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    Serbie: les violences familiales, phénomène sociétal

    En 2016, une manifestation de femmes à Belgrade avait eu lieu pour réclamer la création d'une journée d'hommage national pour les femmes victimes de violences conjugales. Marija Jankovic

    En Serbie, deux faits divers particulièrement sordides ont mis à la Une des journaux cet été le problème de la violence familiale. Depuis le début de l’année, dans ce pays, plus de 20 femmes et au moins trois enfants sont morts du fait de violences conjugales.

    De notre correspondant à Belgrade,

    • Comment est perçu le problème de la violence conjugale en Serbie et que s’est-il passé pour que le sujet s’impose dans le débat public ?

    Il y a eu, coup sur coup au mois de juillet, deux faits divers mortels dans des centres de protection sociale. Dans une première affaire, un homme qui sortait de prison a obtenu de rendre visite à sa femme et ses enfants dans un centre social et il en a profité pour tuer la mère à coups de pierre. Un double meurtre est survenu quelques jours plus tard quand un homme a tué son fils de 4 ans, puis sa compagne, également dans un centre de protection sociale. Il a en plus blessé quatre personnes. Le thème de la violence conjugale, dont on parle très peu en Serbie, s’est ainsi imposé dans une opinion publique choquée. Mais aussi au gouvernement, où plusieurs ministères ont tenté de mettre en place, dans l’urgence, une stratégie de protection. Au-delà de la gravité des faits, les deux affaires ont par ailleurs mis en lumière un certain nombre de dysfonctionnements dans les mécanismes de protection des victimes de violences conjugales.

    • Y a-t-il, en Serbie, plus de violences conjugales et comment réagissent les autorités ?

    Le problème en Serbie vient du fait que les tribunaux sont cléments avec les auteurs de telles actes. La violence conjugale ne signifie pas nécessairement que les victimes vont se retrouver à l’hôpital et ce sont donc en premier lieu les structures sociales qui doivent repérer le problème. Une fois devant la justice, il y a une certaine clémence envers les accusés : dans 60 % des cas, ils ne sont condamnés qu’à des peines de sursis, et quand ils sont incarcérés, les peines prononcées sont inférieures à six mois. Le problème ne vient pas de la loi, qui est sévère sur le papier, mais du manque de coordination entre différents intervenants et de la bienveillance de certains juges.

    • Après ces morts, la façon dont la société serbe traite le problème de la violence conjugale peut-il changer ?

    La ministre de la Justice a été particulièrement sensible à la mort de ces femmes et elle propose une meilleure coordination de tous les intervenants. Elle veut aussi rappeler aux juges que la loi doit être appliquée plus sévèrement. C’est un bon début, mais en Serbie, le manque de moyens et de persévérance ont souvent empêché de nombreuses réformes d’aboutir. De leur côté, les organisations non gouvernementales demandent la création d’équipes juridiques pour aider les victimes de violences conjugales, et les centres sociaux demandent plus de personnels qualifiés et une protection policière. Si ces requêtes aboutissent, on peut espérer une baisse de la violence conjugale en Serbie, mais il faudra un engagement du gouvernement, ce qui est loin d’être acquis.


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