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    A la Une: un budget controversé en France

    Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, dans son bureau au ministère de Bercy, à Paris le 1er juin 2017. REUTERS/Benoit Tessier

    Le gouvernement a présenté hier son projet de budget pour 2018, avec comme objectif de doper la croissance. Le Monde résume la philosophie de la nouvelle loi de finance : « Le pari de l’exécutif ? Se démarquer de ses prédécesseurs en matière d’évolution des dépenses publiques, jugées trop élevées par la plupart des organismes internationaux. Et, en même temps, éviter d’alourdir la fiscalité, surtout sur le capital, afin d’envoyer un signal volontariste aux entreprises et aux investisseurs, et de soutenir la reprise de la croissance. »

    Et le quotidien du soir de s’interroger : « Economiquement, le jeu en vaut-il la chandelle ? C’est toute la question qu’un quinquennat entier ne suffira sans doute pas à trancher. Le pari du gouvernement est de taxer la rente et d’encourager la prise de risque. Couplé à l’institution du prélèvement forfaitaire à 30 % sur les revenus financiers - autre cadeau fait aux riches -, la suppression de l’ISF sur tous les patrimoines financiers vise à favoriser l’investissement et l’innovation avec l’espoir que la croissance et l’emploi s’en trouveront substantiellement dopés. »

    La voie libérale

    Pour Le Figaro, c’est « un bon début… (…) Du côté de la fiscalité, pointe le quotidien de droite, la redistribution de 7 milliards d’euros aux contribuables et aux entreprises relève du bon sens après la purge des dernières années. Il faut au passage mettre au crédit du chef de l’Etat le courage de s’être attaqué - pas complètement, hélas - à l’impôt sur la fortune, cette exception française qui fait fuir tout ce que le pays compte d’entrepreneurs et de talents. La politique étant aussi affaire de symboles, cette mesure est indispensable pour restaurer la confiance, y compris auprès des investisseurs étrangers, qui croient encore que les hauts salaires sont taxés à 75 %. Pour autant, tempère Le Figaro, s’agissant des impôts, le gouvernement a encore du pain sur la planche, notamment à l’égard des classes moyennes, ces vaches à lait que l’on pressure plus que de raison. »

    En fait, estime Libération, « le gouvernement prend la voie libérale », « avec une baisse des dépenses publiques de 15 milliards d’euros et un allégement de la fiscalité des plus aisés. Et chacun ira de ses critiques dans l’opposition, à droite comme à gauche : la réduction du déficit public n’est pas suffisante pour Les Républicains. "Un dérapage tout à fait considérable", a d’ores et déjà dénoncé Eric Woerth. A gauche, la cible est toute trouvée : la réforme de l’ISF. Les socialistes, La France insoumise et les communistes dénoncent un "budget pour les riches". A chacun ses symboles. »

    Machine à cash

    L’Humanité s’indigne : « La transformation de l’ISF en simple impôt sur la fortune immobilière permettra aux 1 % les plus riches d’économiser 3,6 milliards d’euros et 532 millions pour le seul Bernard Arnault, première fortune de France et soutien fidèle du président Macron. Au nom de l’idée maintes fois assénée, jamais démontrée, soupire le quotidien communiste, que libérer le capital permettrait d’investir dans l’économie réelle, les valeurs mobilières, actions, obligations et autres portefeuilles boursiers qui, aujourd’hui, alimentent la machine à cash de la finance, ne seront plus taxés. »

    En tout cas, attention, prévient Ouest France, « l’effet de souffle fiscal sur lequel parie le gouvernement pourrait bien retomber comme un soufflé à la moindre alerte. La France reste sous la menace d’une hausse des taux d’intérêt ou d’une nouvelle tempête monétaire. Elle n’a plus, aujourd’hui, de marge de manœuvre. Les efforts engagés ont besoin d’être poursuivis. Accentués. C’est la seule façon de retrouver du crédit politique en Europe. Mais aussi le meilleur moyen de préserver un modèle social fragilisé par la dégradation des comptes publics depuis une trentaine d’années. La rigueur n’est pas l’austérité, conclut Ouest France. Elle reste nécessaire. Y compris pour nourrir la croissance. »

    L’ONU se penche sur le sort des Rohingyas

    A la Une également, l’ONU qui se penche sur le sort des réfugiés rohingyas. Un dossier à lire dans La Croix.

    « Le Conseil de sécurité se réunit ce jeudi pour évoquer les violences en Birmanie et la crise liée au sort de la minorité rohingya. Dans la région bangladaise de Cox’s Bazar, où 480 000 réfugiés sont arrivés en moins d’un mois, l’aide humanitaire s’organise dans la crainte des épidémies. »

    En effet, « tout est boueux, escarpé, peu accessible. Ce qui frappe, c’est le manque d’espace », décrit un humanitaire. Dans cette promiscuité humide, sans toilettes, « l’accès à une eau saine est la priorité », explique un autre. « Les humanitaires redoutent les épidémies, notamment de choléra, de rougeole et de dengue. »

    Pour sa part, poursuit La Croix, « le gouvernement bangladais entend contrôler la situation. Hors d’une zone délimitée, les forces de l’ordre expulsent les personnes campant sur les bords de routes ou dans les champs, et des barrages de police filtrent les axes de circulation pour contenir les Rohingyas dans la région de Cox’s Bazar. (…) Cette semaine, pointe encore le quotidien catholique, une trentaine d’ONG ont été autorisées à venir en aide aux réfugiés. Des autorisations valables deux mois. »

    La Catalogne : crainte de l’effet domino

    Autre dossier, proposé cette fois par Libération : les velléités d’indépendance de la Catalogne. « La déchirure », titre Libération. « Entre élan populaire et rivalités de pouvoir, le référendum prévu dimanche marque une nouvelle étape dans la lutte pour l’indépendance. Ebranlant une nouvelle fois l’unité de l’Espagne. »

    Et Libération de s’interroger : « Pourquoi donc le gouvernement espagnol de Rajoy ne laisse-t-il pas les Catalans faire leur référendum ? Pourquoi menace-t-il de sanctions administratives tous ceux qui contribueront à son organisation ? N’est-ce pas démocratique de consulter la population catalane sur son devenir politique ? »

    Réponse du journal : tout simplement parce que « cette fois, c’est l’existence même de l’Espagne qui est en cause. Car, si malgré une forte abstention et l’illégalité du référendum, le gouvernement catalan proclamait l’indépendance, nul doute que les Basques nationalistes suivraient le même chemin avec, à plus ou moins long terme, une contagion possible sur le pays basque français. Cela pourrait pousser les Flamands et les Ecossais à faire de même. La carte de l’Europe s’en trouverait fortement changée. »

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