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    6000 tonnes de tomates bientôt produites au nord de Paris

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    La construction des serres devrait se terminer à la fin du mois de décembre. RFI/Sixtine Lys

    Deux producteurs belges ont investi 15 millions d’euros dans des terres à Arques, près de Saint-Omer. La société, Les Serres des Hauts-de-France, devrait produire 6000 tonnes de tomates, soit 10% de la consommation locale. La première récolte est prévue fin mars, mais les serres commencent seulement à sortir de terre. Reportage de Sixtine Lys.

    Ce matin, sur le chantier, la terre est détrempée à cause des fortes précipitations de la nuit. A priori, ce ne sont pas les conditions idéales pour faire pousser des tomates. « Au contraire », rétorque Kevin Vandevelde, co-gérant des Serres des Hauts de France. « Ici, c’est comme en Belgique. On est mieux pour cultiver les tomates que dans le sud de la France ou en Espagne. Les températures sont moins extrêmes. A 35 ou 40 degrés, ce n'est pas bon pour les plants. Ici, on peut cultiver les tomates toute l’année » explique-t-il.

    Kevin Vandevelde est co-gérant des Serres des Hauts-de-France, encore en construction, avec son frère Jonas Vandevelde. RFI/Sixtine Lys

    Ce qui permet un tel volume, 6000 tonnes par an, ce sont les 9 hectares de serre en construction. « Sous serre, on peut tout maîtriser. On n'a pas besoin de produits phytosanitaires, on peut contrôler l’eau, la température... » Malgré tout, les tomates - qui porteront la marque Les Nouveaux Producteurs - n'on pas le droit au label bio, encore réservé aux cultures en plein champ. Et qu’on ne reproche pas aux Vandevelde de faire de l’hors-sol. « Les tomates sous-sol en Europe, ça n'existe pas, à part dans les jardins des consommateurs ou chez les petits producteurs. Que ce soit dans le sud de la France, en Espagne, ou au Maroc, toutes les tomates sont produites hors-sol ».

    Si ce n'est pas la culture hors-sol, comment expliquer le manque de goût des tomates dans la grande distribution ? « Par la variété, d'abord. Mais aussi par le temps de transport entre le lieu de production et le magasin. Si on les vend dans le coin, on peut les cueillir plus rouges et plus mures ».

    Et la demande locale est forte. Jacques Ribaille est consultant, il accompagne les producteurs belges dans le projet.

    « Il est constaté qu’au Nord de Paris, il y n’y a pas du tout de production de tomate, alors que nous avons plus de huit millions d’habitants et que la consommation théorique est de 60 000 tonnes de tomates fraîches. »

    Pour répondre à la demande, les Vandevelde et la coopérative belge Reo Veiling ont mis les moyens : 15 millions d’euros. « L’objectif n’est pas d'accaparer des terres françaises. C’est justement d’aider l’agriculture française à se développer. L’implantation de ces serres de tomates sur la région vient en complément des productions existantes, telles que le chou-fleur et l’endive. Cette nouvelle production va apporter une dynamique à tout le bassin et donc aux producteurs. »

    Une cinquantaine de poste sont à pourvoir, en CDI, CDD, ou emplois saisonniers… Les Hauts-de-France étaient la région la plus touchée par le chômage l’année dernière. L’exploitation a déjà reçu des centaines de candidatures spontanées.

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