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    A la Une: les manifestations monstres au Togo

    Manifestation de l'opposition le 6 septembre 2017 au Togo. PIUS UTOMI EKPEI / AFP

    « Des marées humaines hier dans les rues du pays, s’exclame le quotidien togolais Liberté. A Lomé, la mobilisation était si monstre (les organisateurs parlent d’un million de personnes) que plusieurs boulevards étaient envahis au même moment. (…) La mobilisation était forte aussi bien dans la capitale que dans les autres villes du pays. »

    « Officiellement, explique le journal, ces manifestations étaient destinées à réclamer le retour à la Constitution originelle de 1992, l’effectivité du vote de la diaspora, des réformes électorales… Mais au-delà de ces motivations avancées, pointe Liberté, c’est le départ de Faure Gnassingbé que les leaders de l’opposition et les populations ont réclamé. »

    En effet, poursuit le quotidien de Lomé, « pour les organisateurs, cette mobilisation était l’occasion pour le peuple d’exprimer son ras-le-bol. " Nous sommes unis pour atteindre l’objectif de la fin du régime RPT/UNIR. Nous sommes déterminés et la mobilisation le montre ", a déclaré (l’opposant) Jean-Pierre Fabre, dans une interview accordée en début de meeting. »

    L’opposition en position de force

    Dans un autre entretien accordé au site Letogolais.com, Jean-Pierre Fabre revient sur l’origine de la crise : « Tous les Togolais connaissent les principales raisons de la tension actuelle. Depuis plusieurs décennies, le pays connaît une crise profonde. Depuis 1963, plus d’un demi-siècle, le Togo est une dictature militaire à la fois brutale, sanglante et sournoise. »

    « Malgré tous nos efforts, rien n’a pratiquement changé. En dépit d’un multipartisme qui n’est finalement qu’apparent (…) le sentiment largement partagé au sein des populations, conclut Jean-Pierre Fabre, est que M. Faure Gnassingbé et sa cour usent de tous les subterfuges possibles pour rester indéfiniment au pouvoir. »

    Autre opposant, le président du Parti national panafricain, Tikpi Atchadam, s’exprime sur le site d’information Ici Lomé : « Tout le monde est là ; c’est une marche républicaine. Mais de mémoire d’homme, les Togolais ne sont jamais sortis aussi massivement, s’exclame-t-il. Aujourd’hui, le peuple a son destin en main. C’est à lui de décider, nous sommes seulement des intermédiaires. Nous voulons le retour à la Constitution de 1992 et le vote de la diaspora. Ou alors, Faure Gnassingbé doit déguerpir. »

    Un pouvoir essoufflé

    Pour Ledjely.com en Guinée, « après un règne cumulé d’un demi-siècle à la tête du Togo, la monarchie Eyadema montre des signes d’essoufflement. Rebutant les Togolais tout autant pour cette longévité imméritée au pouvoir que pour l’approche cavalière et arrogante et les procédés antidémocratiques, le pouvoir togolais ne fait même plus peur. Ainsi, les populations ont massivement répondu à l’appel à la manifestation que l’opposition réunifiée pour la circonstance, avait émis dans une dizaine de villes du pays. »

    « Cristallisée dans les réformes constitutionnelles exigées par les opposants, la crise de confiance entre les autorités et les populations pourrait cependant très vite se muer en une révolution insurrectionnelle, prévient Ledjely. C’est ainsi que parmi les mots d’ordre que clamaient les manifestants de ce mercredi, il y avait des appels à la démission de Faure Gnassingbé, le président de la République qui a succédé à son père il y a 12 ans. D’où l’intérêt de celui-ci et de son entourage à ne surtout pas chercher à jouer au plus malin. »

    Oui, « virage dangereux pour Faure », renchérit Wakat Séra au Burkina. « Décidément, la peur a changé de camp. Jadis tenues en respect par des forces de défense et de sécurité sans pitié, les populations togolaises semblent avoir, enfin, compris que " seule la lutte paie ". Pour les deuxièmes manifestations publiques visant à exiger des réformes politiques au régime du président, les données ont évolué. »

    « Malgré les menaces de la police, qui a poussé le bouchon jusqu’à étouffer Internet, ils ont été des milliers à sortir dans les rues de la capitale pour défier les forces de l’ordre. Cette fois-ci, l’exigence de plus de liberté et de démocratie n’est plus taboue dans ce pays où règne le même clan depuis pratiquement 50 ans. »

    Maintenir la pression

    Pour sa part, le pouvoir togolais se dit désormais prêt à modifier la Constitution pour réintroduire une limitation des mandats présidentiels. Commentaire de Walf Quotidien à Dakar : « Si le pouvoir de Lomé confirme bien cette volonté, il y a lieu de se réjouir parce que le peuple togolais découvrira d’autres autorités que celles de la famille Gnassingbé au pouvoir, il y a 50 ans. »

    L’opposition, elle, n’y croit pas trop. « L’opposition qui entend continuer la pression de la rue pour pousser Faure Gnassingbé à changer de fusil d’épaule, pointe encore Walf Quotidien. De nouvelles manifestions sont annoncées ce jeudi à travers tout le territoire. »

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