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    L’envolée des prix du manganèse rétablit la santé d’Eramet

    Des morceaux de manganèse Wikimédia/Jurii

    Eramet confirme son redressement, grâce à l'envolée des prix du manganèse produit au Gabon. L’entreprise minière et métallurgique française parie désormais sur l'embellie des prix du nickel calédonien, que pourrait permettre les énergies renouvelables.

    L’envolée des prix du manganèse rétablit la santé d'Eramet. Le leader français des aciers spéciaux et des alliages confirme son redressement au troisième trimestre, après un timide retour aux bénéfices l'an dernier. Et c'est le chiffre d'affaires de la branche manganèse en hausse de 39% qui explique ce rétablissement.

    La filiale gabonaise d'Eramet, Comilog, a vendu davantage de ce minerai nécessaire à la fabrication des aciers au carbone, dont la Chine a produit un niveau officiel record cet été, sans pouvoir pour autant fournir l'Europe ou l'Inde, qui ont donc dû faire tourner leurs aciéries, et consommé elles aussi plus de manganèse. Un minerai dont le prix a triplé l'an dernier (à 1 500 dollars la tonne le prix spot américain), faute de stocks en Chine et faute de production minière mondiale suffisante, après des fermetures de sites.

    Eramet voit ainsi récompensés ses investissements dans l'usine gabonaise de transformation du manganèse de Moanda, pourtant décidés au plus dur de la crise des métaux.

    La branche nickel bientôt sauvée par les énergies vertes ?

    Pour retrouver des marges, le groupe minier et métallurgique s'est aussi diversifié dans les sables minéralisés au Sénégal et le recyclage du titane de qualité aéronautique.

    Ce qui a compensé les mauvais résultats de la branche nickel, qui demeure en repli. L'effondrement des prix de ce métal, en surproduction de l’Indonésie aux Philippines, est à l'origine des grandes difficultés d’Eramet. L’an dernier, le groupe français a dû faire appel à l'Etat pour sauver la société Le Nickel (SLN) sa filiale de Nouvelle-Calédonie, le territoire d'outre-mer. Pourtant Eramet ne désespère pas de redresser bientôt sa branche malade.

    Le nickel reste à un niveau de prix faible (11 800 dollars la tonne contre 28 000 dollars en 2011) mais stabilisé, et le groupe entrevoit dans l’essor des énergies renouvelables des signaux très positifs pour la demande future. Construire des éoliennes nécessite beaucoup d’acier inoxydable et donc beaucoup de nickel. Quant aux batteries des futurs véhicules électriques, elles exigent non seulement du lithium, mais aussi du nickel.

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