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    Les grandes écoles françaises s'exportent en Afrique

    Une salle de classe à l'école d'ingénieurs EIGSI à Casablanca, au Maroc. ©eigsica.ma

    Les grandes écoles françaises s’exportent en Afrique. Les écoles de commerce et d’ingénieurs se déploient au Sud en quête de nouveaux marchés. Elles y testent aussi de nouveaux outils pédagogiques. Les universités africaines débordées par l’afflux d’étudiants y trouvent leur compte.

    Il y aujourd’hui 8 millions d’étudiants en Afrique, il y en aura 20 millions en 2030. Les besoins sont énormes et les pays africains ouvrent donc leurs portes aux écoles étrangères. Les grandes écoles françaises ont une carte à jouer. Elles sont ainsi une dizaine à s’être installées au Maroc. Parmi ces écoles L’EIGSI, grande école d’ingénieurs de La Rochelle. Elle vient de fêter ses 11 années d’existence au Maroc. Accueillie à bras ouverts par un pays qui ambitionne de former 15 000 ingénieurs par an.

    Youssef Ben El Mostapha directeur de L’EIGSI
    « C’est un pays en plein essor industriel avec des besoins en cohérence avec notre formation qui touche beaucoup de secteurs d’activités qui se développent au Maroc, comme l’automobile, l’aéronautique, le ferroviaire… »

    Les grandes écoles françaises d’ingénieurs ou de commerce ont bonne réputation à l’étranger. Un savoir-faire qui vaut de l’or pour les pays émergents.

    « La formation française apporte un plus par rapport à la formation africaine, au sens large, notamment cette culture de projet, l’adaptabilité et les nombreux stages en entreprise. Donc le jeune ingénieur, quand il sort de ses études, est pragmatique et opérationnel. Tous ces paramètres vont apporter un plus au jeune ingénieur marocain mais aussi au jeune Africain au sens large. N’oublions que le Maroc souhaite être un "hub" par rapport au Maghreb et aux pays subsahariens. »

    Mais une école d’ingénieurs ou de commerce c’est cher : 5 000 euros par an pour l’EIGSI par exemple. Aussi, certains ont des formules moins couteuses. La Caf, la Compagnie académique de formation, propose dans une dizaine de pays d’Afrique francophone un master de l’Ecole de management de Lyon, en Blended Learning, l’apprentissage mixte. A distance par ordinateur et visioconférence.

    Jean Michel Brissaud directeur de la Caf :
    « Tout ce qui est savoir est à sa disposition sur une plateforme, un genre de bureau virtuel proposé à chaque étudiant et où il va retrouver l’ensemble des savoirs sous forme de différents formats pour lui permettre d’y accéder. Et derrière, il a un outil de vérification d’acquisition de ce savoir avec des tests permettant de contrôler ses connaissances et acquis ».

    Le diplôme délivré est le même qu’à Lyon, il est certifié en France. L’étudiant n’est plus obligé de s’expatrier, ce qui diminue fortement les coûts.

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