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    A la Une: la rue ne relâche pas la pression au Togo

    Des manifestants à Lomé, au Togo, lors de la mobilisation contre la réforme de la Constitution, le 20 septembre 2017. Anne Cantener/RFI

    « Tout le Togo debout pour exiger l’alternance politique », s’exclame le quotidien Liberté. « La détermination des Togolais reste intacte. Le constat a été fait hier lors des manifestations organisées par l’opposition. Guérin-Kouka, Bafilo, Atakpamé, Anié, Sokodé, Kpalimé, Tchamba, entre autres, ont fait le plein de manifestants. Des centaines de milliers de personnes ont envahi les rues à Lomé pour exiger, comme dans les autres villes, le retour à la Constitution originelle du 14 octobre 1992 et le vote de la diaspora. Ils ont également réclamé le départ du pouvoir de Faure Gnassingbé. »

    Et ce mouvement de protestation devrait se poursuivre aujourd’hui… « Ce jeudi, les Togolais commémorent le soulèvement populaire du 5 octobre 1990. Pour l’opposante Brigitte Adjamagbo-Johnson, présidente du CAP 2015, interrogée par Liberté, le lien entre le 5 octobre 1990 et le 5 octobre 2017 est qu’une lutte a été enclenchée depuis 27 ans et doit être achevée. "Nous avons commencé un travail il y a 27 ans et nous allons l’achever. Nous devons l’achever ce 05 octobre 2017", a-t-elle assuré. »

    Réaction également de ce manifestant, toujours cité par le quotidien togolais : « nous ne voulons qu’une seule chose : la fin de cette dictature cinquantenaire. Cette marche est celle du dernier avertissement parce que nous avons tellement pris notre mal en patience. Malheureusement, Faure Gnassingbé reste autiste aux cris du peuple. Ce qui est sûr, c’est que nous sommes déterminés à conclure cette lutte qui n’a que trop duré. »

    Nouveau souffle ou manque d’oxygène ?

    Le ton se durcit encore sur le portail d’information Ici Lomé: « à voir ces foules immenses qui se déversent dans les rues, de Lomé, la marge de manœuvre du régime RPT/UNIR est des plus minces. Depuis trop longtemps, le Togo vit sous un système où ce sont les gouvernants eux-mêmes qui incarnent la négation de l’État, qui sèment la pagaille, qui bafouent l’éthique du vivre ensemble, qui réfutent sans états d’âme la parole donnée et qui n’hésitent pas, pour parvenir à leurs desseins de siphonage des deniers publics, à recourir aux supplices et aux meurtres. En politique, ça ne se pardonne pas. »

    Autre son de cloche sur le site de la présidence togolaise, où l’on affirme que « l’opposition manque d'oxygène. Au vu de la faible ampleur des manifestations organisées hier mercredi par la coalition de l’opposition, on est en droit de se demander si le retour à la constitution de 1992 est la principale préoccupation des Togolais en ce moment. Quelques milliers de manifestants à Lomé et en province, pas vraiment un franc succès pour l’opposition qui organisera de nouvelles marches jeudi. » Et le site de la présidence de pointer les divisions, selon lui, de l’opposition, partagée entre ceux qui veulent un dialogue avec le président Faure Gnassingbé et ceux qui exigent son départ pur et simple.

    Les anciens démons vont-ils se réveiller ?

    Dans la presse ouest-africaine, on s’inquiète : attention prévient L’Observateur Paalga au Burkina : « pour le moment, les marches togolaises sont plus ou moins pacifiques, si l’on excepte les morts au cours de quelques-unes d’entre elles. Mais si le projet référendaire qui doit permettre à Faure Gnassingbé de se refaire une virginité en 2020 devait définitivement prendre corps, nul doute que le mercure sociopolitique pourrait très rapidement monter, et la situation très rapidement échapper à ceux qui jusque-là sont convaincus de la maîtriser. »

    Wakat Séra s’alarme également : « les anciens démons vont-ils de nouveau se réveiller et s’emparer du Togo pour le conduire au sommet de la bêtise, et le jeter dans les abîmes de l’instabilité chronique, le boulet qui empêche tout envol vers le développement ? (…) Il faut espérer que les Togolais, gouvernement et opposition, sachent raison garder pour éviter d’amener le Togo vers le chaos qui se dessine. »

    Enfin, Le Pays, toujours à Ouaga, relève que des primes importantes ont été récemment attribuées à tous les députés… D’après les autorités, il s’agirait d’un rappel d’indemnités. Mais l’opposition y voit une manœuvre de corruption des élus. Du coup, relève Le Pays, « les parlementaires de l’opposition ont refusé d’avaler ces couleuvres et ont eu l’ingénieuse idée de faire de cet argent indûment perçu, un fonds pour venir en aide aux victimes des manifestations. (…) En tout état de cause, conclut le journal, Faure Gnassingbé devrait voir dans l’échec de cette tentative de soudoyer ses opposants, un signe des temps. Rien ne semble pouvoir arrêter la déferlante et il est encore temps qu’il se mette dans le sens de la marche de l’histoire en écoutant la voix de son peuple. »

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