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    Législatives en Autriche: les réfugiés au coeur de la campagne

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    Sebastian Kurz est le président du Parti populaire autrichien (ÖVP). Dragan Tatic/wikimedia.org

    Dans un peu plus d’un mois, le 15 octobre, se tiendront en Autriche des élections législatives anticipées. C'est un scrutin proportionnel qui aboutira à l’élection d’un chancelier fédéral. Sebastian Kurz, l’actuel ministre des Affaires étrangères, fait figure de favori : son parti, l’ÖVP, est en tête dans les sondages avec 33 % des intentions de vote. Il a dévoilé il y a quelques jours la première partie de son programme conservateur. Une mesure a retenu l’attention : la réduction des aides versées aux réfugiés.

    Avec notre correspondante en Autriche, Isaure Hiace

    Sebastian Kurz veut réduire l’allocation versée aux réfugiés, c’est-à-dire aux personnes qui ont obtenu l’asile en Autriche, à 560 euros par mois, pour une personne seule. Actuellement, les réfugiés ont droit aux mêmes aides que les Autrichiens qui sont dans une situation précaire. Aide qui varie de 800 à 900 euros par personne selon les régions. Pour les réfugiés, ce serait donc presque deux fois moins si Sebastien Kurz est élu à la chancellerie. Et moitié moins que ce qu’une quarantaine d’organisations sociales définissent comme le seuil de pauvreté.

    Les réfugiés pourront de nouveau toucher une aide « normale » si au bout de 5 ans, ils peuvent prouver qu’ils ont eu un emploi régulier pendant au moins un an.

    Une proposition au timing millimétré

    La première partie du programme de Sebastien Kurz arrive assez tard dans la campagne, à un mois de l’échéance, mais elle arrive à un moment décisif. En effet, les sondages sont assez serrés : l’ÖVP est en tête avec 33 % des intentions de vote, mais juste derrière, les sociaux-démocrates du SPÖ et le parti d’extrême droite le FPÖ se disputent la deuxième place, tous deux se situant autour de 25 % des intentions de vote. L’Autriche étant une République fédérale, il est très important d’arriver nettement en tête pour pouvoir organiser la très probable coalition.

    Or, dans cette campagne, l’un des thèmes porteurs est l’immigration. Sujet très largement évoqué par les partis politiques. L’Autriche fait face, en effet, à de très nombreuses demandes d’asile. 40 000 en 2016, selon Eurostat, moitié moins qu’en 2015, mais pour un pays qui compte moins de 9 millions d’habitants, ce chiffre reste conséquent.

    Sebastian Kurz fait donc de l’immigration un thème important de sa campagne. Dans son programme, le jeune chef des conservateurs explique : « Nous devons protéger notre système social (...) sur le long terme. Pour y parvenir, nous devons le préserver d’une montée de l’immigration ». Il se rapproche ainsi des positions de l’extrême droite, le FPÖ.

    Le FPÖ accuse Kurz de voler leurs idées

    Le candidat du FPÖ à la chancellerie, Heinz Christian Strache, a dénoncé dans une interview le programme de Sebastian Kurz. Il estime que ce dernier a tout simplement volé les idées du FPÖ sur l’immigration et l’économie. Ce qui est intéressant, car il y a de fortes chances pour que la future coalition rassemble l’ÖVP et le FPÖ. Sebastian Kurz est en effet le favori actuellement pour devenir chancelier et si le jeune leader conservateur affirme se situer entre le FPÖ et le SPÖ, certains points de son programme, comme l’immigration, laissent penser qu’il choisira de gouverner avec l’extrême droite. D’ailleurs, il est à l’origine de ces élections législatives anticipées, car il voulait mettre fin à la coalition actuelle entre sociaux-démocrates et conservateurs.


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