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    Lambert Mendé (RDC): «Il faut d'abord que les électeurs soient enrôlés»

    Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé, lors de la signature de l'accord, à Kinshasa, le 31 décembre 2016. REUTERS/Kenny Katombe

    Voici la réponse du gouvernement congolais à Félix Tshisekedi, fils de l’opposant historique et président du rassemblement de l’opposition, qui était notre invité hier. Il mettait en cause le président Kabila, accusé d’être le principal responsable du blocage du processus électoral, alors que la Céni n’a toujours pas publié de calendrier et que la présidentielle (prévue pour la fin de l’année par l’accord politique signé entre majorité et opposition sous l’égide de l’Église catholique) devrait être à nouveau reportée. Lambert Mendé, le ministre de la Communication de la RDC et membre du bureau politique de la majorité, est notre invité.

    RFI : Que répondez-vous à Félix Tshisekedi qui considère que Joseph Kabila est le principal obstacle, aujourd’hui, à l’organisation des élections ?

    Lambert Mende : Il a tout faux. Joseph Kabila est celui qui a permis justement que nous parvenions à organiser les opérations préélectorales et que nous puissions en être maintenant vers la fin.

    Oui, mais là, ça va être le deuxième report du scrutin depuis ce qui était la fin constitutionnelle du deuxième et dernier mandat du président Kabila.

    Ce n’est pas la fin du monde, parce que nous avions intégré cette éventualité dans les conclusions de nos discussions auxquelles monsieur Félix Tshisekedi avait participé avec moi. Et nous avions prévu que dans ce cas, trois institutions devaient se réunir, la Céni, le gouvernement et le Conseil national de suivi de l’accord, pour prendre les dispositions qui s’imposent. C’est précisément parce que nous avions des points de vue différents devant les difficultés qui s’étaient amoncelées qu’il y a eu une série de rencontres.

    Aujourd’hui, le Rassemblement de l’opposition n’est pas au gouvernement, n’est pas au Conseil national de suivi de l’accord, n’est pas non plus…

    Je ne pense pas que vous aillez raison. Une partie du Rassemblement n’est pas au gouvernement, une partie du Rassemblement est au gouvernement. Une partie du Rassemblement n’est pas au Conseil national de suivi de l’accord, une partie du Rassemblement est au Conseil national de suivi de l’accord.

    Pour le Rassemblement de l’opposition qui est, en tout cas, dirigé par Félix Tshisekedi, lui, va considérer qu’il n’y a pas d’inclusivité dans ce qui est en train de se passer aujourd’hui. Qu’est-ce que vous lui répondez ?

    C’est une interprétation qui est totalement subjective. Il y a, ici au Congo, beaucoup de gens qui pensent aussi que monsieur Tshisekedi ne parle même pas pour la base politique qu’il prétend représenter.

    La solution avancée par le président du Rassemblement de l’opposition, en tout cas Félix Tshisekedi, c’est de dire il faut une transition sans Joseph Kabila, courte, avec une personnalité la plus consensuelle possible. Qu’est-ce que ça vous inspire cette prise de position ?

    J’ai peine à croire ce que j’entends parce que ce monsieur Tshisekedi, son Rassemblement, et là ils sont tous d’accord, les deux tendances, qui se sont fait les champions du respect de la Constitution, ils ont même organisé des manifestations ici en nous accusant de vouloir simplement modifier la Constitution. Et cette proposition est tout à fait aux antipodes des dispositions de la Constitution qu’il prétend défendre.

    Dans quels délais est-ce vous espérez la tenue de l’élection présidentielle et des législatives ?

    Madame, la réunion entre les trois institutions que les concertations du Centre interdiocésain ont chargées de résoudre ce problème vient de commencer à Kananga. Je ne sais pas, d’abord, si cette concertation va se terminer, et en tout état de cause, il sera difficile à la Commission de nous donner une date avant d’avoir terminé l’enrôlement des électeurs.

    Donc ça veut dire que l’on a plusieurs mois à attendre avant d’obtenir un calendrier ?

    Même si on avait respecté l’accord du 31 décembre à la lettre sans les incidents de sécurité que l’on a enregistrés à Kananga, il faut d’abord que les électeurs soient enrôlés, qu’on connaisse leur nombre, qu’on répartisse les sièges, puisqu’il y a trois élections qui vont se dérouler en une séquence, selon l’accord du 31 décembre que nous tous nous défendons.

    Vous avez entendu mercredi matin Félix Tshisekedi parler de pression de la rue. Il compte donc appeler à manifester pour protester contre un nouveau report de la présidentielle. Quelle sera la position ou la réaction du gouvernement ?

    Je ne sais pas lire dans un marc de café pour savoir d’abord si la rue répondra à cet appel de monsieur Félix Tshisekedi, mais tant que rien n’est fait de manière concrète, je ne vois pas pourquoi je devrais commenter cela.

    Mais les manifestations sont interdites depuis presque un an. Est-ce qu’on peut vraiment jauger de la capacité de mobilisation de l’opposition s’ils ne peuvent même pas se rassembler ?

    Nous avons des problèmes de sécurité, ici, madame, il y a des gens qui sont morts, ici, dans cette ville. Nous avons devant les juges beaucoup de criminels qui ont profité de telles manifestations pour pouvoir commettre une série d’atrocités dont notre peuple a eu à souffrir.

    C’est quand la dernière fois qu’une manifestation de l’opposition a pu avoir lieu ?

    Vous avez quand même l’occasion de discuter avec monsieur Tshisekedi. Ils sont libres de parler, et je vous assure qu’ils ne s’en privent pas.

    Disons qu’il y a les Nations unies qui mettent en avant le fait qu’il y a une restriction de l’espace politique, que la plupart des dernières manifestations y compris la société civile pour réclamer la publication du calendrier, ont été dispersées partout, que les gens ont été arrêtés avant d’être relâchés pour la plupart, il y a quand même ce contexte-là.

    Il peut arriver qu’une manifestation dégénère et que la police procède à des arrestations administratives, mais, vous-même, vous venez de dire que ces gens ont été relâchés lorsque le calme est revenu. Il appartient à la police d’apprécier le caractère acceptable ou non d’une occupation de l’espace public.


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