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    Le roi Salman à Moscou ou la rencontre des géants pétroliers de la planète

    Le Roi Salman d'Arabie Saoudite (centre) à son arrivée en Russie accueilli par le vice-président russe, Dmitri Rogozine (droite), le 4 octobre 2017. ©REUTERS/Sergei Karpukhin

    Première historique, le roi Salman d'Arabie saoudite est reçu par Vladimir Poutine à Moscou. Les deux géants pétroliers, longtemps rivaux, se rapprochent face à la chute des prix des hydrocarbures.

    Quel est le bon prix du pétrole ? La question sera au cœur de la visite de Salman d'Arabie saoudite à Vladimir Poutine. « Une rencontre exceptionnelle », qui rappelle un peu à Jean-Pierre Favennec, professeur à l'IFP School « le pacte de Roosevelt et du roi Saoud sur le Quincy en 1945, quand les Etats-Unis offrent leur protection à l'Arabie saoudite, qui s'engage à approvisionner le monde en pétrole ».

    Aujourd'hui les Etats-Unis sont largement autosuffisants en hydrocarbures, ils ont fait plonger les prix mondiaux. L'Arabie saoudite est fragilisée autant que la Russie par la chute des cours, politiquement et économiquement.

    Pour accomplir ses réformes la monarchie saoudienne cherche un soutien de poids à l'extérieur, chez le grand rival russe. Si Moscou accepte une solution négociée en Syrie, et ferme les yeux au Yémen, Riyad achètera l'armement russe, financera la société de services parapétroliers russe Eurasia Drilling et elle ouvrira le capital de sa compagnie nationale Saudi Aramco au géant pétrolier national russe Rosneft.

    « La privatisation de Saudi Aramco va se faire avec un nombre limité de grands acteurs, souligne Philippe Sébille-Lopez de Geopolia. Rosneft veut se placer sur le coup. Le géant russe investit tous azimuts au Moyen-Orient, de la Libye à l'Irak, là où les coûts de production du pétrole seront toujours les plus bas. » Et donc où les marges seront toujours les plus élevées.

    Mais pour donner un prix aux réserves de Saudi Aramco, il faut prévoir le prix à moyen et long terme du pétrole. Le niveau des cours est remonté à 57 dollars le baril de Brent, sous l'effet d'un resserrement volontaire de la production des pays de l’OPEP et de pays non-OPEP menés par la Russie.

    « La demande repart également, mais elle se trouve aujourd'hui chez les pays les moins riches, souligne Thierry Bros, chercheur à l'Oxford Institute for Energy Studies. Est-ce qu'ils ont la capacité de payer 50 à 60 dollars le baril, c'est moins sûr ».

    Vladimir Poutine, même s'il appuie la prolongation de l'accord avec l’OPEP au-delà de mars prochain, et même s'il a besoin des financements de Riyad, va négocier âprement sa part du gâteau saoudien.

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