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    A la Une: le choc allemand

    Angela Merkel, après l'annonce de la victoire CDU/CSU, à Berlin, le 24 septembre 2017. REUTERS/Fabrizio Bensch

    Double choc, 48 heures après les élections en Allemagne. La percée historique de l’extrême droite et l’incertitude à propos du projet européen d’Emmanuel Macron continuent ce matin de faire grincer les plumes des éditorialistes.

    « L’Allemagne aussi !, soupire Libération. Ainsi la République fédérale, modèle de démocratie stable dont le peuple, comme les élites, avaient tiré les leçons d’une catastrophe unique, qui vivait, au-delà de toutes les différences partisanes, dans le culte démocratique du 'plus jamais ça', l’Allemagne donc, môle de l’Union, pilier de la culture de coopération et de compromis, attachée plus que d’autres aux liens communautaires qui garantissent la paix sur le continent, l’Allemagne, forte et modérée, est contaminée à son tour. Un parti xénophobe, identitaire, au sein duquel sourd une vicieuse admiration pour la grandeur guerrière passée, soudain dopé par la crise migratoire, fait irruption en masse au Bundestag. »

    En effet, relève L’Alsace, « la percée du parti d’extrême-droite AfD bouleverse l’Allemagne. (…) L’onde de choc est d’autant plus forte dans le pays que celui-ci voit ressurgir les fantômes d’un passé qu’il pensait avoir définitivement enterré. Il n’est pas neutre, pointe encore L’Alsace, d’assister à l’arrivée au Parlement de députés qui, pour certains, sont fiers de l’action de la Wehrmacht sous le régime nazi. Avec 90 députés élus sous l’étiquette de l’AfD, sur un total supérieur à 600, les débats au Parlement allemand s’annoncent animés, loin de l’image de recherche du consensus qui colle au pays. »

    « Une Union CDU/CSU affaiblie, un parti social-démocrate KO, une extrême droite montante, constate Le Monde, l’Allemagne est à son tour entrée dans une zone de turbulences. (…) On ne peut, certes, que s’inquiéter de voir une nouvelle fois un parti national-populiste séduire un nombre important d’électeurs. Mais ce succès est aussi le signe que l’Allemagne s’est normalisée, estime le quotidien du soir. Comme dans les autres pays européens, on peut voter en Allemagne pour un parti d’extrême droite sans être nazi. Il revient aux autres formations de combattre l’AfD sans relâche – mais sans se tromper d’arguments. »

    Macron devra patienter…

    Ce mardi, en France, le président Macron présentera, dans un discours à la Sorbonne, ses pistes pour relancer l’Union européenne.

    Et Le Figaro de s’interroger : « aura-t-il les moyens de mettre en œuvre ses projets européens ? L’Élysée le dit : les élections allemandes ne modifient en rien la vision et les propositions qu’Emmanuel Macron va formuler ce mardi à la Sorbonne et qu’il défendra vendredi à Tallinn auprès de ses partenaires. »

    Toutefois, pointe Le Figaro, « la complexité de la mise en œuvre de la future coalition allemande, avec la présence probable des libéraux du FDP hostiles aux propositions françaises, va contraindre Emmanuel Macron à patienter, à accepter des compromis ou des concessions. Or, relève encore le quotidien de droite, pour se distinguer de Hollande et de Sarkozy, il insistait sur le caractère efficace, pour ne pas dire immédiat, de sa parole. La sortie du Royaume-Uni de l’Europe et la fragilisation de Merkel font peut-être de Macron 'l’homme fort' de l'Europe. Mais en France, sa crédibilité dépend de sa capacité à faire bouger cette Europe. Rapidement et concrètement. Ce qui est plus difficile depuis dimanche. »

    En effet, renchérit La Croix, c’est « un coup dur » pour Emmanuel Macron. « Le contexte apparu dimanche est différent de celui prévu cet été. Emmanuel Macron escomptait un résultat qui renforcerait le consensus pro-européen en Allemagne et permettrait de relancer rapidement de nombreux projets, notamment l’intégration de la zone euro et l’Europe de la défense. Les électeurs en ont décidé autrement. Et nul ne sait si Angela Merkel, malgré tout son talent politique, pourra répondre à ces espérances. »

    Un référendum qui dérange

    A la Une également, le référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien, avec ce reportage à Erbil, à lire dans Libération.

    « Il y avait un air de fête hier lundi à Erbil, raconte l’envoyé spécial de Libération. Rien d’ostentatoire, mais une forme de légèreté, d’espoir, de gens qui sourient et qui ont revêtu leurs habits des grands jours. » Certes, « la population a voté avec enthousiasme lors du référendum sur l’indépendance du territoire. Mais certains habitants redoutent la réaction de Bagdad, Ankara et Téhéran. »

    En effet, l’Irak, la Turquie et l’Iran voient d’un très mauvais œil les velléités d’indépendance des Kurdes irakiens. Et « les menaces contre le Kurdistan se sont encore amplifiées, pointe Libération. Hier, le Parlement irakien a demandé l’envoi de troupes dans les zones disputées. Bagdad a également ordonné qu’Erbil lui rende le contrôle de ses postes-frontières et de ses aéroports. Les pays étrangers sont incités à ne plus traiter qu’avec l’Irak pour les achats de pétrole. La Turquie, où vit une minorité kurde, entend elle aussi asphyxier le Kurdistan irakien. (…) Enfin, l’Iran n’entend pas non plus laisser Erbil susciter des velléités de séparatisme de sa propre population kurde. »

    Toujours aucune trace de Maëlys

    Enfin, Le Parisien revient longuement ce matin sur le fait divers qui bouleverse la France depuis maintenant un mois : la disparition de la petite Maëlys.

    La fillette de 9 ans a disparu le 26 août dernier lors d’un mariage dans l’Isère. Alors que la fête bat son plein, la fillette se volatilise vers 3 h du matin. Les gendarmes sont prévenus. « A 3 h 57 très précisément. Les véhicules sont fouillés, les participants encore présents interrogés. Maëlys demeure introuvable. »

    Rapidement, un suspect est interrogé, un ancien militaire de 34 ans, Nordhal Lelandais : « même si l’homme, finalement mis en examen et incarcéré le 3 septembre, nie obstinément avoir un quelconque lien avec la disparition de Maëlys, les soupçons accumulés à son encontre sont désormais légion, relate Le Parisien, notamment ses mensonges à répétition. A ce stade, il existe assez de charges pour un renvoi devant les assises. 'Mais, en l’absence de corps et d’aveux, la défense a des arguments', analyse une source proche du dossier. Quant aux chances de retrouver Maëlys vivante, elles apparaissent plus que minimes. Pour ses parents, le supplice continue. »

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