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    Trump empêche les Chinois d’acheter une entreprise américaine, un modèle pour l’Europe?

    Le président Trump, le 28 août 2017 à la Maison Blanche, à Washington. © REUTERS/Carlos Barria

    Le rachat d'un fabricant américain de semi-conducteurs par un groupe chinois vient d'être bloqué par le président Donald Trump. Au nom de la sécurité nationale. D'après les Chinois c'est plutôt le protectionnisme qui a motivé cette décision.

    C'est vrai que le discours de campagne de Donald Trump alimente les soupçons de protectionnisme. Le veto très médiatisé qu'il vient d'opposer au rachat de Lattice démontre aux Américains qu'il agit pour protéger son pays et ses industries. Mais ce n'est pas qu'un affichage politicien.

    C'est aussi un avertissement lancé à Pékin motivé par une vraie réflexion sur la menace chinoise. Barack Obama a pris une décision similaire en décembre dernier: il a empêché le rachat d'un autre fournisseur américain de semi-conducteur convoité lui aussi par un fonds chinois.

    En 2016 les investissements chinois aux Etats-Unis ont explosé, montant total : 46 milliards de dollars, le triple par rapport à 2015. Depuis ce flux a diminué en intensité mais il s'est aussi raffiné: désormais Pékin cible les industries sensibles, comme celle des semi-conducteurs.

    Les Etats-Unis voient dans ces acquisitions chinoises un détournement de leur avance technologique

    Ils ont de bonnes raisons de s'inquiéter car les ambitions de Pékin sont publiques. Dans le cadre du programme made in China 2025, les autorités chinoises apportent tout le soutien possible, financier et réglementaire pour faire émerger des champions nationaux. Et l'industrie des semi-conducteurs fait partie des priorités publiquement énoncées par le gouvernement chinois.

    Cet été Pékin a donné des consignes précises à ses investisseurs: arrêtez de racheter de la pierre et des entreprises de loisirs et concentrez-vous sur les secteurs qui font monter le niveau de la recherche et de l'industrie chinoise. On ne saurait être plus clair. En ce moment un fonds chinois cherche à s'accaparer de Moneygram, et le Comité chargé de surveiller les investissements étrangers aux Etats-Unis s'en est ému parce qu'un tel achat met en péril les millions de données personnelles de citoyens américains détenues par ce spécialiste du transfert d'argent.

    Mercredi dans son discours devant le Parlement européen, Jean-Claude Juncker a appelé à la création d'un tel comité de surveillance

    Car pour l'instant l'Union européenne est totalement dépourvue de mécanisme de défense. L'an dernier les Allemands ont été choqués de voir leur pépite nationale, le fabricant de robot Kuka passer sous le contrôle de l'empire du Milieu. Le rachat du port grec du Pirée par Cosco a aussi troublé toute l'Europe.

    C'est pourquoi le président de la commission rêve de doter l'union d'un mécanisme de contrôle des investissements étrangers pour protéger les secteurs stratégiques, les ports, les entreprises du secteur de l'énergie ou de la défense.

    Cette initiative a été chaudement saluée par les ministres français, italiens, allemands de l'Economie

    Mais cette idée est loin d'être partagée par les 27. Les pays nordiques attachés au libre-échange sont réticents, et ceux qui cherchent à attirer les capitaux comme la Grèce, l'Espagne ou la Hongrie n'ont aucune raison de souscrire à un tel projet. On peut les comprendre.

    On a beau jeu aujourd'hui de se lamenter de voir le port du Pirée sous pavillon chinois, oubliant au passage qu'il n'y avait qu'un seul candidat européen en lice, le danois APM, et il a jeté l'éponge avant même le dernier tour de table.


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