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    Quel papier pour les livres de la rentrée littéraire?

    Une paire de lunettes posée sur un dictionnaire. © GettyImages/aloha_17

    Moment fort de l'édition en France, la rentrée littéraire consomme aussi beaucoup de papier et il provient de pays de plus en plus lointains, dont le Brésil. Une économie pour la filière, mais un coût social, financier et environnemental, chiffré dans un rapport de Basic.

    L'édition française va chercher son papier de plus en plus loin pour sa rentrée littéraire. Pour fabriquer les quelque 65 millions de livres qu'elles comptent vendre d'ici Noël, les maisons d'édition, de moins en moins nombreuses et de plus en plus concurrentes, veulent réduire leurs coûts. Non seulement l'impression est délocalisée pour ce qui est des romans, en Italie, au Portugal et en Europe de l'Est.

    Mais plus de la moitié du papier «non couché» utilisé pour ce type de livres est fabriqué hors de France. Quand il l'est encore, c'est la pâte à papier, qui est au deux tiers, importés. Du Portugal et d'Europe du Nord, mais de plus en plus du Chili, d'Uruguay et surtout du Brésil, devenu le premier fournisseur mondial de cette pâte à papier dite « marchande », parce qu'elle voyage d'un pays à l'autre.

    Le modèle est économique pour la filière de l'édition française, qui parvient à réaliser des profits de 70 millions d'euros sur le livre «noir» de type roman, mais les coûts sociaux et environnementaux pèsent les trois quarts de cette somme, ont calculé les auteurs de Basic. Des coûts qui ne sont pas supportés par la filière, mais par la collectivité en France ou au Brésil, en termes de subventions, d'emplois supprimés, de consommation d'eau ou de pollution.

    Un bilan aggravé par le gaspillage croissant en bout de chaîne puisque 25% des livres, les invendus, sont mis au pilon en France et qu'ils ne sont pas recyclés. L'édition exige pour ses romans un papier blanc. Le papier recyclé suffisamment blanc part dans les mouchoirs et autres papiers d'hygiène. Le rapport invite les éditeurs et les lecteurs à s'accommoder d'un papier un peu plus gris sur les étals des librairies.

    Mais également à se soucier davantage pour la fibre de papier vierge, de la certification des forêts d'où elle est issue. Car les liseuses électroniques ne sont pas non plus la panacée, elles prélèvent aussi beaucoup de matières premières du sous-sol, consomment de l'énergie et leur obsolescence est beaucoup plus rapide que celle d'un bon vieux livre.

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