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    La Roumanie autorise l'abattage de 140 ours et 97 loups

    Un ours brun photographié dans le village de Berezivka près de Zhytomyr, en Ukraine le 15 août 2017. REUTERS/Gleb Garanich

    Les animaux sauvages sont les symboles des Carpates roumaines. Mais les multiples incidents qui ont eu lieu récemment, causés principalement par des ours, prouvent aussi qu'il s'agit d'une source de problèmes que les autorités peinent à endiguer. L'annonce de la reprise de l'abattage d'ours et de loups n'est en tout cas pas faite pour rassurer les associations roumaines de défense de l'environnement.

    De notre correspondant à Bucarest,

    Gratiela Gavrilescu, la ministre roumaine de l'Environnement, a autorisé ce lundi 4 septembre l'abattage ou le déplacement de 140 ours et 97 loups. Son annonce fait suite à une recrudescence des incidents provoqués par des plantigrades dans les campagnes, mais aussi, et parfois, en ville. Les loups sont quant à eux beaucoup plus discrets, même s'ils sont environ 4 000 dans le pays.

    La Roumanie compte environ 6 000 ours bruns, soit 60 % de la population européenne. Ils sont concentrés dans les régions autour des Carpates, en plein cœur du pays. Certains départements comptent plus de 1 000 de ces ours et il y a eu des débordements. L'an passé déjà, l'ancienne ministre de l'Environnement avait voulu autoriser la chasse de 552 ours, 657 loups et 482 lynx, mais l'opinion publique, et notamment les écologistes, était montée au créneau.

    140 ours et 97 loups concernés

    Le nombre d'exemplaires concernés par la dérogation est bien plus faible cette année : 140 ours et 97 loups. Il y a eu aussi plusieurs incidents marquants ces 12 derniers mois. En octobre dernier, les images d'un ours abattu en pleine ville de Sibiu, dans le centre du pays, avaient fait le tour des télévisions.

    Poursuivi par la police, les riverains, les chasseurs et les associations écologiques, le plantigrade de 170 kg avait joué avec les nerfs des locaux durant trois bonnes heures avant d'être tué, divisant fortement l'opinion publique. Pour certains, il fallait l'abattre ; pour d'autres, notamment les défenseurs de l'environnement, celui-ci aurait dû être capturé puis relâché.

    Par ailleurs, dans la région de Hargita, toujours dans les Carpates, près d'une dizaine de personnes ont subi des attaques d'ours depuis le début d'année, dont deux bergers sévérement blessés en juillet dernier. Cinq cents personnes, notamment des fermiers de la région, avaient fait le déplacement dans la capitale cet été pour exiger d'abattre les spécimens dangereux. En accordant cette dérogation, la ministre de l'Environnement les a sans doute écoutées.

    La chasse à l'ours proscrite

    Gratiela Gavrilescu a obtenu le feu vert d'une commission scientifique qui a estimé que la dérogation ne mettait pas en danger la conservation des deux espèces. L'ordre ministériel prévoit aussi que l'abattage ou le déplacement d'ours et de loups ne se fera qu'avec l'accord des autorités de protection de l'environnement.

    Autre crainte que la ministre souhaite dissiper : ce sont seulement des personnes assermentées qui pourront tuer les animaux. On sait que la chasse à l'ours, interdite par la loi, a longtemps été très prisée en Roumanie.

    Le lobby des chasseurs, connu pour gonfler les chiffres des populations d'ours, fait régulièrement pression pour obtenir des dérogations. Mais les écologistes sont sur le qui-vive. Ils exigent des abattages seulement au cas par cas et uniquement d'ours ayant attaqué des humains ou provoqué des dommages importants.

    Plus largement, et toujours selon les associations de défense de l'environnement, ces mesures ne vont pas résoudre les problèmes de fond auxquels sont confrontés les ours dont les habitats ont été fragilisés ces dernières années à cause des déforestations. Pour beaucoup, cela explique les incursions et les comportements déviants de ces derniers mois.

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