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    La réforme de l’impôt sur la fortune, un pari économique ou politique?

    De nombreuses voix contestent la réforme de l'impôt sur la fortune qui pourrait coûter cher au président Macron (Photo). ©REUTERS/Ints Kalnins

    La réforme de l'impôt sur la fortune pourrait coûter cher au président Macron : des élus insoumis de Jean-Luc Mélenchon à son propre ministre du Budget, de nombreuses voix contestent cette réforme perçue comme trop favorable aux ultra-riches.

    Emmanuel Macron a voulu cette réforme pour faire revenir les expatriés fiscaux au bercail dans l'espoir qu'ils investissent en France et non plus à l'étranger. Pour Jean-Luc Mélenchon, cette croyance est fumeuse. Elle relève de la théorie du ruissellement chère au Reaganomics des années 80. Or l'histoire et les économistes ont largement démontré que c'était une supercherie.

    Un cadeau fiscal aux riches ne se traduit pas mécaniquement en création d'emploi ou en augmentation de salaire pour les plus pauvres. Car même s'ils dépensent beaucoup, la consommation de quelques milliardaires n'est pas un levier suffisant pour accroître la demande, et donc l'offre. Et il est aussi avéré que ces grandes fortunes n'investissent pas non plus nécessairement dans leur pays ? dans un secteur de l'économie en demande. Même l'institut Coe-Rexecode proche du patronat reconnaît que l'allègement de l'ISF n'aura pas d'effet instantané et automatique sur la croissance française.

    Si le résultat attendu est si aléatoire comment justifier cette réforme ?

    L'allègement de l'impôt sur la fortune n'est pas la solution miracle au financement des entreprises, mais c'est un canal parmi d'autres pour combler la pénurie actuelle de capitaux plaident les milieux patronaux. Et qu'on soit pour ou contre la fin de l'ISF, il y a là un vrai problème à résoudre. Les PME peuvent aujourd'hui à nouveau facilement emprunter à leur banque, en revanche les pépites ont le plus grand mal à trouver des fonds propres pour développer des projets innovants. Ce qu'on appelle du capital risque. De l'argent prêté qui peut rapporter gros quand ça marche ou être définitivement englouti en cas d'échec.

    Les banques soumises à des règles strictes refusent de prendre de tels risques. Seule la BPI, la Banque publique d'investissement, joue ce rôle, ce n'est pas toujours suffisant. Les grandes fortunes si elles sont incitées fiscalement pourraient prendre le relais. Il y a d'autres moyens, aujourd'hui même le Medef lance une plateforme pour aider les PME à trouver les fonds d'investissement.

    Certains députés de la République en Marche tout comme le ministre du Budget contestent la suppression de l'impôt sur les signes extérieurs de richesse, comme les yachts ou les voitures de luxe.

    La notion de signe extérieur de richesse est très mouvante et il est très facile de soustraire de sa déclaration un tel bien, la définition du bien imposable est un casse-tête pour les services de Bercy. Sur le plan économique cela ne fait pas vraiment sens parce que l'impôt collecté sur les yachts ne rapporterait que quelques millions d'euros.

    C'est donc d'abord une question morale et très politique qui est posée par tous ceux qui craignent de voir le président Macron, et eux avec, affublés de l'étiquette infamante de président des riches. Reste au président à trancher. Et à doser le signal qu’il veut envoyer aux électeurs et aux investisseurs.


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