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    A la Une: CPI, le bizness du procureur

    Luis Moreno-Ocampo, le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) à Tripoli, le samedi 21 avril 2012. REUTERS/Ismail Zitouny

    C’est, en France, le site internet Mediapart qui révèle cette affaire relative à certains agissements du « premier » procureur de la Cour pénale internationale (CPI), comme l’intéressé, lui-même, se plait à se présenter ; agissements qui « jettent une lumière crue sur les pratiques de la CPI », énonce ce journal en ligne.

    Etant précisé que Mediapart publie les trois premiers articles d’une série intitulée « Les secrets de la Cour »   série qui consistera en « une semaine de révélations », promet ce journal   ce confrère explique que ce sont en fait huit médias membres de l’EIC, l’European Investigative Collaborations qui, six mois durant, ont analysé « plus de 40 000 documents » (notes, télégrammes diplomatiques, mémos, correspondances, documents bancaires), afin de réaliser « la plus grande fuite de documents concernant la justice internationale. Et ils sont accablants », énonce Mediapart.

    C’est donc un premier coup de tonnerre médiatique qui retentit en Europe sur la CPI. Mais pas que… En Afrique, par exemple, plusieurs journaux publient ce matin, tout ou partie des articles de Mediapart, comme par exemple, au Sénégal, le quotidien EnQuête, ou en Côte d’Ivoire, les journaux proches de l’ex-président Laurent Gbagbo Le Temps et LG Infos.

    CPI : « Les Secrets de la Cour »

    Entre autres « révélations », ils montrent comment ce dernier « détenait des sociétés offshore implantées au Panama et dans les îles Vierges britanniques » ; comment « à l’époque de la crise postélectorale (…) en Côte d’Ivoire, le procureur s’est prêté aux manœuvres des dirigeants français visant à écarter Laurent Gbagbo de la scène politique ivoirienne, quitte à monter un dossier sans base légale », écrit Mediapart ; comment il a « investi dans les pires paradis fiscaux de la planète, nui à la confidentialité des dossiers, usé de l’institution publique internationale comme d’une propriété privée, bucheronne encore ce journal ; comment, après son départ de La Haye, il a interféré dans les dossiers de celle qui lui a succédé, Fatou Bensouda, et sombré dans des conflits d’intérêts ». Passage en revue :

    Le 15 août 2012, soit deux mois après son départ de la CPI, « 50 000 dollars atterrissent sur son compte ouvert à la banque ABN Amro, aux Pays-Bas. L’argent, passé préalablement par un compte suisse, provient d’une société baptisée Tain Bay Corporation, domiciliée (…) au Panama. Dans les mois suivants, l’argent a continué d’abonder. Au moins 120 000 dollars, affirme ce site Internet. Les deux personnes qui se cachent derrière Tain Bay sont le procureur Ocampo lui-même et sa femme, Elvira Bulygin ».

    Luis Moreno Ocampo était également « impliqué dans une société des îles Vierges britanniques », du nom de « Yemana Trading (…) gérée, depuis le Panama, par le cabinet Mossack & Fonseca, rendu tristement célèbre par (le scandale des) Panama Papers ».

    Selon « Les secrets de la Cour », Yemana Trading et Tain Bay « détenaient un compte en banque à Genève, au sein de la filiale suisse (de la banque française) Crédit Agricole, où l’ancien procureur se rendra personnellement en juillet 2013 pour y chercher 40 000 dollars en espèces ».

    CPI : Ocampo en ses villas

    On apprend également par la même source qu’Ocampo détient « une propriété à La Haye de 1,2 million d’euros, cinq demeures en Argentine (…) évaluées à 2,2 millions de dollars et au moins un million de dollars en banque ».

    Sa femme était aussi « bénéficiaire économique d’une troisième société offshore, Lucia Entreprises Ltd., localisée à Belize, (…) autre redoutable paradis fiscal », ajoute Mediapart.

    CPI : et pour quelques dollars de plus

    Interrogé il y a cinq jours par un journaliste de l’EIC, Luis Moreno Ocampo a d’abord déclaré : « Je ne crois pas que cela soit vos affaires (...) Ce sont des choses privées. » Avant d’ajouter : « Pendant mon mandat (à la CPI), mon salaire n’était pas suffisant », rapporte Mediapart, qui rappelle que le procureur de la CPI « touchait (du temps d’Ocampo) 150 000 euros net/an, non imposables ».

    Mais les révélations vont encore plus loin, et on découvre également les agissements d’Ocampo en Libye. C’est ce que Mediapart appelle « le business du crime de guerre ». Notre confrère présente à ses lecteurs les tribulations d’un ancien procureur de la Cour pénale internationale « qui défend les intérêts d’un homme d’affaires milliardaire, soutien de potentiels criminels de guerre ? C’est l’exploit réalisé en 2015 par Luis Moreno Ocampo sur fond d’après-guerre en Libye. Moyennant 750 000 dollars ».

    FO : Mailly sur la sellette

    Avis de coup de tonnerre également, mais en France cette fois-ci, sur le syndicat Force ouvrière (FO). Jean-Claude Mailly en est toujours le secrétaire général. Mais pour combien de temps encore ? :

    Plus que jamais, la question se pose ce matin, à la lecture du journal Le Parisien. Lequel quotidien prévient que Jean-Claude Mailly est « au bord de la démission ». Etant rappelé que, contrairement à ses homologues de deux des principaux syndicats ouvriers français, le numéro un de FO a refusé de lancer les bataillons de ce syndicat dans la rue pour tenter de contrer la réforme du droit du travail, Le Parisien relève que « les 143 secrétaires d’unions départementales, de fédérations et d’organisations » qui composent le « parlement » de Force ouvrière viennent de voter une résolution « contre les ordonnances » portant réforme du Code du travail.

    Vote obtenu « à la quasi-unanimité », souligne ce journal, car il a obtenu « 123 voix pour et 20 abstentions ». Face à une telle fronde de ses mandants, Jean-Claude Mailly, dans un discours qui a duré « à peine une minute » hier, a prévenu ses camarades qu’il les tiendra « informés de la suite » lundi. « De quoi faire dire à certains que “ça y est, il va surement démissionner” », énonce Le Parisien. A suivre, donc...

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