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    Des ouragans de plus en plus violents et de plus en plus coûteux

    Dégâts causés sur l'île franco-néerlandaise de Saint-Martin lors du passage de l'ouragan Irma, le 7 septembre 2017. Netherlands Ministry of Defence- Gerben van Es/Handout/Reuters

    Hier Harvey, aujourd’hui Irma et demain Jose : les ouragans sont de plus en plus fréquents et leurs dégâts importants. La facture de ces catastrophes naturelles elle aussi s’alourdit.

    Pour les Antilles françaises saccagées par Irma, les assureurs parlent de 200 millions d’euros de dommages. C’est une estimation basse, basée sur l’expérience passée. Or les dégâts causés par Irma sont d’une ampleur inédite. Ce chiffre sera sans doute largement revu à la hausse. Surtout si on prend en compte toutes les régions ruinées par l’ouragan.

    Irma poursuit en ce moment sa trajectoire vers la Floride où on redoute le pire. Selon la Croix-Rouge, Irma va affecter, voire bouleverser, la vie de 26 millions de personnes. Son coût économique total pourrait se calculer non pas en millions, mais en milliards d’euros ou de dollars.

    Un institut américain de prévision météo parle de la tempête la plus coûteuse de tous les temps

    Quelques jours auparavant c’était Harvey qui détenait ce triste record, selon l’institut AccuWeather. Les 190 milliards annoncés par cet institut relèvent encore de l’hypothèse, l’administration américaine est beaucoup plus prudente, elle table plutôt sur un coût de 70 milliards de dollars pour Harvey. Les modèles qui servent à faire ces estimations ne prennent pas forcément en compte les mêmes données, certains induisent le manque à gagner, qui sera dans le cas des Antilles lié au début possible ou non de la saison touristique en décembre prochain.

    Une chose est sûre : il y a une inflation exponentielle du nombre de cyclones et de leurs coûts économiques. On était dans les années 1990 à cinq ou six catastrophes par an aux États-Unis ; depuis 2005, c’est plutôt dix ou douze. Sandy en 2012 a généré 70 milliards de dollars de dépenses et Katrina en 2006, 160 milliards de dollars.

    Les compagnies d’assurance peuvent-elles supporter une telle inflation ?

    La profession « est en capacité de faire face à d’importantes catastrophes naturelles et elle va le prouver », affirme ce matin l’un de leurs représentants. En fait les assureurs se frottent les mains, car dans les pays émergents le taux de couverture est encore très faible, la multiplication des désordres climatiques va donc augmenter leur portefeuille de clients.

    Et puis il faut garder à l’esprit que l’assurance couvre les dégâts directs, mais pas nécessairement ceux provoqués par les pluies torrentielles et les inondations qui surviennent de plus en plus fréquemment après le passage d’un cyclone ou d’un ouragan. Dans le cas d’Harvey, ce sont surtout les effets secondaires qui ont été ravageurs, tandis qu’Irma emporte tout sur son passage. Irma pourrait donc être plus dure à digérer pour le secteur.

    Les dommages économiques sont aussi liés aux zones géographiques les plus affectées par ces catastrophes

    Les cyclones se déchaînent souvent sur les côtes. C’est-à-dire là où sont concentrées les populations et leurs richesses. En Floride, par exemple, les biens assurés sont estimés à 100 milliards d’euros. Plus les pays sont riches plus la facture est élevée. La demande accrue qui survient après une catastrophe naturelle fait aussi grimper la note. Au Texas, on s’attend à des surcoûts et des délais rallongés à cause du manque de main-d’œuvre et de matériaux.

    Dans les pays les plus pauvres, on se demande déjà où trouver l’argent pour financer la reconstruction. En Sierra Leone où 500 personnes ont péri cet été dans un glissement de terrain, les dons pour parer à l’urgence ont afflué, mais il faut maintenant des capitaux pour reconstruire sur le long terme les maisons et les infrastructures détruites.


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