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    Les «Dreamers» en plein cauchemar

    Une manifestation pour le maintien des droits des «Dreamers» à Los Angeles le 1er septembre 2017. AFP/Frederic J.Brown

    Aux Etats-Unis le statut protégeant de l'expulsion les mineurs sans papiers est supprimé. C'est ce qu'a annoncé ce mardi le secrétaire d'Etat à la Justice. C'était l'une des promesses de campagne de Donald Trump. Cette décision très politique provoque beaucoup de remous dans les milieux économiques.

    Aujourd'hui 800 000 jeunes nés hors des Etats-Unis et arrivés dans la clandestinité avec leurs parents alors qu'ils étaient encore mineurs bénéficient de ce bouclier anti expulsion renouvelable tous les deux ans. Ce statut réservé à ceux qu'on a surnommés les rêveurs, les « Dreamers », a été instauré en 2012 par Barack Obama.

    C'était une question de bon sens et d'humanité : comment renvoyer des jeunes dans un pays qu'ils ne connaissent pas, dont ils ne maîtrisent parfois pas la langue, et où ils n'ont plus guère de repère ? Par ailleurs leur présence est un bienfait pour l'économie américaine. Ces jeunes étudient, travaillent, font leur service militaire et donc contribuent à la prospérité des Etats-Unis. Mais dorénavant plus personne ne peut accéder à ce statut, et les bénéficiaires perdront leur couverture le 5 mars prochain.

    Un « Dreamer » sur quatre vit en Californie.

    C'est donc naturellement les patrons de la côte ouest qui se sont le plus mobilisés pour les soutenir. 350 grands patrons ou responsables d'institutions ont signé il y a quelques jours une lettre ouverte en leur faveur. Parmi eux on retrouve les grands noms de la Silicon Valley, Tim Cook pour Apple ou Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook. Ou encore Jeff Bezos pour Amazon. Mais aussi des capitaines d'industrie comme Mary Bara à la tête de General Motors et même le financier le plus avisé des Etats-Unis, le milliardaire Warren Buffet. Tous rappellent que ces jeunes constituent une force de travail vitale pour leurs entreprises ou pour l'économie. Le parcours de certains en dit plus long qu'une démonstration chiffrée. L'actuel patron de Microsoft Satya Nadella est né en Inde et le tout nouveau patron de Uber est né en Iran.

    L'un des rares chefs d'entreprise qui conseille encore le chef de la maison blanche est lui aussi favorable au maintien du statut des « Dreamers ».

    Le milliardaire Stephen Schwartzman qui dirige le fonds BlackStone veut conserver ce système. Sa disparition serait d'après lui néfaste pour le bon fonctionnement du marché de l'emploi et par ailleurs calamiteuse pour l'image des Etats-Unis. Le sort des « Dreamers » qui passionne et divise l'Amérique n'est que la partie émergée du problème.

    Il y a aujourd'hui 11 millions de travailleurs clandestins aux Etats-Unis et dans bien des secteurs, ils sont indispensables.

    Au champ comme au chevet des personnes âgées, les citoyens américains ne se précipitent pour décrocher un emploi. Le président Obama envisageait de les régulariser, il avait réintroduit le Dream act en 2011, mais il a dû plier devant le congrès. Car depuis la crise de 2008, le vent a changé : la Nation des migrants rejette les nouveaux arrivants. Le Congrès a six mois devant lui pour proposer une alternative à tous ces jeunes qui vivent maintenant un vrai cauchemar !


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