GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 13 Février
Jeudi 14 Février
Vendredi 15 Février
Samedi 16 Février
Aujourd'hui
Lundi 18 Février
Mardi 19 Février
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent
    CAN U20: le Mali remporte le trophée en battant en finale le Sénégal aux tirs au but (1-1, tab: 3-2)
    Dernières infos
    • Israël bloque 138 millions de dollars pour les Palestiniens à cause de fonds versés aux prisonniers (officiel)
    • Le Premier ministre polonais annule une visite en Israël pour le sommet du groupe de Visegrad (gouvernement)
    • Ukraine: l'Union européenne sanctionne huit Russes pour les incidents en mer d'Azov de novembre 2018 (sources européennes à l'AFP)

    Financement du G5 Sahel: le silence de Washington et de Londres

    Jean-Baptiste Placca. (Photo : Claudia Mimifir)

    Washington et Londres, qui auraient tant à se faire pardonner par rapport à la déstabilisation de la Libye, demeurent curieusement deux capitales totalement indifférentes, lorsque l’on parle du financement de la force conjointe du G5 Sahel…

    RFI: A la veille de l’Assemblée générale des Nations unies, la semaine prochaine, à New York, Ibrahim Boubacar Keïta, le chef de l’Etat malien, a reçu et s’est, surtout, beaucoup déplacé, à la rencontre de ses pairs du G5 Sahel. Cette mini-tournée, présentée comme très importante, est saluée comme un succès, qui augure d’un, plus grand encore. De quoi s’agit-il ?

    S’il subsistait quelque doute sur la détermination des cinq chefs d’Etat à mettre concrètement en place cette force conjointe, il est levé, avec cette mini-tournée du président en exercice du G5 Sahel.

    En convainquant ses pairs de faire le déplacement de New York, « IBK » achève de lever quelques-unes des réticences qui demeurent, par rapport au financement de la force conjointe. Et, à la fin, peut-être que cela donnera mauvaise conscience aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne, qui rechignent encore à financer cette entité qui est, pourtant, un avant-poste de la lutte mondiale contre le terrorisme.

    Ces cinq nations sont des victimes et nullement les responsables de ce qu’elles subissent. Si le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, confrontés davantage que la plupart des autres Etats, au terrorisme, cédaient et s’écroulaient, l’Europe ne tarderait pas à en subir les conséquences, à essuyer la bourrasque des attaques terroristes, bien plus fréquemment et plus violemment que ce que les jihadistes et autres illuminés ont montré à Nice, Barcelonne ou Paris… Il n’est pas question de refaire, ici, l’histoire. Mais ce que vivent les paisibles populations de Bamako, Ndjamena, Niamey, Nouakchott, Ouaga et de tant d’autres localités de ces pays est le résultat d’une faute lourde, non assumée, et que l’on oublie trop souvent encore à Londres et à Washington. Ces pays ont été déstabilisés par l’aventure de quelques puissances en Libye. Face aux conséquences, seule la France s’investit réellement à réparer les dégâts. Et pourtant, les Occidentaux, mieux que quiconque, savent à quel point la lutte contre le terrorisme peut, certains jours, ressembler à un travail de Sisyphe.

    RFI: La France, dites-vous, répare. Mais cela n’est-il pas déjà assez suffisant ?

    La France n’est pas allée, seule, détruire le régime du colonel Kadhafi, essaimant des jihadistes partout dans le Sahel. Et, en dépit de tout ce que fait la France, il apparaît de plus en plus évident que des soldats issus des communautés au sein desquelles se cachent les jihadistes pourraient, s’ils étaient formés et équipés, déstabiliser davantage les terroristes que ne le font les soldats occidentaux, qui ne connaissent pas les hommes, ne parlent pas la langue et ne font, en général, que passer. C’est en cela que l’initiative des Etats offre de réelles chances de succès. En plus, la détermination que l’on observe chez les chefs d’Etat du G5 Sahel est d’une si stimulante évidence !

    Mais l’on ne peut pas répéter à longueur de rapports d’institutions internationales que ces pays comptent parmi les plus pauvres de la planète, et vouloir les laisser, seuls, face à des besoins de financements qui sont colossaux pour ces nations, mais représenteraient peu pour les puissances, qui jouiraient d’un peu plus de quiétude, si la force conjointe, bien équipée et soutenue, était déployée. C’est ce que Ibrahim Boubacar Keïta et ses homologues devraient marteler, la semaine prochaine, à la tribune du Palais de verre de Manhattan.

    RFI: S’il est si évident que l’enjeu est que les nations du G5 Sahel vont travailler pour le reste du monde et, en premier lieu, pour les grandes nations occidentales, pourquoi ce message ne passe-t-il pas ?

    C’est ce que « IBK » et ses pairs devraient expliquer, encore et encore. Du reste, cette évidence, aucun dirigeant occidental sérieux ne peut feindre de l’ignorer. Et lorsque le chef de l’Etat malien s’implique tant pour convaincre ses pairs de se rendre à New York, l’on ne peut pas considérer qu’il ne travaille que pour son seul Mali, ou même pour sa patrie et les seuls quatre autres Etats du G5 Sahel. La sécurité de l’Europe se joue au Sahel, elle se joue dans toute la sous-région.

    Mais il travaille aussi pour son peuple…

    Qui le lui reprocherait ? Mais ce n’est pas comme lorsque, pour attirer quantités de chefs d’Etat à un sommet qu’abrite leur pays, ils font le tour des capitales. Il attire à New York, au service de la sécurité de son peuple, de la sous-région, et du monde.

    Les cinq Etats, en dépit de leurs maigres ressources, ont contribué pour à peu près l’équivalent de 20% des besoins de la force conjointe. Il s’agit, à présent, de mobiliser, y compris les plus insoupçonnés des bailleurs de fonds, pour apporter les quelque 430 millions d’euros restants pour que ces pays africains protègent leurs nations, l’Europe et le monde contre le terrorisme.


    Sur le même sujet

    • RDC

      G5 Sahel: réunion au Mali des ministres de la Défense des cinq pays membres

      En savoir plus

    • Mali

      G5 Sahel: les chefs d’état-major déterminés à agir

      En savoir plus

    • G5 Sahel/ONU

      Le G5 Sahel au cœur d'une mini-tournée du président malien

      En savoir plus

    • Mali

      Mali: le président IBK inaugure le poste de commandement de la force du G5 Sahel

      En savoir plus

    • Autant de bombes à retardement…

      Autant de bombes à retardement…

      C’est un dangereux pari sur l'avenir que de miser sur le fait que l’Afrique peut tout supporter, et qu’à toutes les offenses, les peuples …

    • Une telle soif de leadership

      Une telle soif de leadership

      A défaut de démocraties crédibles, bien des peuples se satisferaient de dirigeants qui ne les déshonorent pas, et qui travaillent réellement …

    • La Guinée, au temps de la suspicion…

      La Guinée, au temps de la suspicion…

      Souvent, lorsque survient le chaos et ses conséquences tragiques, plus personne ne se souvient de la minute exacte où le destin de tout un peuple a basculé. …

    • Les grandes désillusions

      Les grandes désillusions

      Il y a tout juste huit jours, vous saluiez, ici, « un grand moment de courage », de l’Union africaine. Pour les félicitations, vous …

    • RDC: Un impérieux devoir d’honorabilité

      RDC: Un impérieux devoir d’honorabilité

      Le respect ne se réclame pas. Il suffit juste de l’inspirer. Ce que vous faites de votre pays détermine la façon dont on vous parle. Et dont …

    • Si tu ne peux être impartial, cède le trône aux hommes justes

      Si tu ne peux être impartial, cède le trône aux hommes justes

      Et si l’église catholique congolaise était moins contre Joseph Kabila et ses partisans, que contre les injustices, et ce qui perpétuerait, …

    • Compte à rebours vers les 60 ans d’indépendance

      Compte à rebours vers les 60 ans d’indépendance

      L’année s’achève, avec, pour l’Afrique, exactement les mêmes problèmes, les mêmes défis qu’en 2017. Quelles …

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.