « insultés » et même « menacés ». Il n’a « pas essayé de rassembler, de construire des ponts et d’apaiser une nation manifestement traumatisée et divisée. Au lieu de cela, il cherche à intimider, à faire taire le peuple et ses ennemis », constate le Vanguard.

    Un « grand oral » sévèrement commenté aussi chez les voisins du Nigeria. Le journal burkinabè Le Pays estime que « nombre de Nigérians sont sortis beaucoup plus confortés dans leur conviction que le chef de l’État n’est pas au mieux de sa forme et n’est pas en mesure de diriger convenablement le pays ».

    Même inquiétude dans l’Observateur Paalga : « Pas un seul instant il n’a fait cas de son état de santé et encore moins du mal dont il souffre. Certes, les Nigérians attendaient cette sortie, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que beaucoup sont restés sur leur faim. Ce qui incontestablement va continuer à alimenter toutes les rumeurs folles sur les aptitudes du chef de l’État fédéral à tenir le gouvernail du navire battant pavillon Nigeria. »

    Faire preuve d’humilité

    Alors que doit-il faire ? Ledjely.com pense que « pour ce grand pays du continent qu’est le Nigeria et tous les défis qui sont les siens, un dirigeant de poigne est une nécessité vitale ». Buhari devrait « se consacrer à ses soins et faire preuve d’humilité en passant la main pour ce qui est des affaires publiques. Car savoir reconnaître ses limites, c’est aussi cela la grandeur chez un dirigeant. »


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