GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 20 Novembre
Mardi 21 Novembre
Mercredi 22 Novembre
Jeudi 23 Novembre
Aujourd'hui
Samedi 25 Novembre
Dimanche 26 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Sénégal: les productions de maïs et d'arachides mises à mal par un champignon

    Des tourteaux d’arachides. L'aflatoxine produite par le champignon est particulièrement cancérigène. RFI/François-Damien Bourgery

    Au Sénégal, les productions d’arachide et de mais sont attaquées chaque année par un champignon. Un champignon qui, s’il n’est pas traité, a des conséquences néfastes autant sur la santé que sur les exportations.

    Ce terrible champignon de la famille des flavus adore la chaleur, l’humidité… L’Afrique est donc un terrain parfait pour son développement où il trouve des champs immenses de maïs et d’arachide. Le problème, c’est qu’il produit de l’aflatoxine, une toxine particulièrement cancérigène. Dans les zones de production où l’arachide se mange à toutes les sauces, les taux de cancer du foie sont supérieurs à la moyenne, et les savoirs des anciens ont été oubliés.

    Quand une arachide est molle et qu’elle a goût de savon, c’est qu’elle est bourrée d’aflatoxine. Dans le temps, la production gâtée était brûlée désormais plus personne ne veut perdre d’argent. Dangereuse pour la santé, l’aflatoxine est aussi la terreur des producteurs. L’Europe a interdit l’exportation des arachides qui contiennent plus de 4 mg de toxine par kilo. Si la Chine et les Etats-Unis ont fixé la norme à 20 mg, les pertes sont considérables lors des années où le champignon est là.

    Comment traiter ce fléau

    Aujourd’hui, seule la science permet de traiter ce fléau. Et pour empêcher un champignon de se développer, on en utilise un autre. Son nom : Aflasafe. Produit au Nigeria et importé depuis 5 ans, l’entreprise Bantaare Service, (« bantaare » signifie « développement » en pular), a décidé de monter sa propre structure de production dans la zone de Kaolack. Objectif : produire 1 300 tonnes d’Aslasafe dès l’an prochain, ce qui permettra de traiter 130 000 hectares de champ au Sénégal, mais aussi en Gambie. Le prix pour les producteurs est de 10 000 francs CFA, soit 15 euros, à l’hectare.

    Un investissement réduit par rapport aux pertes engendrées par l’aflatoxine qui se retrouve aussi dans le lait si le bétail mange des restes de plantes intoxiquées et qui serait, d’après l’institut qui a créé l’aflasafe, a l’origine de plus de 650 millions de dollars de pertes à l’exportation l’an dernier sur le continent africain.


    Sur le même sujet

    • Sénégal / Agriculture et pêche

      Première réunion de l'organisation des pays producteurs de noix de cajou

      En savoir plus

    • Sénégal

      Sénégal: l'octroi de terres à une société privée dénoncé par des paysans

      En savoir plus

    • Afrique: le fonds Helios acquiert les engrais du Français Louis Dreyfus

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.