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    Eau douce à gogo grâce aux nanos

    Environ 70 % de la Terre est recouverte d'eau. Getty Images/Studio 504

    En utilisant des nanotubes de carbone 50 000 fois plus fins qu’un cheveu, des biophysiciens américains sont parvenus à filtrer à 100 % de l’eau de mer ?

    L’eau potable sur notre planète bleue, c’est la vie ! Malgré tous les progrès indéniables pour combattre les pénuries de cette ressource vitale, d’importantes inégalités subsistent dans le monde. Selon le site de l’association Water.org, quelque 700 millions de personnes sur la planète sont toujours exclues des circuits de distribution d’eau, y compris dans la plupart des pays qui ont développé sur leurs côtes maritimes des usines de dessalement. Une industrie lourde qui nécessite, par ailleurs, des infrastructures coûteuses et de grandes quantités d’électricité pour son fonctionnement.

    Peut mieux faire ! affirment aujourd’hui les chercheurs du Laboratoire national Lawrence Livermore et de l’université de Boston aux États-Unis. En utilisant des nanotubes de carbone 50 000 fois plus fins que l’un de nos cheveux, les biophysiciens américains se sont encore une fois inspirés de la nature ; notamment des « aquaporines », une famille de protéines qui entoure toutes les cellules biologiques, ne laissant passer que des molécules d'eau. Un filtre naturel et universel, puisque nous le retrouvons à l’œuvre aussi bien dans le règne végétal qu'animal. Les nanotubes de carbone créés par les scientifiques américains agissent de même.

    Surpasser les performances de la nature

    Dans un tube microscopique, une structure d’atomes de carbone assemblés sous forme de maillage très serré ne laisse passer que les particules d’eau en file indienne, interdisant aux autres composés comme le sel ou des imputés d’emprunter le même chemin. « Le canal hydrophobe étroit oblige les molécules d’eau à se déplacer en convoi, à la queue leu leu, le phénomène est similaire à celui des canaux d'eau biologiques les plus performants », expliquent les chercheurs dans une vidéo sur le site de leur université.

    Et chose remarquable, ils ont largement surpassé les performances de Dame nature, le débit de leur nanotube filtrant est dix fois supérieur à celui des canaux biologiques. Les scientifiques espèrent d’ici à dix ans mettre au point des usines de dessalement ou des systèmes de purification portatifs qui pomperont directement l’eau saumâtre ou celle des océans à l’aide de leur procédé. La principale difficulté réside aujourd’hui en la fabrication industrielle de membranes filtrantes à un coût raisonnable qui seraient alors composées de milliards de nanotubes par centimètre cube.

    En revanche, si cette innovation tient toutes ses promesses, elle résoudrait le problème de la pénurie d’eau potable responsable chaque année du décès d’environ 2,6 millions de personnes dans le monde.

    Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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