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    A la Une: «Irma», le jour d’après

    Dégâts causés sur l'île franco-néerlandaise de Saint-Martin lors du passage de l'ouragan Irma, le 7 septembre 2017. Netherlands Ministry of Defence- Gerben van Es/Handout/Reuters

    Après le passage du méga-ouragan Irma dans les Caraïbes, l’heure est à la solidarité pour réparer la dévastation. Face à un tel désastre, l’urgence, désormais, c’est la mobilisation des bonnes volontés. Tout, en effet, n’est que ruine et ravages à la Une des quotidiens français. « La désolation », lance Le Parisien ; « le désastre », s’alarme Libération ; « les Antilles face à une catastrophe humanitaire », prévient Le Figaro ; « après le déluge », alerte La Croix. En visite en Grèce, le président Macron l’a souligné, « c’est la France qui est touchée ».

    Justement. Les yeux fixés au large, le quotidien catholique en appelle ce matin à la solidarité de ses lecteurs en métropole. Les habitants de ces îles sont « nos concitoyens », rappelle à son tour La Croix. Nous leur devons une pleine solidarité « dans les deux dimensions du temps et de l’espace ». Nos compatriotes des Antilles auront besoin d’attention et de renfort « pendant des mois, peut-être des années ». Pas sûr que, dans les heures qui viennent, nous fixerons suffisamment le regard sur la trajectoire d’Irma, lorsque cette tempête touchera Haïti ou Cuba. « Les tempêtes ignorent les frontières. Essayons d’abaisser celles de la sollicitude », sermonne le journal catholique.

    Le Parisien n’écrit pas autre chose, appelant également à une « solidarité durable dont vont avoir besoin les sinistrés pour se relever de cette épreuve ».

    Irma : urgence écologique

    Au-delà de la mobilisation, il conviendra de tirer la leçon de cette catastrophe. Et sans attendre, une bonne partie de la presse s’y emploie ce matin. Témoin L’Humanité, qui dénonce une « meurtrière impréparation ». Pour le quotidien communiste, c’est, justement, l’humanité qui est « dans l’œil du cyclone ». Et la violence avec laquelle la nature « présente l'addition » devrait « sonner la charge » d'une vaste mobilisation internationale, insiste L’Huma, car, si le réchauffement climatique ne crée pas « directement » ces tempêtes, les scientifiques s'accordent à dire qu'il en accentue « sérieusement » l'intensité et les effets. Et L’Humanité y voit une place « libre » pour de « nouveaux modèles de développement » autre que la « production capitaliste » qui n’a « plus d’avenir ».

    Mais il n’y a pas que cette lecture marxisante des forces de la nature ce matin dans la presse. Accablés par l’impact d’Irma, de nombreux journaux se bornent à rappeler l’urgence écologique.

    « Ce qui vient de se produire doit être un choc salutaire pour les gouvernants de la planète, prévient ainsi le journal Les Echos (...). A raison d'une conférence universelle par an, le processus onusien est devenu trop lent (...) Il est grand temps de changer de braquet (…) Ce que les dirigeants du monde développé ont su faire contre la menace terroriste, l'unité, ils doivent le faire contre le danger climatique... Irma doit changer aussi notre vision du monde », martèle le quotidien économique français.

    Irma : accusé Donald Trump

    Soyons clair, même s’il est ici question des dirigeants de la planète, celui qui est le premier visé, c’est Donald Trump. Pour le journal Le Républicain lorrain, ça ne fait aucun doute. « Alors qu'en Asie et en Afrique s'abattent pluies diluviennes, comment, à l'instar des climato-sceptiques, détourner la tête de la montée des périls qu'accélère l'inexorable fuite en avant, se demande, indigné, ce quotidien de l’est de la France ? Succédant aux dégâts de la tempête Harvey, la menace que constitue Irma pour la Floride sonnera-t-elle le glas de l'entêtement de Donald Trump ? », s’interroge plus explicitement Le Républicain lorrain.

    « Il est criminel, comme Donald Trump, de refuser de voir le problème, s’étrangle Le Courrier picard. Dix jours après le passage de Harvey au Texas, Irma devrait toucher la Floride dimanche, avec une force atténuée. Pas suffisant sans doute pour faire revenir le président américain sur sa décision de sortir de l'accord Climat, craint ce journal du centre-nord du pays. Mais au moins pour rappeler la dimension internationale d'un phénomène qui nous affecte tous. »

    « Ce qu'on attend de Donald Trump, mais aussi de tous les responsables du même échelon, c'est l'engagement résolu d'appliquer les accords, enchérit Sud-Ouest. Et d'aller plus loin. »

    Le Foll : la tentation de Solferino

    En politique en France, Stéphane Le Foll fait sa rentrée. Ce proche de François Hollande n’exclut pas de se présenter à la tête du Parti socialiste. La direction du PS ? « Pourquoi pas », dit Stéphane Le Foll au journal Le Parisien. L’ancien ministre de François Hollande le dit aussi : « Je ne voterai pas la loi de validation des ordonnances » portant réforme du droit du travail en France.

    FN : rentrée chargée

    Marine Le Pen fait elle aussi sa rentrée politique demain à Brachay, village de Haute-Marne, dans l’est de la France. Elle était hier soir à la télévision. Une rentrée chargée, que Libération baptise « la rentrée des crasses », et qui sera celle de la « transformation profonde » du parti, avec, fin septembre, une large consultation sur la ligne future du Front et sur un éventuel changement de nom, avant l’université des élus, début octobre à Poitiers, un tour de France, puis, si tout se passe comme prévu par Marine Le Pen, le congrès « refondateur », en mars 2018.

    On l’a dit, le FN est en crise. Mais les « causes profondes » qui expliquent sa « force » sont toujours « à l’œuvre » sous la « surface tumultueuse » de la vie du parti, prévient Libération : « fracture sociale, désagrégation urbaine, angoisse identitaire, chômage de masse » ; c’est ce que ce journal appelle les « ingrédients de la mauvaise soupe brune » et auxquels Libé ajoute la « lancinante propagande des élus et des intellectuels » qui annoncent la « dissolution » de la France dans le « magma supposé » de la mondialisation.

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