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    A la Une: l’arlésienne des élections en RDC

    Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila lors de son allocution devant l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, le 23 septembre 2017, à New York. REUTERS/Eduardo Munoz

    L’arlésienne, c’est celle qu’on attend et qui n’arrive jamais… C’est ainsi qu’on peut qualifier le processus électoral au Congo démocratique, un processus attendu mais qui est bien trop souvent reporté. Illustration avec les propos tenus par le Premier ministre Bruno Tshibala hier devant les journalistes : « Je ne sais vous dire quand il y aura élection, mais je peux confirmer notre détermination à les organiser. » Propos rapportés notamment par le site d’information congolais Actualité.CD qui rappelle que le 18 septembre dernier, sur RFI, le Premier ministre avait annoncé pourtant « la possibilité de publication d’un calendrier électoral " réaliste" , d’ici la fin du mois de septembre. »

    « Bruno Tshibala évasif sur la tenue d’élections », titre pour sa part Le Potentiel à Kinshasa. Avec ce dessin en première page, où l’on voit un Premier ministre suant à grosses gouttes répondre à la question : « excellence, à quand les élections ? » par cette assertion : « heu… je ne suis pas prophète ! »

    Navigation à vue…

    Ce qui est sûr, pointe Le Potentiel, c’est que les élections générales n’auront pas lieu cette année. « La convocation du corps électoral, le 30 septembre, qui pouvait permettre de tenir le scrutin avant le 31 décembre, n’a pas été faite par la CENI. En effet, selon la Constitution congolaise, un délai de 90 jours est requis entre la convocation du corps électoral et la date du vote. » Et le quotidien congolais de s’interroger : « plus de six mois après la signature de l’Accord du 31 décembre parrainé par la Conférence épiscopale nationale du Congo qui devait organiser la transition après l’expiration du second et dernier mandat de Joseph Kabila, faut-il se résoudre à voir " le glissement " acté ? »

    En attentant d’hypothétiques élections donc, et bien « on navigue à vue », soupire Le Potentiel. Avec un Premier ministre qui, pour sa première conférence de presse, a été « évasif » et pas que sur les élections… « L’homme ne maîtrise pas un certain nombre de dossiers, pointe le quotidien kinois. Si tel est le cas, s’interroge-t-il, quel est donc son rôle à la tête de l’Exécutif national ? Serait-ce juste pour recevoir des honneurs, soigner son image et préserver son actuel rang social ? En d’autres termes, y a-t-il un gouvernement parallèle qui gère effectivement, faisant de lui un simple figurant ? »

    Confusion entre journalistes et propagandistes…

    Mieux ou pire encore… relève cette fois le site d’information congolais 7 sur 7, « piqué par on ne sait quelle mouche, le Premier ministre a demandé notamment aux journalistes de soutenir la vision du président de la République et l’action politique de son gouvernement. Incroyable ! » En effet, « Bruno Tshibala a fait cette déclaration surprenante, relève le site : " je lance un appel patriotique aux fonctionnaires de l’État, aux entreprises publiques et privés, aux hommes d’affaires, aux acteurs de la société civile, aux journalistes et à tous les citoyens pour soutenir la vision du président de la République et l’action politique du gouvernement d’union nationale en vue de renflouer les caisses de l’État pendant cette période difficile que traverse notre pays ". »

    Et 7 sur 7 de s’interroger : « le chef du gouvernement confond-t-il journalistes et propagandistes ? Vraisemblablement oui, répond-il, car le rôle du journaliste est d’informer en toute objectivité. »

    Le coup d’épée dans l’eau de l’UA ?

    Enfin, Le Pays au Burkina, note la venue récente en RDC d’une mission de haut niveau de l’Union africaine, qui a rencontré l’ensemble de la classe politique congolaise. Objectif : « résoudre l’impasse politique dans laquelle est englué le pays en tentant de convaincre les protagonistes de la scène politique et principalement l’opposition, d’accepter l’idée d’une élection en 2018, vu l’échec de la date butoir de la fin de l’année. »

    Pour le quotidien burkinabé, il s’agit là d’un « échec programmé :
    misant tout sur le dialogue, l’UA entend mener et poursuivre les consultations entre le pouvoir et l’opposition sur la base de la promesse faite par la Commission électorale de publier dans les prochains jours un échéancier pour les élections. Quand on connaît la procrastination de cette commission et les légendaires volte-face de Joseph Kabila qui s’était fendu, il y a peu, de la déclaration
    " je n’ai rien promis du tout ", on peut se demander de quels arguments peuvent disposer les médiateurs de l’UA pour ramener à la table des négociations le Rassemblement de l’opposition. (…) L’opposition qui, note encore Le Pays, a appelé à une transition sans Joseph Kabila à la tête de l’Etat à partir de janvier 2018. »

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