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    Michaëlle Jean : «400 millions d'euros pour une force G5 Sahel opérationnelle»

    A l'occasion de sa visite à l'Élysée, Michaëlle Jean, la secrétaire générale de la Francophonie est l'invité de RFI. PATRICK KOVARIK / AFP

    Le président de la République française, Emmanuel Macron, a reçu en audience, lundi 31 juillet, la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean. L’occasion de revenir avec elle sur des dossiers comme la force G5 Sahel, la Centrafrique, le développement et la lutte antiterroriste.

    RFI : Vous venez de rencontrer le président Emmanuel Macron et vous avez abordé notamment la question des nombreuses crises africaines. Vous aviez rencontré récemment les chefs d’Etat sahéliens à Abidjan. Qu’est-ce qui va être fait pour rendre le G5 opérationnel ? Qui va mettre l’argent sur la table ?

    Michaëlle Jean: C’est ça l’enjeu en fait. C’est que l’Union européenne amène une contribution, mais nous savions très bien que cette contribution ne serait pas suffisante. La France répond avec force et a porté aussi cette proposition devant le Conseil de sécurité. Sur la création de cette force du G5 Sahel pour lutter contre le terrorisme, il faut trouver un peu plus de 400 millions d’euros pour la rendre opérationnelle. On pourrait dire que la somme est astronomique, mais en fait cela est réalisable dès lors que la communauté internationale répond et comprend que contribuer financièrement aux ressources nécessaires pour que cette force existe et qu’elle soit opérationnelle est nécessaire, non seulement pour les pays de région, mais pour le monde.

    Vous avez, vous-même, été réfugiée. Est-ce que vous comprenez, vous pouvez comprendre ce qui pousse les jeunes Sahéliens, justement, à traverser le Sahel et à risquer leur vie sur la Méditerranée ?

    Nous à la Francophonie, nous comprenons la question de la crise migratoire. Vous le dites, moi je le comprends aussi à travers ma propre expérience. Je suis passée par là. Par milliers, des familles ont dû fuir Haïti en raison d’une situation intenable. A la fois de répression et d’impasse sur le plan des conditions de vie, de grande pauvreté. Donc je sais ce que c’est que d’arriver ailleurs et de devoir se reconstruire. Donc nous sommes à la fois un espace de pays de départ, de transit, de destination, éventuellement d’accueil. Nous comprenons et nous avons une compréhension fine de toutes les dimensions de la crise migratoire. Nous demandons que ces personnes en situation d’aussi grande précarité – ces migrants – soient traitées dignement. Qu’on sache les accueillir aussi, en tenant compte de ce drame qu’ils vivent, mais en même temps nous disons : agissons à la source du problème. Et ça, avec le président Macron, nous en avons beaucoup discuté.

    Qu’est-ce que vous pensez de sa proposition d’ouvrir des hot-spots pour traiter les demandes d’asile des pays voisins de la Libye ?

    Nous sommes tous en quête de solutions face à ce problème réel qui se pose à nous. C’est-à-dire : comment agir ? Comment faire aussi pour agir à la source du problème ? Donc je ne voudrais pas commenter dans le détail ce que la France elle-même est en train d’essayer d’envisager comme réponse adéquate. Je crois que c’est une préoccupation de tous les instants et pour nous tous.

    La Centrafrique, c’est un autre pays de l’espace francophone dont vous avez parlé qui est en crise et les choses semblent s’aggraver, malgré la présence des forces des Nations unies. Concrètement, qu’est-ce qui peut être envisagé ? Qu’est-ce qui peut être fait pour améliorer les choses ?

    Nous avons été là avec constance pour appuyer la République centrafricaine dans cette situation de crise gravissime et de sortie de crise. De Bangui, je me suis rendue jusqu’à Bambari, j’ai vu combien cette ville martyre, aujourd’hui libérée, se rassemble en toute dignité pour pouvoir relancer ses activités économiques. Et je vois les efforts de la Minusca. Là encore, il faut comprendre aussi l’importance de bien ajuster le mandat d’une force des Nations unies pour le maintien de la paix aux réalités du terrain. C’est-à-dire que ça ne peut être qu’une force d’intercession. Il faut aussi tout engager pour qu’il y ait une vraie défense du territoire et une protection des populations.

    Sur la RDC - la République démocratique du Congo - la commission électorale a clairement annoncé qu’il n’y aura pas d’élection d’ici la fin de l’année. De l’autre côté, le régime est en train de mettre en place des institutions au nom de l’accord du 31 décembre, mais qui ne sont pas reconnues par l’opposition et apparemment l’OIF continue de soutenir ce processus.

    Notre capacité est celle de pouvoir rassembler toutes les parties concernées dans l’esprit de ce dialogue national qui a produit l’accord du 31 décembre qu’on appelle aussi l’accord de la Saint-Sylvestre. Et l’accord que nous voulons voir mis en œuvre est déterminant. Nous travaillons aussi au plus près de la Céni pour renforcer ses capacités. C’est un travail que nous faisons en amont et que nous poursuivrons avec à la fois un appui technique réel. Nous avons déployé là notre expertise pour ce qui est du fichier électoral, tout le processus aussi d’enrôlement qui est difficile. Les conditions sur le terrain sont difficiles, mais nous restons là, présents. Nous avons su réunir ici même au siège de l’OIF tous les envoyés spéciaux, les représentants des pays qui font partie du groupe international de contact pour la République démocratique du Congo, pour les mettre également en présence des autorités, pour qu’il y ait ce dialogue si nécessaire afin d’agir sur les crispations à la fois nationales, mais les crispations aussi internationales. Et que l’on se comprenne. Que de manières lisible, réaliste et compréhensible, l’on voit dans quelles conditions se tient ce processus.


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