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    A la Une: le G5 Sahel et les dollars américains

    G5 Sahel summit, à Bamako,le 2 juillet 2017. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

    « Les lignes commencent à bouger », titre ce matin le quotidien burkinabè Le Pays. « Lentement, mais sûrement, écrit son éditorialiste, la force commune du G5 Sahel est en train de sortir des musettes militaires dans lesquelles elle se trouve depuis plus de deux ans. »

    Preuve en est : la décision (enfin ! diront certains) des Etats de mettre la main à la poche et participer au financement de cette force antiterroriste africaine du G5 Sahel. Longtemps réticents les Américains ont promis de contribuer à hauteur de 60 millions de dollars, 51 millions d’euros. Une aide ponctuelle et bilatérale aux cinq pays contributeurs plutôt que de passer par l'ONU. « Mieux vaut tard que jamais », est tenté de dire l’éditorialiste du Pays. Ainsi, si l’on ajoute ces 51 millions d’euros aux 108 millions déjà débloqués par l’Union européenne, « on peut enfin espérer que la force commune du G5 Sahel prendra corps et forme au grand bonheur des populations. »

    Et le temps presse, tant la menace est grande selon la presse

    « Le Sahel est progressivement en train de tomber sous pavillon jihadiste », écrit ainsi Wakat Sera (autre quotidien burkinabè) dans son édition de mercredi.

    Wakat Sera bien moins enthousiasmé par cette annonce américaine. En dépit des efforts de l’Union européenne, des contributions de la Mauritanie, du Tchad, du Burkina Faso, du Mali, et du Niger, « les pays membre du G5 et la détermination de la France n’arrivent pas à boucler le budget initial de 420 millions d’euros, revu à la baisse pour plus de la moitié », nous rappelle encore Wakat Sera pour qui les dollars américains « crachés au bassinet ne sont qu’une annonce d’aide bilatérale » en dehors du cadre onusien et « n’intervient du reste qu’après la mort, le 4 octobre dernier, de quatre de ses militaires dans une attaque jihadiste au Niger ».

    Une position bizarre résume en somme Wakat Sera, se demandant si finalement Washington n’a pas perdu toute confiance en ces forces placées sous couvert de l’ONU alors que la France, elle souhaite un soutien accru des Nations unies à cette force du G5. Pour le site sénégalais Dakaractu, « Paris est chassé de son pré carré ». « Paris pousse, mais Washington repousse », estime pour sa part l’éditorialiste de Wakat Sera. Paris pour qui au moins aujourd’hui un « verrou idéologique a sauté ». C’est à lire dans le journal Le Monde.

    Les Etats-Unis qui prépareraient une guerre plus large en Afrique de l’Ouest

    « Exposés par le meurtre de quatre de ses soldats, les Etats-Unis, en partenariat avec leurs homologues européens, la France et l’Allemagne, prépareraient une guerre beaucoup plus large », affirme le site Malijet.

    Carte à l’appui, l'article nous explique qu’avec l’expansion de ses opérations militaires à travers l’Afrique de l’Ouest ces dernières années, Washington cherche en réalité à exercer un contrôle géopolitique complet sur la région. Non sans intérêts financiers, bien entendu. « Les gisements importants de minerais tels que l’uranium, le fer, l’or et les diamants, ainsi que de vastes réserves de pétrole et de gaz sont le vrai fondement des prérogatives stratégiques des forces militaires américaines et françaises dispersées dans la région », assure Malijet. La création de bases militaires dans la région correspond aux placements des opérations minières, des installations d’extraction pétrolière et des oléoducs, ce qui démontre, poursuit le papier, « que leur rôle est d’exercer un contrôle territorial sur ces ressources stratégiques ». Ce « qui risque de déclencher une guerre régionale beaucoup plus large », conclut Malijet.

    Les suites de la présidentielle kényane toujours à la Une ce matin

    La coalition de l’opposition, la Nasa ne reconnaîtra pas la réélection du président Uhuru Kenyatta. Son leader Raila Odinga l’a affirmé hier dans un premier discours post scrutin annonçant aussi la formation d'une assemblée populaire et une prochaine campagne de résistance et de désobéissance civile. Le détail est à retrouver dans le quotidien kényan Daily Nation.

    « Jusqu’où ira "cette résistance pacifique" ? », se demande le journal Aujourd’hui au Faso qui ne manque pas de critiquer la position de Raila Odinga dans ce scrutin : « Il est indécent de vouloir voler dans un plat posé devant autrui alors qu’on l’a négligé lorsqu’il était sous son nez », écrit Ahmed Bambara en référence à la stratégie de boycott de l’opposant. « Inopérante », estime l’éditorialiste burkinabè et « le même qualificatif risque de s’appliquer au mot d’ordre qu’il a lancé à ses partisans ».

    La résistance pacifique, d’accord. Mais pour quel objectif ? combien de temps ses militants accepteront-ils d’offrir leur dos aux matraques des policiers et aux balles meurtrières des forces de sécurité sans états d’âme ?, se demande-t-il avant de conclure : « L’opposant devrait chercher à s’aménager une porte de sortie honorable, s’il ne veut pas se faire huer », invitant ainsi les deux parties au dialogue.

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