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    Crise au Togo: Tikpi Atchadam (PNP) et Payadowa Boukpessi (ministre) sur RFI

    Police anti-émeutes à Lomé le 8 septembre 2017, lors des manifestations de l'opposition pour réclamer la démission du président Faure Gnassingbe. Photo d'illustration. REUTERS

    Deux invités ce matin pour parler de la situation politique au Togo. L'Assemblée nationale doit se prononcer aujourd'hui sur le projet de réforme du gouvernement : la limitation à deux du nombre de mandats du chef de l'Etat et un mode de scrutin présidentiel à deux tours. Une réponse aux revendications de l'opposition qui se mobilise depuis plusieurs semaines. L'opposition qui refuse de valider le texte.
    Le leader du PNP (Parti national panafricain), Tikpi Atchadam et le ministre de l'Administration territoriale, Payadowa Boukpessi.

    Tikpi Atchadam, leader du PNP (Parti national panafricain)

    Tikpi Atchadam, le leader du PNP (Parti national panafricain), parti d'opposition togolaise. © DR

    Tikpi Atchadam : Aujourd’hui, il nous parle de réforme, nous n’y croyons pas. Il a eu le temps pour faire les réformes, il ne l’a pas fait. Nous avons arrêté de parler des réformes, nous avons exigé le retour à la Constitution de 1992, il ne l’a pas fait. Mais aujourd’hui, le peuple revendique et réclame son départ pur et simple. C’est lui qui a perdu du temps, et c’est trop tard malheureusement.

    RFI : Le pouvoir et l’opposition n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur un texte à l’Assemblée nationale, est-ce que selon vous, c’est une bonne idée, est-ce que c’est envisageable de soumettre ce texte ou des réformes à un referendum ?

    TA : Ce serait une perte de temps. Le président de la République est décrié de partout, pourquoi veut-il un referendum ? C’est déjà un referendum.

    Si aujourd’hui, le président prenait la parole et disait : « Je ne serai pas candidat aux prochaines élections en 2020 ». Est-ce que la mobilisation s’arrêterait ?

    TA : S’il est là jusqu’en 2020, il trouvera un moyen pour être là. Tout ce qu’il peut faire, c’est d’abord libérer les manifestants qui ont été arrêtés et qui sont arbitrairement détenus, pour un apaisement. Il arrête son mandat en ce moment. On ramène la Constitution de 1992, il veille à ce que les élections présidentielles locales se déroulent bien, il n’est pas candidat et ça, c’est une transition. Et après il s’en va.

    Et alors qui gère cette transition ?

    TA : Le Togo a des personnes et ressources capables de gérer une transition.

    Récemment, il y a plusieurs délégations diplomatiques qui se sont rendues au Togo et notamment certaines ont appelé au dialogue. Est-ce que vous, vous seriez prêt aujourd’hui à un dialogue avec le pouvoir ?

    TA : Le Togo est l’un des pays qui a le plus dialogué, il y a eu trop de dialogue sans résultats, moi en tout cas je ne suis pas prêt à dialoguer encore, ça n’a pas de sens.

    Est-ce que vous pensez que la solution peut venir d’organisation régionale ?

    TA : Oui, s’ils bougent réellement avec sincérité, mais pour l’instant je ne vois pas vraiment de clarté, à part la déclaration de John Jerry Rawlings, l’ancien président ghanéen, de Obasanjo aussi qui s’est exprimé clairement. Oui, nous attendons aussi des déclarations d’un pays comme le Sénégal qui n’est pas des moindres en Afrique.

    ⇒Payadowa Boukpessi, ministre de l'Administration territoriale

    Payadowa Boukpessi, ministre togolais de l'Administration territoriale © DR

    Payadowa Boukpessi : Je pense que même dans les pays le plus développés, la démocratie se perfectionne chaque jour. Alors nous, nous avons une occasion aujourd’hui de perfectionner un peu plus notre démocratie, mais elle restera toujours perfectible. Vous savez, jusqu’au 15-20 août pratiquement l’opposition, qui a pignon sur rue, dans notre pays, je veux parler de CAP 2015, l’ANC et d’autres, ont toujours réclamé les réformes que nous venons de soumettre à l’Assemblée nationale. Alors j’ose croire que ces partis politiques se raviseront pour venir, pour faire en sorte que l’Assemblée nationale puisse voter cette révision constitutionnelle au quatre cinquièmes requis par la Constitution. On fera une économie d’un referendum, si on obtient les deux tiers qui disent oui à la proposition du gouvernement, cela ouvre la voie à l’organisation des referendums pour demander l’arbitrage du peuple.

    RFI : Pourquoi avoir retiré cette fameuse phrase « En aucun cas nul ne peut faire plus de deux mandats » ?

    PB : Parce que c’est superfétatoire et ça ne sert à rien. La loi dispose pour l’avenir dans tous les pays du monde. On ne peut pas faire une loi pour viser un individu. Ce n’est plus une loi, c’est trop facile.

    Pourquoi est-ce que là, tout d’un coup, ça va aussi vite, pourquoi avoir choisi de donner ce coup d’accélérateur ?

    PB : Le dernier coup d’accélérateur vient des résultats de la commission de réflexion sur les réformes. Et dans chaque préfecture, les demandes des populations ont été claires : nous voulons une limitation de mandat, nous voulons un scrutin à deux tours, et cela s’est fait bien avant le 19 août.

    Donc vous voulez dire que le projet de réforme qui est présenté en ce moment était prêt avant les manifestations du 19 août ?

    PB : Ce projet était prêt, le président, c’est un homme de dialogue, c’est un homme de paix, bon, il a décidé de donner un coup d’accélérateur pour préserver le climat social et la paix dans le pays.


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