GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 16 Octobre
Mardi 17 Octobre
Mercredi 18 Octobre
Jeudi 19 Octobre
Aujourd'hui
Samedi 21 Octobre
Dimanche 22 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    A la Une : la crise politique s'aggrave en Guinée

    A Conakry, des jeunes affrontent les forces de l'ordre, le 20 février 2017. RFI/Coralie Pierret

    L’opposition guinéenne a encore enterré des morts hier. « Une foule compacte, rapporte Guinée News, a accompagné dans l’après-midi Ibrahima Sory Sow et Ismaël Bah, deux militants de l’opposition tués lors de la manif' du 20 septembre, à leur dernière demeure, au cimetière de Bambéto. »

    « Ils sont à présent 83 militants à avoir été tués lors des manifestations organisées par l’opposition. En dépit de cette énorme perte en vies humaines, les opposants n’entendent pas lâcher prise. "Nous n’allons pas nous décourager", a lancé Aboubacar Sylla, le porte-parole de l’opposition. Il a exhorté ses militants et sympathisants à observer une journée ville morte ce jeudi 28 septembre. »

    Aboubacar Sylla a également réitéré son appel au calme. « Un appel qui n’est visiblement pas tombé dans de bonnes oreilles, pointe encore Guinée News, car, au retour du cimetière, des jeunes ont commencé à jeter des ordures sur la route avant de les brûler avec des pneus, empêchant toute circulation sur les voies publiques. »

    « Dans son discours de circonstance, on ne peut pas dire qu’Aboubacar Sylla, le porte-parole de l’opposition républicaine, ait incité à la violence, relève pour sa part Ledjely.com. Certes, il n’a pas fait de cadeau au pouvoir incarné par le président Alpha Condé. Mais la rhétorique était dans les limites de celle attendue de l’opposant qu’il est. »

    « Pourtant, l’enterrement aussitôt terminé, des troubles ont éclaté notamment à Cosa, rapporte également le site guinéen. Des jeunes sortis d’on ne sait où et visiblement prompts à profiter de toutes les occasions pour semer la terreur, ont barricadé la route pour perturber la circulation. On a ainsi pu observer des colonnes de fumée provenant de pneus en feu. Au point que jusqu’à la tombée de la nuit, personne ne pouvait se risquer à emprunter la voie qui passe par le carrefour de Cosa. »

    Et, conclut Ledjely, « c’est ce qui finalement écorne l’image d’une journée qui aurait dû être caractérisée par le recueillement et l’humilité ». En fait, l’opposition guinéenne reste très méfiante après l’annonce par le gouvernement d’une date pour les élections locales que le pays attend depuis sept ans. Le scrutin devrait avoir lieu en février prochain.

    Huit ans après, justice n’a toujours pas été rendue

    Et puis, autre point de crispation : le 8e anniversaire ce jeudi de la terrible répression au stade de Conakry. Quelque 159 personnes avaient été tuées et 109 femmes violées, dont certaines avaient été emmenées de force dans des camps militaires puis réduites en esclavage sexuel pendant des jours.

    « Huit ans d’attente = huit ans d’impunité, s’exclame Wakat Séra à Ouagadougou. (…) Ce constat est l’illustration de la tristesse mais surtout du sentiment de révolte qui anime la plupart des Guinéens, notamment les parents des manifestants froidement et lâchement assassinés et des nombreuses femmes victimes de viols publics et bien d’autres abus sexuels, le 28 septembre 2009. »

    « Ce drame a eu pour théâtre le mythique stade du 28-Septembre qui s’est transformé en enfer pour des citoyens qui disaient simplement non à la boulimie du pouvoir d’un lunatique capitaine, devenu chef de l’Etat par le fait du hasard : Moussa Dadis Camara. »

    « Huit ans plus tard, justice doit être rendue pour le massacre », estime Ledjely . « L’enquête menée par un groupe de juges d’instruction guinéens a été lancée en février 2010, mais elle n’a pas encore été finalisée, déplore le site d’information guinéen. »

    « Des responsables de haut niveau ont été mis en accusation, notamment Moussa Dadis Camara, l’ancien chef de la junte, ainsi que son vice-président, Mamadouba Toto Camara. Toutefois, soupire Ledjely, plusieurs personnes qui font face à des accusations conservent encore des postes officiels influents en Guinée.  »

    « On ne comprend pas pourquoi le dossier piétine, lance pour sa part Le Pays à Ouga, alors que les tenants du pouvoir actuel font partie de ceux-là qui étaient parmi les victimes de cette répression barbare qui a laissé autant de morts sur le carreau. »

    « Il est temps, insiste encore Le Pays, de vider ce contentieux et de rendre justice, pour que les parents des victimes puissent enfin faire le deuil. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que cette justice, censée situer les responsabilités et punir les auteurs et commanditaires à la hauteur de leur implication, se hâte lentement alors que les violences politiques ne faiblissent pas.  »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.