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    Le caviar iranien à l'assaut du monde

    Un spécialiste iranien montre du caviar béluga, un met de qualité supérieure, dans le port de Bandar Turkman (mer Caspienne) le 2 novembre 2004. Henghameh Fahimi / AFP

    Alors que l'économie iranienne tente de se relever de plusieurs années de sanctions internationales, un produit tente de faire son grand retour sur le marché international, c'est le caviar. Les oeufs d'esturgeon étaient un produit phare avant la révolution iranienne, considéré comme le meilleur du monde. Quelques dizaines de producteurs et de distributeurs locaux essaient de relancer la filière et son exportation.

    Avec le caviar russe, le caviar iranien est considéré comme le meilleur caviar du monde. Les esturgeons qui le produisent sont traditionnellement élevés dans les mêmes eaux, celles de la mer Caspienne. Un produit de luxe qui faisait le bonheur des riches gourmets de la planète dès avant la révolution de 1979.

    La production a été arrêtée par le régime de l’ayatollah Khomeiny, avant que les sanctions économiques n’y mettent un coup d’arrêt. En particulier, l’embargo total imposé par les Etats-Unis, à la suite de la crise des otages de l’ambassade américaine à Téhéran. Les Etats-Unis étaient jadis le premier client de l’Iran pour le caviar, important plusieurs dizaines de tonnes par an. Depuis, l’Iran n’a pourtant guère cessé d’en exporter, vers la Russie et l’Europe, en particulier : une tonne en moyenne par an, ces dernières années.

    Immense chantier de relance de la production

    Face au dépeuplement des esturgeons sauvages, le pays a lancé il y a une dizaine d’années un immense chantier pour relancer la production dans des fermes sur la mer Caspienne. Avec la levée d’une partie des sanctions en 2016, suite à l’accord sur le programme nucléaire iranien, les clients américains sont réapparus sur les carnets de commandes des producteurs iraniens.

    La première cargaison a été livrée l’an dernier, à peine 10 kilogrammes, qui ont fait le bonheur des riches acheteurs de la côte ouest des Etats-Unis, souvent des citoyens d’origine iranienne. Un regain timide qui ne constitue pas encore une alternative économique au régime qui souhaite diversifier ses sources de revenus, issus essentiellement des hydrocarbures. Mais voilà un message d’ouverture vers le marché américain, considéré comme le plus prometteur pour les producteurs iraniens.

    Dix tonnes d'ici 2021

    A terme, l’Iran veut produire dix tonnes de caviar par an d’ici 2021, selon le gouvernement. A raison de 1 360 dollars les 400 grammes de caviar (issus de la variété Béluga, la plus prisée), il espère engranger 90 millions de dollars par an. De quoi commencer à renflouer des réserves des devises étrangères qui en ont bien besoin.


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