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    A la Une : l’Ambazonie

    Les manifestants défilent pacifiquement avant que la tension ne monte. REUTERS/Joel Kouam

    C’est le nom donné par les indépendantistes anglophones du Cameroun à leur Etat sécessionniste. Hier dimanche 1er octobre, les séparatistes ont lancé un appel à manifester et à fonder la République indépendante de l’Ambazonie. Une date qui ne doit rien au hasard, pointe Le Monde Afrique, puisqu’elle « marque, depuis 1961, la naissance de la République fédérale du Cameroun avec l’indépendance et la réunification du Cameroun français et du Southern Cameroon britannique. (…) Les autorités camerounaises ont répondu par la force. Près d’un millier d’hommes ont été déployés dans les deux régions anglophones, des barrages ont été dressés sur les routes, les frontières terrestres et maritimes ont été fermées et un couvre-feu a été instauré, de 21 heures à 7 heures du matin, jusqu’à ce lundi. »

    Hier, plusieurs affrontements ont éclaté. Bilan, au moins 8 personnes ont été abattues par des soldats.

    Entre le marteau et l’enclume

    Le site Cameroon Voice avait prévenu avant-hier : « crise anglophone : le Cameroun à la veille d’un dimanche de bain de sang ! (…) C’est la grande confusion dans les régions anglophones du Cameroun, prises entre le marteau du régime de Yaoundé, prêt à mater dans le sang les séparatistes au nom d’une unité nationale qui a foutu le camp depuis au moins une trentaine d’années, et l’enclume d’une minorité de têtes brûlées anglophones assoiffées de justice pour leur communauté, qui pensent pouvoir faire céder le régime au moyen de la surenchère sécessionniste (…) et qui sont déterminés à aller jusqu’au bout d’un jeu dangereux qui va certainement, comme à l’accoutumée, coûter de nombreuses vies humaines parmi les populations civiles qui n’en demandent pas tant. »

    En effet, donc, il y a eu des victimes hier… Certains sites d’information camerounais parlent de 10 morts, à l’instar de Cameroon Infos qui publie les photos et les identités de deux des victimes, tuées par balles dans la ville de Kumba, dans la région du Sud-Ouest.

    En tout cas, pointe L’Observateur Paalga, les sécessionnistes ont réussi à faire parler d’eux… « Ces manifestations sont un coup d’éclat magistral qui procède d’un marketing politique bien pensé consistant à choisir la date anniversaire de l’union camerounaise pour réclamer le divorce. En agissant de la sorte, les sécessionnistes ont conquis une audience considérable et passé largement le cap d’une lubie de marginaux. Leurs revendications ont eu le même écho médiatique que les référendums d’indépendance en Catalogne et au Kurdistan. »

    35 ans de « Biyaisme »

    Toujours est-il, poursuit L’Observateur, que « le président Paul Biya, devrait prendre davantage conscience de la profondeur du mal qui menace de saucissonner l’Etat. Car l’aggravation actuelle de la crise est en grande partie due à de la négligence de sa part. En effet, pendant longtemps, pointe le quotidien burkinabé, les autorités gouvernementales ont tenté de marginaliser les activistes sécessionnistes. Mais les problèmes socio-économiques, notamment le chômage des jeunes, le manque d’alternance et de renouvellement de la classe politique, la mal gouvernance, ont exacerbé les ressentiments, la défiance à l’égard du pouvoir central, particulièrement dans les régions anglophones. »

    Pour Aujourd’hui, toujours à Ouaga, « la sécession n’est pas la solution. » Aujourd’hui qui cite les précédents sanglants du Biafra, de la Casamance ou encore du Nord-Mali. En effet, précise le journal, « dénoncer les injustices et les iniquités, oui, mais pas question de division. A la limite, le doux euphémisme de “fédéralisme” lâché par le chairman John Frun Ndi pourrait être étudié… Ceci dit, pointe Aujourd’hui, si le pouvoir de Yaoundé combat avec la dernière énergie ces indépendantistes anglophones, il n’en demeure pas moins qu’il serait bien inspiré de trouver des solutions aux problèmes réels qu’ils soulèvent. » Car, « 35 ans de “Biyaisme” n’est pas non plus la solution, estime encore le quotidien ouagalais. 6 mandats présidentiels et peut-être un 7e en 2018, à 87 ans, une méthode de pilotage à vue qui a marché, mais qui est à présent essoufflée, un fort besoin d’alternance et pas seulement chez ceux qui parlent la langue de Shakespeare, ce sont autant d’ingrédients qui font le dissolvant du Cameroun. »

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