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    A la Une: la RDC au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

    Chaque année, le 10 décembre, le monde célèbre la Journée des Droits de l’Homme. « La protection et la promotion des droits humains reste au cœur de la mission de l’ONU, chaque jour à travers le monde, » a déclaré le Secrétaire général adjoint des Nations MONUSCO/Abel Kavanagh

    Avalanche de réactions dans les médias du continent après l’élection donc lundi de la RDC au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies. La RDC qui va désormais siéger au sein de ce Conseil pour les trois prochaines années à dater du mois de janvier prochain. Le pays a été élu avec 151 voix sur 193 votants, malgré les contestations de certaines ONG nationales et internationales ainsi que les Etats-Unis.

    Le site d’information congolais 7 sur 7 rapporte l’indignation de certains leaders de la société civile congolaise : «  du n’importe quoi , s’est exclamé Léonie Kandolo, Coordinatrice de l’ONG Protection Enfant Sida. Pour Rostin Manketa, directeur exécutif de la Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme, l’élection de la RDC est 'une mauvaise nouvelle' pour son organisation. 'Une déception', note Jonas Tshiombela de la Nouvelle Société civile congolaise. Pour Bienvenu Matumo du mouvement citoyen Lucha, 'l’entrée de la RDC ne va pas stimuler les autorités à améliorer la situation des droits humains dans le pays'. Enfin, pour l’ONG américaine, Humain Rights Watch, note encore 7 sur 7, l’intégration de la RDC au Conseil des droits de l’homme est un 'affront cinglant aux innombrables victimes des exactions du gouvernement et au travail des activistes congolais'. »

    Déception…

    Alors, comment et pourquoi la RDC a-t-elle été élue à cette instance ? Pour le chercheur américain Jason Stearns, directeur du Groupe d’étude sur le Congo, projet de recherche basé au Centre de coopération internationale de l’Université de New York, interrogé par le site congolais Actualité.CD, « ce n’est pas très étonnant. Cela reflète les dynamiques et les règles au sein du Conseil des droits de l’Homme. Le groupe des pays africains propose quatre pays pour quatre sièges, et habituellement les autres pays ne font qu’approuver. D’ailleurs, la RDC n’a reçu que 151 votes, beaucoup moins que les plus que 180 votes pour les autres trois pays africains (Angola, Nigeria et Sénégal). Donc, tout s’est joué au niveau du groupe des pays africains, et c’est là que le leadership déçoit. »

    Qui plus est, pointe encore Jason Stearns, « dans la charte du Conseil des Droits de l’Homme, il est stipulé que chaque membre sera élu 'en prenant en considération le concours que chaque candidat a apporté à la cause de la promotion et de la défense des droits de l’homme et les engagements qu’il a pris volontairement en la matière'. Si on voit que l’Arabie Saoudite, le Venezuela et le Burundi se trouvent aussi au Conseil, on a vite compris, soupire le chercheur américain, que cette stipulation n’est pas vraiment prise au sérieux. »

    Redorer son blason ?

    Le Potentiel à Kinshasa affiche son incompréhension : « c’est fait. La République démocratique du Congo a été élue au conseil des Droits de l’homme alors que le pays traverse une crise démocratique abyssale, que les violations des droits de l’homme sont innombrables et que Kinshasa a tout fait pour empêcher la venue d’une 'vraie' mission d’enquête des Nations unies sur son territoire à la suite de l’assassinat de deux experts des Nations unies. Une élection qui apporte de l’eau au moulin des Etats-Unis de Donald Trump sur la nécessité de réformer en profondeur cette organisation. Les Etats-Unis qui ont d’ailleurs été parmi les premiers et les plus virulents à réagir à cette élection de la RDC. »

    Pour autant, Le Nouvel Observateur, toujours à Kinshasa, veut croire que « la République démocratique du Congo a là une occasion de redorer son blason terni (…). Cette nouvelle donne, poursuit le quotidien kinois, doit être l’occasion pour les autorités congolaises de montrer leur bonne volonté de décrisper l’environnement politique. A cet effet, elles doivent poser des actes concrets en autorisant les manifestations pacifiques à travers le pays, en libérant les prisonniers politiques et détenus d’opinions et en mettant fin à l’impunité grâce à une justice distributive. Elue membre du Conseil des droits de l’homme (de l’ONU), la République démocratique du Congo n’a donc pas droit à l’erreur. (… ) Car en définitive, conclut Le Nouvel Observateur, la décrispation politique va conduire le pays vers des élections apaisées, libres, crédibles et démocratiques que souhaitent tous les congolais. »

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