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    La baisse du dinar tunisien fait tousser l'économie

    Des dinars tunisiens Getty Images/Veronica Garbutt

    La Tunisie est confrontée à une crise monétaire de grande ampleur. Le dinar tunisien ne cesse de chuter face à l’euro. Depuis 2015, il a perdu un tiers de sa valeur et la dépréciation s’accélère depuis le mois d’avril dernier. Une chute due aux déficits abyssaux des comptes publics et qui qui pénalise les consommateurs et les entreprises.

    Depuis le printemps, les consommateurs tunisiens vivent dans l’angoisse. Où qu’ils posent les yeux, les étiquettes valsent, les factures s’alourdissent, les prix augmentent… Et les classes moyennes ne s’en sortent plus. Comme Sana, une jeune institutrice. « Tous les jours, on découvre des difficultés. Ils ont augmenté le gasoil, les fruits, les légumes. Chaque jour ! Même les factures... Il y a toujours des augmentations de TVA. Pour l’électricité, l’internet, etc. », déplore Sana.

    Le dinar tunisien a perdu 20 % de sa valeur en cinq mois, un tiers en deux ans. Du coup les produits importés et les matières premières sont plus chers. Mahmoud Ben Romdhane, professeur d’économie, estime que la Banque centrale n’a pas d’autre choix que de laisser filer sa monnaie. « La Tunisie a de moins en moins de ressources, de moins en moins de réserves en devises, constate-t-il. Si la Banque centrale ne laissait pas la monnaie se déprécier, elle serait face à un assèchement de ses réserves en devises et ne pourrait plus payer sa dette ni les importations que le pays effectue. »

    Des dépenses excessives de l’État tunisien

    C’est l’ampleur des déficits budgétaires et commerciaux additionnés à ceux des entreprises publiques qui explique donc cette crise. Car pour acheter la paix sociale, l’État tunisien a trop dépensé. « La résolution des pressions sociales s’effectue à travers les recrutements dans la fonction publique et dans les entreprises publiques, explique Mahmoud Ben Romdhane. Nous sommes, la Grèce et nous, 11 millions d’habitants. En Grèce, en 2010, ils avaient à peu près 600 000 fonctionnaires ; et nous aussi. Mais la Grèce a réduit ses effectifs de 125 000, alors que nous, nous avons augmenté nos effectifs de 125 000 ! », s’exclame-t-il.

    Les exportateurs sont les rares à voir un aspect positif à cette dépréciation monétaire. Tarak Cherif, le président de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie, juge que cette dévaluation rampante pourrait donner un coup de fouet à certains secteurs. « Tout ce qui est matières premières comme les phosphates, les produits agricoles, ou également tout ce qui est mécanique, mécatronique... Il y a beaucoup de secteurs qui, à mon avis, auront un supplément de compétitivité à l’export », assure-t-il.

    Mais le pari est risqué. Tant que les déficits ne seront pas maitrisés, le gouvernement tunisien n’aura pas de prise sur le cours de sa monnaie. En attendant, l’agence de notation Moody’s a dégradé la note tunisienne. Elle est désormais jugée « spéculative ».


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