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    À la Une: Paul Biya libère des leaders anglophones

    Le président camerounais Paul Biya à la 71e assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre 2016. Il a annoncé le 30 août 2017 la libération de deux leaders anglophones. REUTERS/Mike Segar

    La nouvelle est largement reprise par les médias camerounais. Ainsi, annonce Le Journal du Cameroun, « l’avocat Nkongho Agbor et l’enseignant Fontem Neba seront incessamment remis en liberté, suivant une décision du chef de l’État signée hier mercredi, et lue au journal de 17 h de la radio publique. Ils avaient été arrêtés en janvier dernier », rappelle Le Journal du Cameroun, « pour leur rôle dans la crise sociopolitique qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis octobre dernier. Agissant respectivement en qualité de dirigeants du Consortium des sociétés civiles du Cameroun occidental, les deux hommes avaient lancé des avis à “villes mortes”, observés les 09, 16 et 17 janvier. Ils étaient alors engagés dans les négociations initiées par le gouvernement aux fins de rechercher des solutions aux revendications corporatistes des avocats et des enseignants. Ils exigeaient, entre autres choses, la libération de toutes les personnes interpellées suite aux violences survenues à Bamenda le 08 décembre 2016, avant toute discussion avec le gouvernement. »

    Interrogé par Cameroon-Info.net, le professeur Messanga Nyamnding, membre du parti au pouvoir, le RDPC, se félicite de ces libérations: « C’est un acte politique, un acte d’entraînement, un acte qui apporte encore la preuve que Paul Biya est un homme de dialogue ». Pour lui, c’est la preuve que les autorités camerounaises veulent le dialogue.

    L’un des ardents soutiens de la cause anglophone, Me John Fru Nsoh, réagit aussi sur Cameroon-info.net: John Fru Nsoh salue l’acte du chef de l’Etat camerounais, mais émet des réserves. « Si c’est tout le monde qui est relaxé, c’est une très bonne chose, affirme-t-il. J’admets que c’est un pas très important qui vient d’être fait. Depuis plus de 7 mois, j’ai toujours dit qu’il y avait trois choses à faire: rétablir la connexion Internet, relaxer tout le monde et faire baisser la tension dans la zone en retirant tous les soldats qui sont un peu partout. Si les soldats sont toujours là comment va-t-on entamer les négociations ?»

    Un héritage colonial

    Deux leaders anglophones sont donc libérés pour le moment, Le Monde Afrique rappelle « Au total, près d’une trentaine d’anglophones étaient poursuivis pour “co-action d’actes de terrorisme, hostilité contre la patrie et rébellion”, selon l’acte d’accusation. Depuis novembre 2016, la minorité anglophone -  environ 20 % de la population camerounaise estimée à 22 millions -  proteste contre ce qu’elle appelle sa marginalisation, rappelle encore le journal. La grève des avocats, suivie de celle des enseignants, a dégénéré en crise sociopolitique dans les deux régions anglophones, au point de menacer le bon déroulement de l’élection présidentielle prévue en 2018. Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme alors que d’autres réclament la partition du pays. Deux solutions que refuse Yaoundé. »

    En Guinée, Ledjely.com commente aussi l’information: « Paul Biya espère que ce geste d’apaisement et de conciliation aidera à décrisper la crise. Mais il n’est pas certain qu’il obtienne ce résultat-là. Parce que parallèlement à cette mesure, on annonce, croit savoir le site guinéen, un déploiement massif des forces sécurité camerounaises dans les deux régions contestataires. On menace aussi certains médias des deux régions de fermeture. Il s’ajoute à ces problèmes conjoncturels que la crise de fond n’est toujours pas résolue. Et encore qu’il n’est pas certain que le président Paul Biya, à bientôt 85 ans, dont 35 passés au pouvoir, soit en mesure de trouver la solution à une crise héritée de la colonisation. D’autant que le problème anglophone semble s’être particulièrement nourri de la décadence économique du pays. »

    Et Ahmed Abba ?

    Aujourd’hui au Burkina s’exclame, « pourquoi, l’inamovible locataire du palais d’Etoudi ne se montrerait-il pas bon prince envers notre confrère de RFI, Ahmed Abba qui croupit en prison depuis deux ans et un mois ? Et qui a été condamné injustement. En dépit d’absences de preuves et de témoins et de travaux d’experts tirés par les cheveux, et de rapports d’audience à n’en plus finir, Ahmed Abba a finalement écopé en avril dernier, de dix ans fermes», rappelle le quotidien ouagalais. Alors, «pourquoi attendre un hypothétique jugement en appel, s’exclame-t-il, si le magistrat suprême, Paul Biya, peut user de son pouvoir discrétionnaire pour libérer un journaliste qui n’a fait que son travail ? En tout cas, le chef de l’État camerounais montrerait un visage humaniste s’il faisait libérer notre confrère. Le Cameroun en sortirait grandi, la liberté de la presse aussi !»


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