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    A la Une: Catalogne, les nerfs à vif

    Des manifestants brandissent le drapeau catalan devant la haute cour de justice à Barcelone, le 21 septembre. REUTERS/Susana Vera

     « Jour J » pour le référendum d’indépendance en Catalogne, « le jour de tous les dangers », lance Le Journal du Dimanche, « le grand jour. Celui de toutes les craintes. De tous les espoirs »… Non sans emphase, cet hebdomadaire estime qu’à première vue, « participer à cette sulfureuse consultation promise par l’exécutif catalan paraît mission impossible ». Car si, jusqu’ici, il a été question en Catalogne d’une « bataille de communication », tout change à partir de ce matin, car « il ne sera plus question de guerre des mots, mais d’une opposition physique entre la police et ceux qui désirent mettre un bulletin dans l’urne », souligne Le JDD.

    Dans Le Parisien Dimanche, un Catalan nommé Jaume raconte comment on lui a remis son matériel électoral pour organiser ce referendum d’autodétermination : « Quelqu’un que je ne connaissais pas m’a téléphoné. Il m’a dit : J’ai quelque chose pour toi. Je savais ce que c’était. Je l’ai retrouvé en voiture à un rond-point, suivi dans une rue calme. Il a ouvert son coffre, les urnes étaient dedans » ! Hilare, Jaume remarque : « Comme si on était des terroristes, c’est surréaliste ! », dit-il au Parisien Dimanche.

    Les nerfs à vif, donc, car ce scrutin menace de déconstruire l’Espagne. Mais pas que… L’Espagne, qui est « une nation longue d’une histoire millénaire, mais dont les intellectuels de gauche n’ont cessé de dénoncer le caractère “fasciste” et “franquiste”, estime Le Figaro Magazine. L’école n’enseignait plus les hauts faits d’armes de la nation espagnole. Même la droite n’osait plus se dire “espagnolista”. La déconstruction a mené à la destruction. Les Espagnols ont désappris à être espagnols ; les Catalans ont réappris à être catalans. Quand un sentiment d’appartenance collective se délite, un autre lui succède », explique Le Fig Mag.

    Mais pas que, avec « le risque de la contagion séparatiste » en Europe, prévient Le JDD, qui rappelle les « tentations indépendantistes » en Ecosse, en Flandre comme en Italie du Nord, et dans les colonnes duquel le constitutionnaliste Didier Maus explique qu’en France, « du point de vue purement juridique, c’est tout à fait possible », l’hebdomadaire évoquant les cas de la Bretagne et de la Corse…

    Kurdistan : bruits de bottes

    Les nerfs à vif en Catalogne ? Même cause, mêmes effets au Kurdistan irakien. Là encore, un référendum d’autodétermination (qui a eu lieu), et à présent des menaces, des bruits de bottes… De quoi inspirer au Figaro Magazine un rapprochement entre les deux scrutins, le catalan et le kurde. « Ils ne se connaissent pas. Ils ne sont pas du même pays ni du même continent ; ne parlent pas la même langue et n’adorent pas le même dieu. Pourtant ils ont le même rêve : devenir une nation, et ils usent du même mot magique, référendum, souligne ainsi le Fig Mag ; les Catalans comme les Kurdes préparent dans la fièvre leur émancipation nationale ».

    Allemagne : introuvable coalition

    Cette semaine, les magazines reviennent également sur la victoire à la Pyrrhus en Allemagne d’Angela Merkel dimanche dernier. Le choc a été rude, la victoire fut « amère », lance L’Express, car la chancelière a enregistré « son plus mauvais score » et son challenger social-démocrate est « lessivé ». Pour cet hebdomadaire aussi, pas de doute, « on s’oriente probablement vers une alliance inédite, baptisée “Jamaïque” (en raison des couleurs noir-jaune-vert des trois partis) entre les Conservateurs, les Libéraux et les Verts ». Seulement voilà, admet L’Express, la formation de cette coalition s’annonce « compliquée », tant les Verts et les Libéraux semblent aux antipodes sur la politique sociale, l’immigration ou l’avenir du diesel ».

    Facteur aggravant, le leader des Libéraux, Christian Lindner, suscite des inquiétudes en Europe. C’est le « caillou dans la chaussure de Merkel… et Macron », lance Le Point. Cet hebdomadaire brosse le portrait du chef des Libéraux allemands, qui avait 17 ans et qui était encore lycéen « quand Merkel venait d’entrer dans le gouvernement Kohl. Une page vient donc de se tourner », souligne ce journal.

    Comme le craint ce magazine, l’arrivée au gouvernement des Libéraux « mettrait des bâtons dans les roues du projet de relance franco-allemande cher à Emmanuel Macron. Lindner n’a cessé, tout au long de la campagne, de s’opposer aux idées du budget européen et d’union bancaire (…) en clair : les projets du président français sur la réforme de la zone euro sont une “ligne rouge” à ne franchir en aucun cas »… De plus, « ce jeune homme (…) est bien conscient du pouvoir qu’il détient aujourd’hui », rajoute Le point.

    MMA : prestidigitation comptable

    En France, l’assureur MMA est épinglé cette semaine pour avoir ponctionné plusieurs centaines de millions d’euros à l’insu de ses sociétaires. C’est Le Canard Enchaîné qui révèle cette affaire. Entre le 1972 et 1988, MMA, qui est une enseigne de la compagnie d’assurances mutuelles Covéa, « a piqué 350 millions à ses clients », lance cet intrépide palmipède de la presse française, après s’être procuré un document « strictement confidentiel » daté de 2011 et destiné au comité exécutif de ce groupe. Selon cet hebdomadaire, donc, plusieurs millions de sociétaires « ont souscrit, à l’insu de leur plein gré, un emprunt que MMA leur imposer en vue de constituer un fonds social complémentaire ». Et ce « prêt forcé ne l’aura jamais été remboursé », affirme-t-il.

    Plusieurs dizaines d’années plus tard, les clients n’ont en effet pu récupérer leur argent, car, énonce Le Canard Enchaîné, le délai légal de prescription d’une dette avait été ramené en 2008 à cinq ans contre 30 jusqu’alors, et les actions remboursement « seront ainsi prescrite au bénéfice de MMA le 20 juin 2013 », et non en 2027 « si la réglementation n’avait pas changé », complète cet hebdomadaire. Dans un document interne daté de 2011, le groupe MMA explique qu’il n’est « débiteur d’aucune obligation d’information à l’égard des sociétés ayant souscrit au fonds social. »

    Etant ici souligné que le slogan de MMA est « Zéro bla-bla, zéro tracas », Le Canard Enchaîné ironise en remarquant que « Zéro Bla-bla » faisait sans doute référence « aux fuites dans les médias ! ». Raté !

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