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    Weinstein ou l’omerta médiatique

    Le célèbre producteur de cinéma Harvey Weinstein à la cérémonie des Oscars 2017, à Hollywood, en Californie. REUTERS/Mike Blake

    La police de New York et de Londres ont ouvert des enquêtes dans l'affaire Weinstein, le producteur accusé d’agressions sexuelles et de viol aux Etats-Unis. La question qui se pose est maintenant de savoir pourquoi les médias se sont tus.

    Cela fait combien ? Quinze, vingt ans qu’on sait et qu’on ne dit rien, qu’on en parle dans le petit milieu du cinéma mais qu’on ne fait rien. C’est ce qui ressort des articles américains consacrés au scandale Weinstein. La douzaine de témoignages réunis par le New York Times et le New Yorker lève le voile sur les pratiques de ce fondateur de Miramax qui vient d’être licencié de son propre studio et qui est à l’origine de 350 nominations aux Oscars.

    Derrière les déviances, les agressions sexuelles, il y a aussi un système qui veut qu’on ferme les yeux sur la façon dont le boss monnaye son influence dans la société du spectacle. Harvey Wenstein avait d’ailleurs tellement d’influence qu’il pouvait empêcher la publication de photos ou d’articles gênants. C’était aussi un gros annonceur de la presse et de la télévision.

    Le premier média où les studios investissent aux Etats-Unis, avec 300 millions de dollars, c’est NBC. Or NBC est aussi la chaîne où travaille Ronan Farrow, ce journaliste, fils de Woody Allen et de Mia Farrow, qui a publié dans le New Yorker les témoignages qui ont permis de faire d’Harvey Weinstein un paria après treize mois d’enquête.

    Malgré des enregistrements, des interviews filmées, sa propre chaîne a refusé de diffuser son enquête. Le Huffington Post a même écrit qu’il avait dû payer de sa poche l’équipe de tournage. Pendant la campagne électorale, NBC avait du reste refusé de diffuser la cassette de Donald Trump sur son comportement sexuel avec les femmes.

    Le New York Times, qui a révélé l’affaire, a aussi eu à s’expliquer. Sharon Waxman, une ancienne du Times qui a fondé The Wrap, a estimé que « le New York Times compte parmi ceux qui ont permis ces agissements ». En 2004, elle racontait l’histoire de Fabrizio Lombardo qui fournissait des femmes à Weinstein. Tous les passages sur les faveurs sexuelles et les contraintes ont été coupés, dit-elle. Ce à quoi le quotidien répond que le dossier n’était pas alors encore assez étayé, avec ses témoignages anonymes, et qu’il n’a cédé à aucune pression.

    Ce qui est sûr, c’est que l’Amérique veut changer d’époque. Après les viols ou agressions perpétrés par l’acteur et producteur Bill Cosby, par deux dirigeants de Fox News, le harcèlement sexuel donne lieu à des campagnes de presse et à des procès. Un chef de studio d’Amazon a été licencié cette semaine pour des propositions sexuelles. Et en France après l’affaire DSK ? Eh bien on n’en est pas là. Le site du Point cite un ex-président de la République qui a mis une main aux fesses d’une journaliste dans les couloirs d’une chaîne. La presse n’en a rien dit.


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