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    Gabon: «Il y a la possibilité d’envisager une loi d’amnistie pour des coupables»

    Emmanuel Issozet Ngondet, Premier ministre du Gabon presidence-gabon.ga

    Au Gabon, un an après la réélection très controversée d'Ali Bongo et les affrontements meurtriers qui ont suivi, le gouvernement annonce une prochaine loi d'amnistie et ne ferme pas la porte à des discussions, via l'Union européenne, avec le camp de l'opposant Jean Ping. Sur place, à Libreville, le Premier ministre Emmanuel Issozé Ngondet répond aux questions du correspondant de RFI, Yves-Laurent Goma.

    RFI: Monsieur le Premier ministre, le Parlement européen vient d’examiner une motion à travers laquelle l’Union européenne vous invite à ouvrir un dialogue inclusif et à autoriser une enquête internationale sur les massacres qui se seraient produits au Gabon, après la réélection du président Ali Bongo.

    Emmanuel Issoze Ngondet: Je pense que nous n’avons pas de réponse à donner au Parlement de L’Union européenne. Nous serons heureux de voir l’Union européenne établir les passerelles - puisqu’elle veut jouer ce rôle - entre ces acteurs-là et ceux qui se sont inscrits dans la voie du dialogue politique convoqué par le président de la République, chef de l’Etat.

    Pour ce qui est de l’enquête internationale… Il y a eu des violences post-électorales. Celles-ci ont occasionné des situations extrêmement graves. Des personnes qui ont mené ces violences sont, aujourd’hui, dans une situation qu’il faut clarifier. Le gouvernement a pris la décision de mettre sur pied une commission nationale chargée de mener des enquêtes en vue de clarifier ces situations-là. Parallèlement à cette commission, il y a la justice qui a été saisie.

    Bien entendu, une fois que la justice aura fait son travail, le président de la République pourra agir soit dans le sens d’amnistier ces personnes, soit dans le sens d’alléger les sanctions qui seront prises à leur encontre. Bien sûr, nous pensons aussi qu’il y a la possibilité d’envisager une loi d’amnistie qui permettra d’examiner, au cas par cas, les situations des personnes coupables de ces violences.

    A vous entendre parler, vous êtes pour un dialogue qui serait organisé, au Gabon ou ailleurs, sous l’égide de l’Union européenne ?

    Non. Le temps politique est terminé. Il y a eu un dialogue, un dialogue inclusif avec la participation de l’ensemble de la classe politique. On ne peut pas organiser un autre dialogue politique. Il y a eu le parti de la classe politique qui n’a pas pris part aux assises d'Angondjé. Il faut bien que ceux qui n’ont pas pris part au dialogue politique aux assises d'Angondjé puissent adhérer aux décisions qui ont été prises, au terme de ce dialogue-là. Il ne s’agit pas d’aller dans une quelconque capitale pour organiser d’autres assises. Il s’agit tout simplement de voir les acteurs politiques - qui n’ont pas pris part aux assises d'Angondjé - adhérer aux actes ayant sanctionné le dialogue politique d'Angondjé.

    En face, le principal opposant, Jean-Ping, avait organisé, de son côté, un dialogue qui avait abouti à des recommandations. Est-ce que l’initiative que demande l’Union européenne ne serait pas une opportunité de faire une synthèse de ce dialogue, pour le bien du Gabon ?

    Ce que vous appelez dialogue organisé par Monsieur Jean-Ping, n’est pas digne de considération. Il faut s’en tenir au dialogue qui a été convoqué par le chef de l’Etat.

    Monsieur le Premier ministre, il y a eu aussi cette réunion, au niveau de l’ONU, sur les disparitions forcées. On a encore remis sur le tapis l’existence des fosses communes, au Gabon. Que savez-vous de cela ?

    Ce que nous attendons, de la part de ceux qui nous accusent de ces forfaitures, de ces crimes, c’est qu'ils nous apportent des preuves irréfutables de l’existence de ces fosses communes. Où sont-elles ? Qui en est responsable ? Jusqu’ici, personne n’arrive à nous dire où sont localisées ces fosses communes. Donc, nous attendons.

    Peut-être qu’une enquête internationale, comme cela a été demandé par l’Union européenne, permettrait d’élucider tout cela ?

    Nous avons reçu une mission de la CPI. Ce sujet était au centre des discussions. Nous avons donné les éléments en notre possession. L’opposition a donné à cette mission de la CPI les éléments en sa possession et je pense que la société civile a fait de même. Il faut s’en tenir à cela. Il n’y a pas lieu d’envisager une quelconque autre enquête internationale qui pourrait venir d’une quelconque autre organisation internationale.

    L’opposition dénonce une vague d’arrestations dans ses rangs. Qu’est-ce qui justifie un tel durcissement ?

    Il y a eu, de façon répétitive, des appels à l’insurrection. Il y a eu des actions visant à braver les institutions. Il se trouve qu’il y a eu, toujours dans ce contexte, des personnalités qui ont entrepris des actions de déstabilisation. Eh bien, ces personnalités-là doivent répondre de leurs actes devant la justice. On ne peut pas parler d’un durcissement du gouvernement à l’égard des opposants.

    Monsieur le Premier ministre, c’est notamment le 18 août que Jean Ping a lancé cet appel à ses militants. Pourtant, Jean Ping est libre. Il n’a pas été interpellé. Mais pourquoi avez-vous arrêté Frédéric Massavala ? Pourquoi avez-vous arrêté Pascal Oyougou ?

    Je ne peux pas commenter les décisions de la justice, et si la justice a arrêté telle ou telle personne, c’est qu’elle détient des preuves suffisamment accablantes.

    Frédéric Massavala, Pascal Oyougou et des militants proches de Jean Ping qui ont participé aux meetings, qui ont été arrêtés et jetés en prison retrouvent l’ancien député Bertrand Zibi et l’activiste Landry Washington. Pourquoi les garde-t-on en prison si on ne peut pas les juger ?

    Je ne suis pas maître du temps de la justice.

    Il y a aussi d’anciens collaborateurs de premier plan d’Ali Bongo Ondimba, le chef de l’Etat. Je citerai Etienne Dieudonné Ngoubou ou encore Magloire Ngambia. Pourquoi sont-ils, eux aussi, toujours en prison, presque un an après ?

    Mais je suis en train de vous dire que je ne suis pas maître du temps de la justice ! Il faut laisser à la justice le temps nécessaire pour bien instruire ces dossiers.

    Pourtant, on demande à votre gouvernement des gestes d’apaisement.

    Nous allons le faire mais, bien sûr, il faut que le contexte soit favorable et il faut également apprécier les situations au cas par cas.


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